Je me réveilla alors, avec un mal de crâne atroce. Ce mal de crâne me rappelais ceux des gueules de bois. Je pensais que ce n'était que ça, qu'une simple gueule de bois. Mais je me trompais tellement. J'en suis certain, je ne suis PAS dans un lendemain de soirée. Ou alors, pas dans un simple lendemain de soirée normale.
Au premier abord, je devais être dans une chambre. Elle doit m'appartenir, je pense. Je ne sais pas trop, à vrai dire. Parce que la pièce est plongée dans le noir le plus total. Mais je suis certain d'être sur un lit. J'en suis sûr. La chose sur laquelle je suis allongé est bien trop molle et agréable, pour que ce soit autre chose qu'un lit. L'odeur de la pièce puait le renfermé. La pièce pue, on dirait que l'odeur voulait me tuer. En effet, elle est oppressante, bien trop présente. Elle m'étouffait, me prenais dans ses bras infectes pour m'enlacer, en me serrant si fort que je pense mourir, à tout instant. Mais heureusement pour moi, une sorte de courant d'air frais se dégage d'une de ce que j'imagine être une fissure, une petite brèche dans la paroi du mur qui m'apporte aimablement un air respirable. Je me redresse alors, parce que rester allongé était quelque chose d'étrangement fatiguant. A vrai dire, j'avais un peu peur de me rendormir. Je n'étais pas sûr d'où j'étais. Et l'idée de m'endormir ici, dans cette pièce que je ne connaissais pas. Du moins, peut-être pas.
Alors que jusqu'ici, la pièce était plongé dans un silence parfait, à moins que, si je tendais l'oreille, j'aurais pu entendre mon coeur battre, et mon sang courir dans mes veines, à une vitesse effréné, un long craquement, causé par les lattes qui soutenait le matelas du lit, vint briser, l'espace d'un instant qui me parût interminable, le silence omniprésent. J'avais même sursauté, en entendant ce bruit sourd, que j'avais provoqué. Le lit était-il si vieux que ça ? Visiblement, oui. Je m'étais alors totalement arrêté de bouger, pour voir si, par hasard, je n'avais pas réveillé quelqu'un, ou que cela n'avait pas alerté quelqu'un. Mais, dans les premières minutes, rien. Le calme retomba, ma lourde respiration se fit alors entendre de nouveau, sans aucun autre bruit que celle-ci. J'avais donc décidé de sortir de ce vieux lit, posant, dans un calme et une lenteur que je ne me pensais pas capable d'atteindre, mes pieds sur le sol de la pièce sombre. Je fus surpris de sentir que mes bottes n'avaient pas été retirés. Alors, après avoir soupiré, comme pour me donner du courage, ou en chercher, dans les tréfonds de mon corps , je me leva, dans un geste uniforme et assez rapide. Contrairement à ce que j'avais pensé, le planché n'avait pas craqué. Au contraire même, tout était resté dans un profond silence. Profond silence entrecoupé de ma respiration. Ma respiration, par ailleurs, se faisait de plus en plus lourde et pesante, alors que mes yeux n'arrivaient pas à s'habituer à l'obscurité de la chambre.
