Le rire d'une dame.
Un rire de vengeance de colère.
Des lames de rasoirs.
Mon bras sous l'emprise de lames.
Mes veines s'ouvrant.
Un cri.
Mon cri.
Des larmes.
Un rire.
De la torture.
Et ?
Rien.
Plus rien.
Je me réveille en sursaut , dans une chambre d'hôpital aux murs blancs immaculés. La télé est éteinte, et une machine reliée à mon bras bipe.
Bip
Bip
Bip
J'arrache le fil reliant la machine à mon bras. Je me relève, chancelante. Un fort mal de tête m'arrache un gémissement.
Je me recouche soudainement, pour me relever plus doucement.
Je me relève, et, prenant appui sur les murs blanc, je sors de ma chambre.
Un silence spectral.
Aucun bruit.
J'ouvre doucement la porte, la poignée qui gémit me fait sursauter.
Lorsque j'ouvre la porte, je découvris les murs du couloir ensanglantés.
Des tâches de sang et une odeur répugnante parvint à mes narines.
Je recula d'un pas, effrayée.
Mais je re-avança.
Je ne vis personne.
Mon mal de tête avait disparu d'un coup, laissant place à la peur. Une peur qui, inconsciemment, m'obligea à avancer dans le couloir. Une peur qui, à chaque pas, accélérait les battements de mon cœur.
Dans ce silence mortuaire, on devait entendre mon cœur à des kilomètres.
Mes pieds collaient au sol, trempés de sueur et de sang.
Si quelqu'un était entré, là, maintenant, et qu'il m'avait vu, il aurait cru que c'était moi la responsable de tous ces dégâts.
Une fille de 15 ans, une robe d'hôpital blanche immaculée, les pieds couvert de sang, et les mains aussi.
Avec sa geule d'ange, blonde aux yeux bleus, une robe blanche et longue, son corps maculé de sang.
Alors que c'est seulement car je me suis appuyée sur les murs, et que je ne pouvais pas éviter les flaques de sang, tellement il y en avait.
Je ne savais pas quelle heure il était. Ni quel jour.
Je savais seulement que je venais de me réveiller dans cet hôpital, que je n'étais pas morte, que j'étais seule pour l'instant. Qu'il s'était passé quelque chose.
De grave.
J'entendis une porte claquer au loin.
Je me figeai net.
Je tendis l'oreille.
Et je distinguai le même grincement de porte que tout à l'heure, lorsque j'ai ouvert la mienne.
Je me retournai doucement.
Rien
Je reculai contre le mur, pour éviter que l'on me prenne de surprise par derrière.
Ma robe blanche d'hôpital, auparavant immaculée, se tâcha tout comme mes pieds et mes mains.
Et c'est là que je vis.
Un garçon, vêtu de noir, un couteau à la main.
Je ne pouvais plus bouger .
Mon cerveau avait beau dire à tous les muscles de mon corps de partir d'ici, mes muscles n'en firent rien.
Je pensais seulement à deux choses:
- le garçon se rapprochait doucement, couteau tendu en ma direction.
- il fallait que je parte d'ici au plus vite.
Mais non, je ne fis rien, à part regarder le garçon avancer, et me figer un peu plus de terreur a chacun de ses pas.
C'est seulement à ce moment là, que je sentis un souffle derrière moi.
Je n'eu pas le temps de me retourner, il avait déjà couvert ma tête avec un sac poubelle noir.
Je suffoquai.
Puis rien.
Encore rien.
Toujours rien.
YOU ARE READING
The dark line
AdventureJe sais seulement que : - Je suis une fille - J'ai environ 15 ans - Je me suis réveillée dans un putain d'hôpital avec aucun souvenirs - C'est la fin du monde - Ou seulement le début
