Norvège.
2045. Le monde est tombée dans la pauvreté. Les chanceux, ceux qui sont riches, ce sont réunis et installés sur ce qu'était le continent Américain. Le reste de la population, majoritaire, se réfugia sur le reste du monde, totalement déréglé. L'Australie, auparavant un territoire de paix, fut détruit par la guerre d'égalité de 2032, n'étant aujourd'hui qu'un amas de terre hostile et dangereux. Les seuls habitants restant sur les quelques hectares n'étaient que des voyous ou bandits, tous banni à la peine à perpétuités. Ainsi, les Australiens avaient rejoint les autres pays dans la famine. Toutes les grandes métropoles de l'Est, comme Séoul, Beijing ou Tokyo n'était que des bidons-villes abandonné par l'Etat.
Le continent Européen représentait le juste milieu, les gens de classe moyenne. Eux n'avait pas vu leur habitudes changer. Tout était resté telle quel. Les maisons, les industries quelconques... Tout fonctionnait comme si la société n'était pas au bord du gouffre. Ils vivaient de leurs propres productions.
Mais je ne faisais pas parti de ses territoires. Enfin, si, techniquement, je restais sur Terre, mais loin de toutes ses différences de classes. Je me situais quelques part vers la Norvège, qui faisait parti de ses endroits hostiles, au Nord, où les paysages idylliques n'existaient plus.
Nous étions piégés au milieu de montagnes arides et dangereuses, nous empêchant de sortir. Ainsi, nous vivions reculés du monde, les voies maritimes étant trop houleuses pour être emprunté. Et la voie aérienne était impensable, nos appareils n'étaient pas assez puissants pour lutter contre les vents violents arrivé à une certaines altitudes.
Au début, lorsque les visiteurs n'étaient pas encore passé, que la famine devenait mortelle, un groupe de parents avaient tenté de franchir la chaîne de montagne, voulant sortir de cette immense prison. Ils espéraient un avenir meilleur derrière ces barrières, plus de nourriture, un retour à la civilisation... Mais au final, ils n'ont rien rapporté. A vrai dire, ils ne sont jamais revenu, sûrement mort. Ainsi, partant le cœur léger, laissèrent leur enfant devenu orphelins dans les tourments, le cœur lourd, tuant tout espoirs d'un jour retrouver une vie normale. Mes parents étaient mort il y a déjà six ans. Six ans que notre ville croyait encore pouvoir s'échapper d'ici. J'avais dix ans lorsqu'ils étaient parti en mission, et six ans que j'espère les voir revenir. J'ai ainsi été élevé par ma tante, qui peinait à nous sortir de la famine. Je chassais de temps à autre et elle, travaillait en restauration pour gagner quelques sous.
Pendant l'année, nous attendions le 24 octobre avec hâte. C'était le seul jour qui pouvait nous sortir de la tristesse qui habillait nos journées, monotones. C'était également le seul jour de férié, ou je pouvais voir un beau sourire sur le visage de ma tutrice. Nous recevions une fois par an des récoltes d'une associations gouvernementales, que j'appelais les visiteurs, situés vers le Canada, une zone riche, qui se préoccupait de la santé de la population. Ils avaient le budget de nous livrer en avion des cargaisons pour plus de cinq milles habitants. C'était quelques rations pour l'année, mais avoir ne serait-ce que du chocolat ou même du café nous changeait la vie.
Même si ces produits ne durait que quelques semaines, nous essayons tant bien que mal ma tante et moi de les garder jusqu'à Noël. Ainsi, les sacrifices de mes parents n'avaient servi à rien, car nous arrivions à survivre grâce à eux. Ils étaient arrivés quelques mois après leurs périples. Ils nous apportaient des informations sur le monde extérieur, qui semblait bien plus en périles que nous, ce livrant des guerres sans merci dans les pays de l'Est et des virus mortelles se transmettaient rapidement. C'est pourquoi l'idée de rester en Norvège semblait la meilleure. L'Europe se portait particulièrement bien, surtout en Allemagne qui venait de s'unir avec la Pologne, ne faisant plus qu'un pays au nom Germanique imprononçable. Ils formaient un pays riche et majoritairement industrielle. Comme la majorité de l'Europe, qui, comparé à l'Amérique était beaucoup plus dans le commerce. Les pays riches se concentraient sur la recherche contre les virus, se transmettant de plus en plus vite.
Nous n'étions pas pour le moment concerné par ces maladies, étant trop reculé du monde. Mais le froid hivernale restait le plus mortel ici. Même en ce plein mois d'août, on ne dépassait pas les 15°C, la tempête noire ayant tout déréglé du climat. Et en hiver, la température stagnait vers les -10°C.
