Vengeance personnelle

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Dans la gare, les quelques jeunes présents avaient dû nous prendre pour quatre amis qui revenaient de la salle de sport avec leur sacs. Il était 23h30 et notre destination ne se trouvait qu'à quelques rues. Nous avions le temps. À minuit tapante, Héléna, la petite sœur devait venir nous ouvrir en pensant que c'était Raph derrière la porte. Un silence digne d'un cortège funéraire accompagnait notre ascension des rues. Personne n'était heureux d'être ici.

23h58, nous avions traînés et nous dépêchions de nous préparer. Corentin avait prit son masque à gaz, Bastien un masque de clown et Tommy une cagoule. J'avais tenu à faire simple avec une casquette, des lunettes teintées et un cache-nez. Corentin et moi avions également amenés des répliques d'armes pour chacun.

Minuit pile, l'alarme de la montre de Bastien nous fit sursauter. C'est seulement à minuit trois que la lumière du couloir s'alluma. On entendit la porte se déverrouiller et Héléna apparue en dentelle noire dans la commissure de la porte. Tommy et Bastien se ruèrent sur elle selon le plan. Elle se retrouva bâillonnée et attachée avant d'avoir pu crier.

Nous montions à deux sans faire de bruit, Bastien et Tommy restants en bas pour surveiller Héléna. Je rentrais avec Corentin dans la chambre et l'on vît immédiatement la lumière dégagée par le téléphone de la grande sœur d'Héléna. Il était habituel qu'elle traîne tard sur son téléphone. Les gens ne changent pas.

La simple vue de nos "armes" la fit se taire et ranger son téléphone dans une peur palpable. Corentin la tenait en joue pendant que je la bâillonnais et l'attachais au lit. Une fois ce travail fini je demandais à mon associé de sortir de la pièce.

Je me retrouvais enfin seul face à elle. J'étais de dos lorsque je commençais à enlever ce qui masquait mon visage. Je me retournais lentement et dis :

- C'est drôle quand on y pense.

J'avais le sourire aux lèvres. J'avais espéré ce moment depuis si longtemps. Je savais qu'elle dormait nue et j'avais déjà vu son corps par des photos qu'elle m'avait envoyée quand tout allait encore bien. Je n'étais pas là pour ça. Je pris le couteau qu'elle m'avait offert deux ans auparavant. Je posa la lame sur son bras et commença à appuyer jusqu'à entailler la peau. Je procédais de la manière qu'elle m'avait elle même décrite quand je lui avais demandé comment elle m'aurait tué. 

Entailler doucement le dessus sans abîmer l'intérieur. Il était temps qu'elle paye pour tout. Je la torturais encore quelques minutes avant de me décider. Je pris le couteau et l'enfonça fermement au dessus du sein, dans le cœur. Parce que c'était bien le cœur qui m'avait amené ici. Enfin, mon cœur et son esprit narcissique et cruel. Je sorti de la pièce après avoir placé un tendre baisé sur ses lèvres afin de goûter à son dernier souffle de vie.

SociopatheWhere stories live. Discover now