Tu as déjà eu l'impression que tout était une grosse blague ? Que tout ce passait de manière complètement débile ?
Écoute, j'ai rarement l'habitude de parler de ma vie, mais toi, lecteur, tu ne me connais pas, alors je me le permet.
Hier ma vie n'était pas parfaite mais j'arrivais à sourire et à me dire que rien ne pouvait m'abattre. Je passais une journée merveilleuse avec lui. On riait comme deux gamins. On en avait rien à foutre de rien.
Vraiment, la journée était partie pour être parfaite. Mais je ne sais ce qui a pu se passer. D'un coup, comme ça, une heure avant la fin de cette journée parfaite, plus rien. Tout c'est arrêté.
Il est devenu froid, distant... plus de calin, plus de bisous, plus de sourire, plus d'affection, même pas un regard...
Il osait me dire "je vais bien", alors que dans ses yeux il manquerait cette lueur de joie qu'il possédait au début de la journée.
Il me mentait, droit dans les yeux. Il osait me regarder en me mentant ouvertement. Il savait que je savais.
Puis nous nous sommes rendu vers la gare. Mon train allait arriver et je voulais savoir. Je voulais qu'il aille bien. Alors j'ai insisté. Et j'ai su. J'ai su qu'il n'était plus heureux. Pas à cause de moi, enfin pas complètement, mais il ne ressentait plus rien. Seulement du vide en lui. J'aurais voulu pouvoir le serrer dans mes bras mais il n'en avait pas envie. Alors c'est en larme que je suis montée dans mon train. Et c'est un message qui m'a fais comprendre que j'avais perdu celui qui faisait vibrer mon cœur.
Il avait décidé de m'abandonner.
Alors maintenant je pleure et j'attend la nuit. J'attend la nuit pour enfin partir. Partir dans faire de bruit. Sans alerter les autres. Prendre ce qui est nécessaire pour ne plus me réveiller.
Il avait réussi à me faire oublier ce qui n'allait pas dans ma vie, puis plus rien. Il m'a tout renvoyer en plus énorme encore.
Je l'aime, alors je le laisse s'en aller. Je m'en vais aussi, si ça peut contribuer à son bonheur alors je n'hésite pas. Plus jamais je ne reviendrais.
Pardon, papa, maman, les filles, les garçons, pardon. Vous ne comprendrez pas mon geste je pense, mais je n'en pouvais plus et ce fut le truc de trop.
