Je me réveille incapable d'ouvrir les yeux. Dans le coaltar je ne trouve la force de me battre. Les paupières closes j'écoute mon entourage, des voix inconnus débattent. Ils parlent vite, dans un langage que ne comprend pas... Je ne saisis aucun un mot, aucune expression, pourtant c'est bien le français avec lequel j'ai été élevée. Ils parlent dans un jargon qui n'est pas le mien.
Il y a des bruits de pas, des hommes ou peut être des femmes. J'ai comme l'impression qu'ils me tournent autour, mais ou suis-je et où vont-ils ? Ils ont l'air pressés, stressés comme un étudiant la vielle d'un examen. Que s'est-il passé ? Comment suis-je arrivé ici ? Qui m'a emmener ? Qui m'a trouvé ? Pourquoi je n'arrive pas à ouvrir les yeux ? C'est quoi mon problème ? Suis-je paralysée ? Paraplégique ? Ou pire ! Tétraplégique ?
Les questions fusent, ma tête est prise dans un étaux, les bruits, les moindres sons autours de moi me vrillent les tympans. Tous est brouillé, je ne perçois plus rien. Je veux que tous s'arrête ! Je veux qu'on me libère, qu'on m'explique. Je veux sortir de cet enfers !
Tous à coup mon lit bouge. On n'emmène.
Il faut que j'arrive à attirer l'attention de quelqu'un pour trouver les réponses à mes questions.
Mais comment ???
Des portes métalliques s'ouvrent puis se ferment, on doit être dans un ascenseur. Je visualise enfin quelque chose de mon entourage ! On monte ! Quelques étages plus haut, on me sort de cette boite pour m'emmener... je ne sais toujours pas où d'ailleurs.
Après un grand nombre d'échec, au cour de la montée. Je réussi enfin à entrouvrir les yeux. Une lumière m'aveugle. Je les refermes immédiatement. J'essaie donc de faire un geste de la main pour montrer que je suis réveillée mais je n'y parvint pas non plus. J'essaie ensuite de parler, mais quelque chose m'en empêche. Je n'est plus qu'une solution: Ouvrir les yeux brutalement et m'efforcer de les garder ouvert. Je m'y mets malgré la lumière aveuglante quand mon lit s'arrêta, je veux y arriver !!!
Je distingue une femme en blouse blanche penchée au-dessus de moi, elle commence à me parler d'une voix calme. Elle me demande de me détendre, de respirer doucement. Elle m'oblige ensuite à tousser pour l'aider à m'extuber. Après quelque minute de récupération je rouvre les yeux. Elle est rayonnante, sa blouse banche fait ressortir ses cheveux noir attachés par une pince.
- Les médicaments vont être responsable d'engourdissement pendant quelques jours, c'est un effet secondaire normal ne te fait pas de soucis. Par contre pour nous aider à te soigner il va falloir que tu nous dise ce qu'il t'es arrivé ou en tous cas ce que tu te rappelle. Tu es allergique à quelque chose, des médicaments ? Un aliment peut être ? Me demande-t-elle.
Je lui répond paniqué.
- Pas trop vite, pas trop vite !!! J'ai mal à la tête.
- Excuse moi, on va repartir de zéro. Quel est ton nom ?
- Mon nom ?
- Oui ton nom. Comment t'appelles-tu ?
- Je...excusez-moi...mais...je ne sais pas. Je ne me souviens plus de rien. Ni de mon identité, ni de rien d'autre d'ailleurs...J'ai peur.
Je regarde autour de moi puis, la gorge noué, les yeux emplis de larmes, je baisse la tête. Une larme dévale ma joue puis mouille le drap blanc du brancard. D'autres se mettent à suivre et j'éclate en sanglot. L'infirmière s'assoie sur le lit et me pose sa main sur mon épaule fragile. Je lui avoue alors qu'il ne me reste qu'un trou noir, un vide dans mes souvenirs. Même pas un sons, une odeur, un flash, rien. Personne n'est venu me voir. Suis-je importante au yeux de quelqu'un ou suis-je seule ? Après tous personne ne m'a laisser quelque chose. Une larme coule de nouveau sur le drap blanc du brancard. L'infirmière est la seule à m'aider, me permettre de me reconstruire, trouver mes origines... Suis-je seule ?
La voix de l'infirmière me sortie de mes pensées.
- Tiens j'ai quelque chose pour toi.
- Qu'est-ce... ?
- Un sac
- Un sac ?
- Je vais t'expliquer...
- Si ça peut m'aider à comprendre d'où je viens et qui je suis, je suis preneuse. Merci...
- Tu es arrivée à l'hôpital il y a 48 heures.
- 48 heures ???
- Oui, laisse moi finir ! Tu es donc arrivée il y a 48 heures avec ce sac, je n'en sais pas plus mais tu avais l'air perdu. Tu étais très désorientée et tu t'es effondrée en passant la porte de l'accueil. Au début on a pensé à un malaise vagale mais tu ne t'es pas réveillé. Ton état c'est aggravé et ont à dût te monter dans le service des soins intensifs puis on à été obligé de t'intuber pour t'aider à respirer. La suite tu l'a connais aussi bien que moi.
Déstabilisée j'ouvre le sac. Il est en bonne état avec seulement une tache sur la lanière gauche, bizarre, comme si un dessin au feutre avait été délavé par le temps. Je jette un œil à l'intérieur il est presque vide. Seul un carnet et un stylo y sont déposé. Le carnet est un peu abîmé sur les angles ce qui laisse à croire qu'il est ancien ou alors que je m'en sert tous le temps, enfin que je m'en servais tous le temps. A l'intérieur des textes y sont gribouillés, des paroles de chansons et quelques accords écrit au dessus.
Rien ne m'évoquaient quelque chose pas même une bribe de souvenir. Je compris alors.
Je suis amnésique...
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Amnésie...
NouvellesCe n'est pas une autobiographie... Seulement la peur que cela arrive... et en même temps c'est comme une espérance. J'y pense souvent... Et si je recommencais de vie, repartir de zéro, pouvoir oublier, tous oublier ! Être juste amnésique...
