Mon réveil sonne. Je n'ai pas envie de me lever. Même si il faut bien un jour se résigner à sortir de son lit pour aller en cours. Mes paupières encore fermées, je me lève. Je frotte mes yeux de mes petites mains fragiles comme une enfant de cinq ans puis pose enfin le regard sur ce qui m'entoure. Et comme chaque matin, la première chose que je vois c'est cette chambre parfaitement rangée, aux murs gris. Pour les autres ce n'est qu'une simple chambre, ma chambre, mais pour moi c'est la pièce de la dépression. Les quatre murs qui m'entourent connaissent bien mes peines, mes secrets, chacune de mes angoisses ainsi que mes moindres caprices. La vie m'est déprimante. Tout n'est que banalité dans ce monde qui nous fait souffrir à chaque instant.
Autrefois, j'avais une raison d'être heureuse, mais cette raison s'est dissipée en même temps que l'amour que j'avais pour lui. Oui, j'ai été amoureuse d'un garçon une fois. Et c'était d'ailleurs la première fois de ma vie. Comme on le dit souvent, le premier amour et celui qui nous fait le plus mal mais c'est aussi celui que l'on oubliera jamais. Depuis le jour où ce garçon a refusé mes sentiments, je me suis éteinte. Tout en moi s'est brisé. Et aujourd'hui, je souffre encore. Pour moi, le seul moment où je peux être heureuse c'est la nuit, lorsque je rêve de choses qui ne se réaliseront jamais, ou que j'espère. C'est dans mes rêveries que je suis dans un monde parfait. Dans mon monde.
Je me prépare pour une journée banale. Je vais en cours, je travaille, j'écoute, je mange, je re-travaille, puis je rentre chez moi. C'est long, épuisant et d'un ennuie sans nom...
En rentrant chez moi, je fais mes devoirs comme d'habitude, puis prends une douche à l'eau froide ( Parce qu'il n'y a plus d'eau chaude ! Vie de merde!), je mange avec mes parents, et pour finir je vais me coucher. Enfin! C'était les différentes étapes d'une journée banale.
Sous ma couette, endormie, je rêve. Je rêve que je suis avec lui, avec mon premier amour. Mon Devon. Ça me tue mais je l'aime toujours dans le fond, même si je me voile la face devant les autres.
***(le lendemain matin )***
J'ouvre les yeux, comme à chaque réveil. Mais je ne suis pas chez moi. Ce n'est pas ma chambre. Et je suis sûr que je ne rêve pas. Où suis-je? Je n'en ai aucune idée. Mais je compte bien le découvrir !
YOU ARE READING
L'autre réalité
Teen FictionSi j'avais cru un jour que cela allait arriver... Ce n'est pas possible. Je crois rêver alors que cette autre réalité est pile devant mes yeux. En chaire et en os. June est une adolescente de 17 à la vie plutôt banale. Elle rêve chaque nuit d'une ch...
