Chapitre 1

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Bonjour, je m'appelle Lois et j'ai 15ans. Je suis née à Auxerre en Bourgogne le 4 décembre. Dans un mois je vais entrer en seconde dans un lycée à quelques minutes de chez moi
J'ai décidé d'écrire dans se journal pour me libérer. Je suis le genre de fille qui ne parle pas et qui est très réservée mais qui peut raconter ses plus profond secrets et plus profondes douleurs à l'écrit. On peut dire que depuis ma naissance j'ai eu une vie assez mouvementée.
A ma naissance je ne respirais pas et je suis resté sous respirateur pendant plusieurs semaines, à mes 4ans ma cousine est décédée à la naissance je ne l'ai donc jamais connue. Puis il y a deux ans un événement tragique a changé ma vie. Je partais en vacances en Espagne avec ma famille et mon père voulait prendre la voiture car l'avion coûtait trop cher. Sur l'autoroute un camion nous a percuté en plein fouet ce qui a coûté la vie à mon cher et tendre père.
J'ai essayé de tenir, de garder le sourire pour rester auprès de ma maman et ma soeur, je ne voulais pas qu'elles tombent dans une dépression. A trois on s'est beaucoup soutenues ce qui nous a énormément rapproché et aujourd'hui nous sommes extrêmement soudées
Mon année de troisième a été tout aussi compliqué, je suis entrée dans un nouveau collège, je ne connaissais personne. Au début tout ce passai bien, je ne parlais pas beaucoup mais vu que je suis tout le temps comme ça rien d'anormal. Les jours passaient et je ne parlais a personne car ce n'était pas du tout mon style de fréquentation mais eux ne me parlais pas non plus. Je n'ai jamais aimé travailler et j'ai toujours eu des notes autour de douze de moyenne général ce qui n'est pas non plus catastrophique. Les semaines commencent à défiler et toujours aucune différence. Inquiet mon professeur d'anglais me garde en fin de cours et me demande si je vais bien car il me voit souvent toute seule. Je lui répond que je viens de déménager et que les amitiés vont bien finir par arriver avec un petit rire même si je savais au fond de moi que cette année allait être longue.
J'ai commencé à me sentir un peu triste, les matins je me forçais à me lever et me trainait presque pour aller a l'école.
Et puis de plus en plus de professeurs voyaient bien que je n'allais pas si bien que ça. Parfois ils me demandai comment j'allais et j'ai commencé à mentir. A dire oui avec un grand sourire pour le pas les inquiéter. Je me souviens c'était un lundi on était en sport, la pire des matières pour moi et en plus mon professeur aime faire des groupes et je suis toujours celle qui comble les vides pour que les équipes soit égales. Et c'est là que les gens on commence a rire en me voyant seule. A me prendre presque pour une fille muette parce que e n'ouvrais jamais la bouche. L'heure d'après mon prof d'histoire m'a interrogé et je suis descendu de mon petit nuage, je n'avais pas écouté et je ne savais même pas la question qu'il venait de me poser. J'avais honte alors j'ai commencé à rougir et a avoir les larmes monter, la classe était morte de rire parce que je pleure au lieu de parler, parce que pour eux je suis une « tapette » parce que je n'ose jamais parler.
Et puis un jour en pleine récréation je m'étais calée contre le mur à côté de la porte à attendre que la sonnerie retentisse pour retourner travailler. Si par hasard quelqu'un me cherchait il pouvait savoir où j'étais car c'était ma routine. Je lisais un livre dont je ne me souviens pas du nom, j'ai lu trop de livres. J'ai commencé à ressentir une sensation étrange au niveau de mon cœur, j'avais l'impression d'être poignardée et d'un coup je suis tombé au sol tellement que la douleur était insupportable. Alors là pour la première fois tout le monde étaient gentils avec moi, la colère m'a donné quelques forces pour me relever et partir à l'infirmerie. J'ai a peine eu le temps de franchir la porte que je suis de nouveau tombée dans les pommes.
