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Avant toute chose, je me présente: je suis Lilia. Je viens raconter un long moment de ma vie que l'on pourrait même appeler « une erreur ». Pour éviter que tu refasse la même. Mon histoire commence donc un lundi de Juillet. Comme chaque matin, je me réveille pour aller en cours. Je m'habille avec mes vêtements choisis au préalable. C'est à dire mon élégante jupe rouge en similicuir, mon pull a grosse maille blanc et mes grosses boots noirs à talons que j'aime tant. Je me brosse les cheveux avant de devoir sortir de ma chambre pour rejoindre la salle de bain. Le seul problème, ma famille. Si ton père me remarque, c'est terminé, adieu, belle tenue... Car pour lui, une jupe, c'est, je cite, « vulgaire » et des talons, c'est, je cite encore, « provoquant ». Oh papa, je savais que la mode et toi, ça faisait deux, mais là, je peux rien pour toi. Bref, j'ouvre ma porte doucement; personne à l'horizon. J'entends mon père et ma soeur à l'étage du dessous. La voie est libre. Je fais donc les dix mètres qui me sépare de la salle de bain avant de m'enfermer dans celle-ci. Je nettoie ma peau, mes dents et applique ma crème. Je sors mon mascara, en applique. Je fais de même avec un rouge à lèvres rose poudré. Tenterais-je de me mettre du eye-liner ?
Allons-y ! Je le réussis parfaitement.
« Cette journée s'annonce bien. » ais-je. Oh, si tu savais...

Je sors de la salle de bain. Prochaine mission: prendre deux-trois cookies et une compote à boire dans la cuisine, pour prendre ma veste et bye bye, vie de merde. Mais bien sur ma bien aimé de sœur s'est, comme toujours, installée devant ce qu'elle considère comme plus qu'un dieu: la télé.
- Oh Lilia ! Ta jupe est... hum... ravissante ? Et tes talons sont beaux mais très haut quand même, fait gaffe de ne pas tomber.
Quel garce. Ilina, ma sœur. Ces passions: la télé, la télé et bien sur, la télé. Désagréable depuis toujours. Ah oui aussi, elle a 12 ans. Et aucune sociabilité. Oh, tiens, voilà mon père. Comme par hasard...
Il me regarde de haut en bas sans arrêt.
- Lilia, Lilia, Lilia....
Oui, oui et oui, une fois aurait suffit. Merci.
- On en a déjà parler. Ta jupe ! Elle est super courte !
Courte en arrivant au genoux, papa. Revois ton vocabulaire avant de parler. Merci.
- Et tes talons ! Nan, vraiment, là, Lilia, tu te fous de moi !
Oui, totalement. J'ai vraiment que ça à faire. Et surtout que ça me fait rire d'attendre ici, n'est-ce pas.
-Nan, va te changer, tout de suite.
- Non, papa, non. Je ne porte rien de vulgaire ! Ai-je répondu
- Pardon ? Tu oses me contredire ?
Pas te contredire. Seulement t'ouvrir les yeux.
- Papa, j'ai 17 ans. J'ai bien le droit de porter une jupe arrivant au genoux et des talons d'a peine 5 cm ! Ai-je répondu
- Va te changer. Ce n'est pas une question, un ordre.
- Maman aurait compris mon style, elle, si tu ne l'avais pas fait fuir !
Je me réfugias dans ta chambre. Je met un jean et je garde mon pull. Je fourre le reste de ma tenue dans mon sac pour la mettre une fois au lycée. Bah oui, je ne vais tout de même pas me soumettre à mon père. Ma mère est partie il y a quelques années. C'est peut être pour ça que je suis destiné à m'habiller avec des jeans bleues et des pull manche longue toute ma vie ? Parce que, non, elle n'est pas morte. Elle a simplement abandonné son mari et ses deux jeunes filles de 9 et 14 ans pour vivre sa meilleure vie je ne sais où avec son amant, le collègue de papa. Bien sur, tout ça a crée des problèmes. Le premier, mon père s'est engueulé avec son collègue dès qu'il a appris leur liaison ( normal). Il a gueulé, gueulé et gueulé. Pour conclusion, maman est partie et il a été viré. De deux, ma soeur et moi, on était... quelque peu perdu. Et on a vu le côté sombre de notre mère. J'aime pas en parler mais elle était secrètement prostitué. Ouais, c'est un peu fou et dégeu de sa part mais bon, écoute, il fallait bien qu'elle paye son putain de voyage. Bref, du coup, mon père est pas d'accord avec mes tenues.

Je part donc en courant pour ne pas louper mon bus. Une fois arrivé au collège, je me change rapidement. Et je reprends déjà confiance en moi dans une tenue qui me plait. Ah bah tient, mes deux meilleures amies : Joyce et Dixie. Elles sont des amies originales. Joyce est une fille assez « garçon manquée » avec ses cheveux longs abîmés, toujours avec un jeans noir et des baskets. Quand à Dixie, qui a des origines asiatiques, est toujours au courant de la vie de Kim Kardashian ou Kelly Jenner. Elle passe son temps sur insta ou dans les boutiques yesss. Breeeffff, elles sont opposées.
- Ouhh, honey, t'es une bombe, todayyy ! Olala qu'elle andouille, j'tai pas encore dit bonjour !
Dixie, dans touteeee sa splendeur. Mais jlaime c'te conne.
- Yo, ça va ? T'as l'air soûlé ?
Oh que oui, Joyce, t'imagine même pas...
- Oh les fiiilles, c'est le nouveau ! Là, en rouge...
Omg. Il est... bref, pas moche, quoi ! Nan nan nan c'est pas de l'amour... simplement, de la découverte. On peut même appeler ça du jugement.
- Mouais.
- Pardon ? Juste...
- Ouais ? C'est tout ??? Continue Joyce.
Elles s'entendent sur ce sujet ? Le sujet des gars ? Dixie, qui kiffent les gars super débiles, populaireset qui doivent être beaux (sinon, ça marche pas). Et Joyce, qui a toujours craquer sur des sortes de gothiques bizarre, là. Je suis impressionnée.
- Olala, il t'a regardé !! Je suis sure, il te kiffe déjà... Chuchota Dixie.
- Limite, il venait pas de rouler une galoche. Continue Joyce.
- Vous êtes débiles, il a même pas tourner la tête.
- On peut t'assurer que si. Répliqua Joyce.
- Oh, si vous le dites.

Le cours de français commence. Donc, le « nouveau » s'installe à côté de moi. « Mais tellement cliché », vous allez pensé. Oui. Parce que ce mec pense que la vie est un putain de cliché.
- Salut, beauté, moi, c'est Lucas, mais tu peux m'appeler Luc.

Tes baisers que je souhaite oublier.Stories to obsess over. Discover now