7 janvier 2015, au matin, mon cœur se déchire, seule.
Figée, j'essaye de respirer, encore seule.
Mon équipe s'installe, une dernière fois seule.
Les premières informations volent
- Cabu est mort -
Accolades, mains sur l'épaule, mots tendres, uns à uns mes collègues se succèdent.
Des mots qui blessent aussi - Ils n'en font pas un peu trop? - Profonde et puissante incompréhension entre deux cultures où la notion même de liberté est différente.
Je réagis, enfin! La douleur prend corps, je pleure !
Montréal s'organise, une veillée est annoncée à 18h
Il fait froid, -30C. En silence nous communions.
A toi, Cabu, mon premier éveil libertaire – Je vous aime !