J'avançais donc doucement, passant un pied devant l'autre, dans une délicatesse qui, d'ordinaire, n'aurait pas dû être mienne. Je ne voulais juste plus faire de bruit, j'en avais peur. C'était limite si, faire du bruit, causerait immédiatement ma mort dans mon esprit. Alors, j'arriva enfin devant ce qu'il me semblait être un mur, je l'avais touché de mes mains. Mes doigts avaient touchés quelque chose, qui n'était pas de la brique, ou du béton... C'était plus... Un liquide, quelque chose de visqueux, un peu. Je pensais savoir ce que s'était mais... Tout mon être semblait implorer pour que ce ne soit pas ce à quoi je pense. Je recula un peu, avant de faire demi-tour. Après avoir inspecté ce mur, il me parût évidant que l'interrupteur ne se trouvait pas sur ce mur. Enfin, si toute fois, il y avait un interrupteur dans cette pièce, qui mine de rien, était plutôt grande. Après quelques longues secondes, ou après une petite minute, je ne sais pas, mes sens sont confus, dans cet endroit. Donc, après avoir avancé pendant ce temps que je n'arrive pas à définir, je me retrouva face à une porte. Enfin, ce que je pense être une porte, parce qu'avec cette pénombre, je ne vois rien, je peux juste tenter de deviner, imaginer, mais la certitude n'a plus sa place dans ce domaine des ombres, cet endroit dans lequel je n'aurais jamais voulu me trouver, mais pourtant, dans lequel je suis actuellement, à la recherche d'une quelconque source de lumière, pour qu'enfin, je puisse discerner le vrai du faux, la théorie que mon cerveau à inventer pour me rassurer, et la réalité soit terrifiante, soit rassurante de l'endroit dans lequel je me trouve. Mais, vu ce que j'ai touché sur le mur, je pense que la deuxième option est la moins réelle. Ma main, qui tremblait un peu, s'approcha de ce que j'avais perçu comme un interrupteur, ce petit bouton qui enfin, va m'offrir une vision de la pièce dans laquelle je me trouve. Mon doigt s'approcha du haut de ce petit bouton, et, alors que je commençais à appuyer dessus, une question me vint à l'esprit : En ai-je vraiment envie ? Ai-je vraiment envie de savoir ce que l'obscurité cachait à mes yeux ? Sûrement pas. Mais la curiosité m'étais monté à la tête, je voulais connaître le fin mot de l'histoire, savoir quel était le mot, qu'il y a avait écrit sur ce mur.
Alors, d'un geste sûr de moi, j'enfonça ce bouton, et la lumière fut. Doucement, je vis la porte en face de moi, elle était dans un sale état, alors qu'à quelques endroits, les vestiges de sa peinture blanche se montrent encore, le bois était bien plus présent que cette peinture. Cela donnait une nette idée du reste. En effet, les murs autour était grossièrement pareil, leur couleur d'origine avaient reprit le dessus, au grand malheur de la peinture blanche. Je pris alors le peu de courage que j'avais, et me retourna, vers le mur qui avait piqué ma curiosité. Et, là, je me figea sous la peur. Le liquide visqueux n'était autre que du sang, il y en avait énormément, pour ne pas dire partout. Le mur en face de moi était donc en sang. Ce sang formait une petite phrase, aux lettres coulantes. Une odeur peu agréable se dégageait à cause de ce mur, l'odeur de tout à l'heure. Elle me prenait aux tripes, moi qui n'étais absolument pas habitué à voir tant de sang, je dû me retenir de vomir le peu de chose que j'avais dans l'estomac. Je respira lentement, pour reprendre mon calme, et lire à haute voix, cette phrase étrange.
- "Qui es-tu William ?"
C'était donc ça, ce qui était marqué sur ce mur. Et, au moment même où ma voix termina de prononcer cette phrase, les murs autour de moi se mirent à faire du bruit, énormément de bruit. Comme si un groupe de personne s'amusaient à les frapper, de toute leur force, pour m'empêcher de me concentrer, pour m'empêcher de répondre à cette question. Je fus pris dans un élan de panique, et, en haussant la voix, assez fort pour qu'elle soit bien au-dessus de tout ses bruits, j'hurla, dans l'espoir, bien que très faible, qu'ils m'écoutent, et m'obéissent :
- "ARRÊTEZ !"
Puis, plus rien, ils m'avaient, étonnamment, écoutés. Le silence retomba donc, sur cette pièce terrifiante. J'étais de retour dans le silence le plus complet, avec pour seule compagnie, si je puis dire, cette phrase ensanglantée, en face de moi.
KAMU SEDANG MEMBACA
Oublions.
Horor"Je me réveilla alors, avec un mal de crâne atroce. Ce mal de crâne me rappelais ceux des gueules de bois. Je pensais que ce n'était que ça, qu'une simple gueule de bois. Mais je me trompais tellement. J'en suis certain, je ne suis PAS dans un lende...
