Quand vous vous promenez dans le Grand Casablanca, cela peut être pour aller faire des courses, ou parce que vous voulez aller voir une exposition, ou une quelconque manifestation culturelle. Néanmoins, le plus souvent, nous retiendrons qu'une balade dans les rues de Casablanca se fait rarement par plaisir : ce plaisir que nous pouvons éprouver de marcher calmement, en ville, simplement de flâner pour oublier la journée. Car Casablanca, c'est avant tout une mégapole dans laquelle on travaille. Trajet à pied, boulot, dodo.
Ce n'est pas fondamentalement un lieu de villégiature, et seule une poignée de privilégiés parvient à faire des escapades tous les weekends à Marrakech ou dans d'autres villes voisines. De ce fait, ils échappent à la pollution, aux klaxons et autres désagréments urbains. Mais pour nous, commun des mortels, qui restons à Casablanca tout le trimestre - voire plus -, ce sera une gymnastique que de pouvoir sortir et rester un tant soit peu serein. Je ne m'étendrai pas ici sur la condition féminine au Maroc ni sur la place de la femme dans la rue mais laissez-moi simplement vous dire que je ne sors jamais seule.
Bref, partons du postulat que nous avons à faire en ville, pour quelque raison que ce soit. Sortir de l'appartement, odeur de grillé, odeur du lundi matin. Ce qui brûle on sait pas, peut être un petit feu, c'est habituel, mais ce qui brûle c'est pas des feuilles ça c'est sûr.
KAMU SEDANG MEMBACA
L'Ornithorynque libéré
NonfiksiRéquisitoire contre la société. Y a un espoir de changer. Les ornithorynques ont la peau dure, mais n'en faites pas trop quand même.