Je me suis réveillée un peu avant l'arrivée des sapeurs-pompiers. Je n'allais pas bien mais assez pour savoir que j'allais retourner dans le véhicule des pompiers. La dernière que j'étais la dedant c'était le jour de l'accident. Contrairement à ce qu'on peut penser je n'ai pas pleuré non mais j'ai eu une sorte de révélation. J'avais envie de devenir pompier. Peu avant de retomber inconsciente j'ai versé une larme.
Je ne sais pas ce qu'elle signifiait, si c'était une larme de tristesse pour mon père, de colère à cause des idiots qui d'un coups avaient fait comme si j'étais leur meilleure amie ou alors une larme de détermination car je savais que si mon père avait su que je voulais devenir pompier il aurait été si fier de moi. Ça y est je me réveille, je suis sur le brancard à l'entrée de l'hôpital. Avant que les pompiers me dépose et repartent faire leur travail je prend une grande inspiration et chuchote «merci » c'est le premier mot que j'ai dit depuis ce matin, il est 16 heures.
Une trentaine de minutes plus tard j'allais un peu mieux j'etait toujours très fatiguée mais j'allais mieu. J'ai vu ma maman arriver paniquée. Je la rassure en lui disant que je n'avais pas très bien dormi et que ça devait être la fatigue. J'ai déjà passé un électrocardiogramme avan son arrivée. Un médecin arrive peu après et m'annonce que j'ai un problème cardiaque. Je fais de la tachycardie, pour faire simple mon cœur va parfois trop vite et beaucoup plus rapidement que la norme ce qui finit souvent par un malaise ou une perte de connaissance. Sur le moment je ne vais pas vous cacher que j'avais très peur de la suite mais sans plus, je me disais que c'était un simple petit problème. Les médecins ont décidé de me poser un holter, c'est un appareil qui est sur moi et qui enregistre mon cœurs pendant plusieurs jours. Le seul problème c'est qu'il faisait encore chaud et que je ne pouvais pas me cacher sous des pulls.
Donc le lendemain je retourne en cours avec la même envie que d'habitude c'est à dire une envie en dessous de zéro.
Ça y est je suis devant le collège et tout le monde me regarde un peu bizarrement. J'avais qu'une seule envie c'était de partir en courant parce que j'entendais les rires de mes camarades avec des petites voix comme « en plus d'être muette elle est malade » Si vous saviez comme à cet âge les gens sont si immatures. Après plus de trente fois la même question venant de mes professeurs, des surveillants, vient le moment de partir, j'ai fini ma journée. C'est le moment où je marche le plus vite possible, je fuis cette école et je suis toujours perturbée par le fait d'avoir des problèmes au cœur mais bon je n'ai pas vraiment le choix.
Une semaine plus tard je prépare mon sac de cours puis je remarque un morceau de papier en boule scotché sur mon sac, je l'ouvre et je vois marqué « va mourir de toute façon t'es foutue » et là c'était le mot de trop de trop je m'effondre et verse des tonnes de larmes, je réfléchi à si j'en parle ou pas à ma maman ou pas mais au final je décide de ne pas lui en parler. Après tout la personne ou le groupe de personne qui a écrit ça son seul but est de le faire souffrir alors je sèche mes larmes et je vais dans le salon rejoindre ma famille.
J'ai les yeux gonflés, ma soeur me demande si j'ai pleuré et j'ai juste répondu que je venais de finir un film qui était triste. Je n'ai pas dormi de la nuit et le matin avant de partir je stress énormément. A 10 heures j'avais un contrôle de mathématiques et je n'avais pas ouvert mon livre de la soirée.
Une fois le sujet donné on avait 1h30 pour le faire. Au bout de quelques minutes j'ai senti mon cœur battre très très vite mais je n'ai rien dit et fait comme si tout allait bien je savais que ça allait passer. Une heure après je n'étais toujours pas bien alors j'ai discrètement demandé à la prof si je pouvais aller à l'infirmerie. Sans savoir que je n'aimais personne dans ma classe elle a demandé bien fort si je voulais que quelqu'un m'accompagne.
