Quand on est enfant, on pose parfois, par hasard, les questions les plus pertinentes qui puissent être. Puisque nous ne faisons pas encore partie de la vie active en société, nous pouvons nous poser des questions qui ne viendraient même pas en tête aux adultes. Bien sûr, le plus important, c'est de savoir lesquelles étaient bel et bien pertinentes en grandissant. Ce n'est pas d'y répondre. Nous devons juste nous poser les bonnes questions.
Tout comme je ne comprenais pas – et je sais ne pas avoir été le seul – qu'on ne crée pas tout simplement plus d'argent quand il en manque. Puisque l'homme crée sa monnaie, comment peut-il en manquer alors qu'il a tout le matériel nécessaire pour en faire ? Cependant, en grandissant, malgré la pertinence de cette question, j'ai vite compris que cet argent représentait une quantité de travail, ou la rareté d'un objet. En effet, si un pêcheur vous propose de vous acheter une magnifique pierre que vous n'avez trouvé qu'en un seul exemplaire de toute votre vie, et que personne autour de vous ne possède, même si elle est inutile, vous demanderez plus d'un poisson en échange... Parce que vous pourriez obtenir ce poisson en une quantité de travail ridicule par rapport à ce que vous perdez, sans doute pour toujours. Ainsi, la rareté et la quantité de travail donnent leur valeur aux objets – et non le prix. Le prix est encore différent. Le prix est tiré de la valeur, mais puisque le but du vendeur et de tirer un maximum de profit, il n'est pas rare, dans notre société, de voir le prix être bien au-delà de la valeur de l'objet. On peut simplement imiter le phénomène naturel de rareté, en vendant des « éditions limitées ». Or, l'objet pourrait être reproduit bien plus que ça, et on pourrait penser que c'est un désavantage puisque leur objectif est de vendre le plus d'exemplaires possibles. Et bien oui, mais au prix le plus élevé également. Et pour cela, ils doivent simplement répondre à un problème d'optimisation. Savoir qu'il est plus avantageux de vendre 1000 objets à 1€ de bénéfice (1000€) que vendre 100 objets à 5€ de bénéfice (500€). L'optimal se trouve souvent entre les deux, mettons 500 objets à 3,50€ de bénéfice (1750€). Il y a 50% de vente en moins que dans le 1er cas, mais les bénéfices s'élèvent à 175%. Le but n'est pas de faire plaisir au plus grand nombre de personnes, mais bien de faire le plus grand bénéfice.
Ainsi, j'ai compris rapidement, en comprenant l'économie dans laquelle nous vivons, pourquoi on ne pouvait pas simplement créer plus de billets lorsqu'on est en crise. Je savais, enfant, qu'il y avait une explication, et que je n'allais pas résoudre les problèmes de crise grâce à cette question, mais elle était pertinente pour les réponses qu'elle amenait. C'est aussi grâce à cette question que j'ai compris l'économie.
Cependant, il n'y a pas que des questions aussi simples. Une grande question que je me posais reste irrésolue aujourd'hui. Je me pose encore cette question, voilà pourquoi j'écris ceci. Je voudrais vous la poser en même temps. Cette question m'est apparue dès que j'ai entendu parler de la guerre, et plus précisément, des traités de paix de la guerre. Cette question, je me suis la suis rappelé très récemment, alors qu'on me parlait d'une guerre. Je n'ai jamais réussi à comprendre, en vu de toutes les violences de la guerre où l'objectif est de faire le plus de victimes, où on parle de vies humaines prises pour un but, comment une simple signature, pouvait tout arrêter ? Comment une chose telle que le meurtre peut-elle être stoppée par un papier ? Et je me mets à la place de ces rois, ces dictateurs, ces empereurs : pourquoi ne se rendait-il pas à chaque fois ?? Je n'arrive pas à concevoir que le simple fait de dire à l'ennemi, « je n'ai pas envie de me battre », suffise à arrêter une guerre sanglante, qui mettrait fin à des milliers, parfois des millions de vies, et pourtant, ils ne se rendaient pas. Je n'appelle pas ça de la bravoure, ou du courage. Le courage ne s'arrête pas devant un traité de paix. La réalité, c'est que la guerre ressemble à un jeu, et c'est désolant. Des enfants qui jouent. La guerre s'arrête dès qu'un des camps ne veut plus se battre (ce n'est pas le cas pour le massacre, où aucun traité de paix de pourrait entrer en vigueur). Il suffit qu'un des deux camps ne veule plus faire couler plus de sang pour que tout s'arrête. La guerre est le propre de l'homme. On met sous contrat des choses qui inclut que l'on s'autorise des atrocités.
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Mes réflexions
Non-FictionLa société, mais avant tout les individus qui la constituent, l'amour, la famille, la haine, la guerre,... Qui sommes-nous vraiment ? A quoi rime tout ce que nous faisons ? Qui sont les personnes qui nous entourent ? Qui suis-je dans ce groupe ? Dan...
