Je sais que c'est bizarre mais je crois que je t'aime et que je te déteste à la fois. Je sais pas comment je m'y suis pris, mais c'est bel et bien ce que je ressens. Je vais tenter de t'expliquer ça.
Je te déteste parce que t'as toujours tout fait mieux que moi. C'est toujours toi qui arrive à trouver le meilleur dans chaque domaine, qui a les meilleurs notes, qui a les meilleurs conseils, qui réussit mieux les choses. Et ça m'énerve. Ça m'énerve parce que j'ai juste envie d'être le meilleur, de faire découvrir des choses aux gens. Mais ça marche jamais. Jamais.
Évidemment que je suis meilleur que toi a quelques endroits, ce sont les endroits où tu ne t'es jamais aventuré. Mais même là, y'a toujours plus parfait. Et j'entends des voix dans ma tête qui me disent que je fais de la merde, et ça m'énerve. Parce que même quand je me donne à fond, on me surpasse, partout. Au final c'est peut-être pas toi que je déteste, juste les gens qui font mieux que moi. Parce que je suis putain d'égocentrique, ma lapine, et pourtant tu le sais pas.
Je t'aime parce que dès les premiers instants on ne s'arrêtait plus de parler, et je ne sais pas pour toi mais j'avais passé un bon moment. Et on a recommencé. Et encore. Et c'était génial. Donc évidemment quand je me suis rendu compte de mes sentiments, j'ai eu peur. Donc j'ai foiré. Au final on a quand même recommencé à parler, quelques mois après.
Quand j'croyais que tout était perdu, que j'avais bien perdu mes sentiments, t'es venu me voir en mode « welp moi aussi je t'aime ». Alors j'ai pas voulu te blesser et je t'ai dis que je t'aimais aussi. Ou alors c'était pour pas me blesser. Je ne savais plus si je t'aimais réellement, ou si je me mentais. Mais pour moi la situation allait s'arranger. Donc j'ai continué à me mentir. J'ai quand même été un gros connard. J'ai juste profité de toi, je t'ai volé ton premier baiser. Mais au fur et à mesure, je me suis rendu compte que je m'étais attaché à toi. Que je ne pouvais plus me passer de toi. Que sans toi je suis juste une coquille vide. Et c'est ce que je suis aujourd'hui, là, si loin de toi. Je rêve de te voir. De te prendre dans mes bras, de t'embrasser. Je t'aime.
Je ne sais pas si j'ai été assez clair. Je ne sais même pas si tu veux encore de moi. De toute manière je n'ai pas le courage de le dire à haute voix. Désolé, j'ai toujours été comme ça. Une flipette, un connard, quelqu'un de prétentieux. Mais la seule chose dont je suis sûr a propos de toi c'est que je t'aime. Et je veux te remercier pour tout. Pour toi. T'es toujours avec moi, et pourtant même quand je fais de la merde tu me soutiens. Et tu m'aimes.
Alors merci.