Paniquée j'ai dit non et je suis partie très vite de la salle sans même dire au revoir à la prof. L'infirmière a appelé ma maman et elle est venue me chercher, en rentrant chez moi je me suis très vite endormie j'étais très fatiguée. Dans la soirée j'ai reçu une notification Instagram, quelqu'un m'avait un message en disant « alors maintenant tu sèche les cours en faisant semblant d'être malade ? » j'ai aussitôt effacé le message avant que ma maman le voit. Elle me demande en rigolant si c'était mon amoureuse qui me parlais et sans réfléchir j'ai dit que c'était une amie à moi, mais je ne sais pas vraiment si elle m'a cru, je n'avais pas un si beau sourire. Le lendemain je n'avais vraiment pas envie d'aller en cours alors j'ai dit que j'étais encore trop fatigué par rapport à hier alors je ne suis pas allée au collège de la journée. Bon je sais que je ne peux pas rater les cours éternellement alors je prend mon courage à et je pars de la maison après trois jours d'absence. Je sais que je doit y aller sinon on va encore plus m'insulter parce que je n'ai pas le courage d'aller à l'école. Pour aujourd'hui on devait faire un exposé je l'ai fait en meme pas cinq minutes ce qu'on pourrait considérer comme pas fait vu que j'ai fais du copier coller.
Arrivé à mon tour je regarde le prof dans les yeux avec les larmes aux yeux, d'habitude je ne pleure jamais devant quelqu'un, j'arrive toujours à me contrôler avant d'être toute seule et de craquer mais là je n'ai pas réussi. Mon prof a bien compris que je n'allais pas bien et il a enchainé par dire « Jules vu que tu rigoles passe donc au tableau » Je sais qu'il a fait ça pour que personne ne le voit en train de pleurer même si je sais que tout le monde m'a déjà vu ça partait vraiment d'une bonne intention.
Jules passe au tableau, je n'ose même pas le regarder dans les yeux tellement qu'il me fait peur. Quelques secondes après qu'il ai commencé je me rend compte qu'il parle du harcèlement scolaire, il fait un exposé en disant que ce n'est vraiment pas bien d'insulter ses camarades et que ça peut faire beaucoup de mal à la personne. Ça peut même la pousser au sucide. Non mais quelle bonne blague sérieusement, Jules LE Jules qui tout les matins me fait une remarque, qui me pousse dans les couloirs, qui m'insulte de tous les noms, je n'y crois pas, il a osé faire un expose sur ca et il allait même être fier de dire que si lui un jour il voit quelqu'un victime de harcèlement il ne parlerai immédiatement.
La sonnerie retentit, je m'empresse de ranger mes affaires pour partir avant que le prof me pose des questions sur le faite que je pleurai. Je n'ai pas été assez rapide il me stop net et me demande où je vais parce que je dois lui parler.
Hors de question que je lui dise la vrai raison, il va prévenir le principal, ça va faire un scandal dans tous le collège et empirer les choses. La seule excuse que j'ai trouvé est dire que mon chat venait de mourir et qu'il comptait beaucoup pour moi. Il m'a cru sur parole et a commencé à me raconter son histoire que quand il était jeune il avait voulu jouter avec son chat et qu'il l'avait tondu pour lui faire une crinière de lion. Sans m'en empêcher je lache un petit rire. Ça fait bien longtemps que je n'ai pas rit devant une personne autre que ma famille. La journée continue comme d'habitude, aux récréations je me met à côté de la fameuse porte et mis un autre livre, dans ma vie je crois que je n'ai jamais autant lu. Je rentre chez moi et maman a l'air en colère, je lui demande ce qu'il y a et j'apprends que mon professeur principal a appelé à maman parce que mes notes sont en chutes. J'ai paniqué je ne savais pas quoi dire et avant de trouver les mots je réfléchissais et j'ai dit que j'étais juste fatigué en ce moment mais que ça allait
Je suis repartie dans ma chambre et au fond de moi je sais qu'elle se doute de quelque chose, je ne cache jamais rien mais là c'est plus fort que moi je ne peux rien dire, je sais que je vais faire souffrir et c'est la dernière chose que je souhaite dans ma vie.
Je doit absolument tenir bon, il ne reste que trois jours avant les vacances je vais pouvoir souffler un bon coups et me reposer

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⏰ Last updated: Jun 17, 2019 ⏰

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