Chapitre 1 :

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- Je vais me marier, dit mon frère jumeau.
- Tu diras à la personne qui t'as donné ce gage qu'elle est un génie, m'exclamais-je hilare.

     Je vous reconstitue la scène : mon frère jumeau nommé Cameron venait de m'annoncer son "mariage" à moi, Eva sa sœur aimable et adorée, alors qu'il est la personne la moins séreuse
en ce monde.

- Arrête Eva je suis sérieux !

-Aussi sérieux que la fois où t'as dit à maman que t'avais mis enceinte une fille, demandais-je un sourire collé au lèvre en me souvenant de cet événement incroyable.
  
Notre mère, Lanna, avait bien failli s'évanouir ce jour là !

- Eva ! Tu peux pas juste croire ton chère frère adoré comme toute sœur jumelle ?
-C'est sûre que si j'avais un chère frère adoré  j'aurais agis comme tu dis, repliquais-je fière de moi.
- Mais Eva ! Ça fait quatre  heures que j'essaye de te dire de bouger ton cul et d'aller mettre quelque chose de convenable parce que Emma, qui est ma fiancée que t'avais déjà rencontrée, ainsi que toute sa famille vont se ramener dans moins d'une demi heure, déballa mon frère à une vitesse folle.
- T'as déjà  pensé à une carrière de rappeur ?
- Eva ! Soit sérieuse pendant 5 minutes s'il te plait !
-  C'est bon, c'est bon je vais aller m'habiller pour ta princesse et ses parents, riais-je.
- Ah au fait, il y aura aussi son frère.
- S'il te plaît dis moi que c'est un bébé trop mignon !
- Tu ressembles clairement à une pédophile, tu me fais peur ! Non c'est un mec de notre âge parce que c'est son jumeau, m'annonça Cameron.
- Super, un gars de 22 ans ! On va s'éclater, m'écriais-je ironiquement.
- J'espère que tu vas enfin t'éclater comme tu dis, répondis mon frère avec un air malsain.
  
   Pour les plus innocents, mon frère parlait bien de coït. Eh oui, malgré mon ton assuré mon frère a toujours été le jumeau social et aimé de tous pendant que moi je me contentais de deux ou trois amis. Mon frère avait fréquenté différentes petites amies et moi j'étais encore vierge de tout contact avec le sexe opposé. À 22 ans ça commence à devenir chaud et tous mes proches se sont décidés à me mettre la pression cette année.

- Hahaha, t'as pensé à une carrière de comédien ?
- Tu peux arrêter de me proposer des carrières, j'ai déjà un job qui me ravit ! Toi en tout cas t'as besoin d'un job, répondit-t-il du tac au tac.
- Tu t'entraînes à faire des blagues à tes beaux parents ou quoi ?
- Grouille toi avant que je te tape !
- Tu sais très bien que c'est moi qui vais te battre si on recommence !
- Moi je vais me faire battre par une fleuriste qui plus est la sœur ? Très drôle !
- Je te conseille de te barrer parce que sinon je vais me retrouver devant ta belle famille en pyjama, dis je en le sortant de la chambre.

  Je ferme la porte et reste encore un peu dans les nuages à cause de la discussion avec mon frère. Depuis que mon père s'est casser de la maison, j'ai instinctivement développé une sorte d'aversion pour les hommes. Je m'explique : je serais bien capable de devenir amie avec eux mais pas copine. Je suis tombé amoureuse une fois au lycée avec quelqu'un et cette expérience n'a définitivement pas changé mon avis sur le fait que les hommes deviennent des connards quand on mêle l'amour à la relation. Ce gars nommé  Thomas m'avait lâché en public en plein milieu du lycée car d'après lui j'étais trop "sainte nitouche". C'est vrai que perdre ma première fois avec le premier mec venu n'étais pas dans mes principes. Et puis durant le reste de mes études j'ai refusé toutes avances en prétextant que les études me prenaient trop de temps dans ma vie. Mais je savais bien que je me mentais autant à moi même qu'aux autres. Après avoir trouvé un job charmant en tant que fleuriste   , je continuais de me faire draguer à mon plus grand drame car chaque avances étaient toujours plus gênantes que la précédente. Mon entourage essayait de me faire comprendre de toutes les manières possibles que je devais me trouver quelqu'un dans ma vie. Les hommes étaient presque  une phobie pour moi et j'étais pas branché fille alors ma vie amoureuse n'était pas très active. Même ma vie sociale n'était pas ouf : j'étais ce genre de personne qu'on prenait pour une fille sérieuse, organisé, intello, etc... Bref tout ce qui ne me décrivait pas, et ça seul le peu de gens avec qui je me suis lié en est au courant.
   La sonnerie de la porte me sortit de mes pensées et je me précipita vers mon placard.

NDA :  Je suis de retour avec une nouvelle histoire, plus d'ambition et moins de fautes d'orthographes ! A croire que le corona fait vraiment des miracles.

Twins for everWhere stories live. Discover now