Aujourd'hui, la température est douce, avec quelques nuages et une légère brise de vents. Le temps idéale pour aller chasser. Je sais d'avance que tante Julia sera ravie d'avoir de nouvelles provisions. Ainsi, comme chaque matin depuis environ deux mois, j'enfilais ma fameuse combinaison kaki, m'attachais les cheveux en une queue de cheval rapide, m'asperger le visage à la va-vite et, enfilais mes bottes.
Je m'activais, le soleil commençant déjà à taper haut dans le ciel, en direction de la forêt. Je récupérais mon arc camouflé dans le creux d'un arbre et me mis à roder, à la recherche d'une proie potentielle. J'avais l'habitude, et commençais à connaître les endroits les plus fréquenté par les lapins. Je posais des pièges à des endroits stratégiques, c'est-à-dire près des rivières. Vers les coups de midi, je sortis de mon sac, où était réuni mes flèches et une brioche préparé et offerte par le fils du boulanger, qui semblait m'apprécier plus qu'il n'y paraissait. Si son père savait que chaque jours du pain disparaissait gratuitement de son four, son fils finirait dans les bois à dormir seul. Cette pensée me fit rire bêtement. Il ne survivrait même pas un soir le pauvre.
Je m'installais au bord d'un lac et sortis mon repas, à présent froid. De toute manière, j'avais l'habitude de n'avoir que le nécessaire. En fixant l'eau, je m'imaginais la vie qu'avait les Américains d'après les dires des visiteurs lors de leur tournées. Eux avaient l'eau chaude, à manger à volonté et des immeubles touchant le ciel. Ils ne survivent pas, ils vivent. Je regardais les poissons qui nageaient tranquillement dans l'eau, sans se préoccuper de tout ça. Pour eux, c'était comme ça, et pas autrement. C'en était pareil pour nous maintenant.
Pour me remonter le moral, je décidais de me rafraîchir dans l'eau du lac, profiter des petits confort de la vie.
Mais en revenant à la réalité, quelques heures plus tard, sous le soleil presque couché, je n'avais récolté seulement sept gibiers. Mais ils suffiraient amplement à nous nourrir quelques jours. J'en avais même assez pour aller les échanger au boucher contre quelques sous. Mais ce n'était rien comparé au début de la tempête ou je chassais au minimum une dizaine d'animaux. Depuis un certains temps, la nourriture se faisait plus rare. Ainsi, la mise en place de champs agricole nous permettait de manger. Mais je préférais chasser, ça m'éloignais de la triste réalité, j'étais dans mon élément dans la forêt. Je n'étais peut-être pas comme certaines filles que j'avais côtoyé à l'école petite, qui aujourd'hui deviennent des femmes modèles en apprenant à coudre, à faire à manger. Tout était plus facile quand leur deux parents travaillaient et économisaient depuis toujours. Malheureusement, je n'avais pas eu cette chance. Mes parents étaient parti, et non déclaré mort. Je n'avais aucun pouvoir sur leur fortune, et tout avait radicalement changé ce jour-ci pour moi. L'argent dans notre société signifiait beaucoup. Sans argent, nous n'avions rien. Et ma tante n'était pas prête à être tutrice aussi jeune. Elle venait à peine de finir ses études. Nous n'avions aucunes économies et nous avions dû tout sacrifier pour s'aider l'une l'autre. J'allais de moins en moins à l'école et tante Julia a arrêté ses études pour pouvoir travailler vite en tant que serveuse.
En arrivant en ville, je sentis que quelques choses clochaient. Les commerçants s'agitaient à vouloir fermer leur boutiques et plusieurs enfants s'affolaient dans la rue. L'un d'eux me bouscula sans même prendre la peine de s'excuser. J'avais comme un mauvais pressentiment. Rien n'était comme d'habitude.
Je me dirigeais en vitesse jusqu'à la petite maison de chez Julia, mais une fois à l'intérieur, je la trouvais vide. Elle devrait être rentré à cette heure pourtant. Soudain, je me sentis bizarre, engourdie, presque nauséeuse.
"Ils arrivent, fait attention à toi."
Cette voix de fille résonna dans ma tête, d'une manière un peu trop réelle.
- Il y a quelqu'un ?
"Tu es atteinte du virus toi aussi."
Et la connexion s'arrêta, cette sensation étrange disparu, et je retrouvais cette boule au ventre qui ne semblait pas vouloir partir.
La provenance n'était pas précise, elle semblait provenir de partout et nul part à la fois. Je ne comprenais en rien la signification de ce que voulais dire la voix. Elle semblait venir d'une fille, mais personne n'était ici. Je commençais à croire que j'étais devenu folle. En tout cas j'étais certaine d'une chose, quelqu'un allait arriver, et ça, très prochainement.
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2045
ParanormalAlors que le monde se divisait et se combattait dans des guerres sans relâche, la Terre ne ressemblait plus qu'à un territoire hostile et déshumanisé. Mais le sort s'acharna d'autant plus lorsque le virus nous contamina, nous condamnant à une vie d...
