De la fenêtre de ma chambre, je voyais tout, sans participer à rien.
Nos armées reculer et céder du terrain à l'ennemi.
Pourtant, ils n'étaient pas nombreux, du moins, moins que nous.
Je voyais la frayeur, la stupeur et la panique sur les visages des nobles armées francs. Et toute cette horreur avait un nom les hommes du Nord, les Vikings, des païens.
C'était la seconde fois qu'on les combattaient, mais c'était de loin nos pires adversaires.
Et pour cause, ils n'avaient pas peur de la mort, il lui riait au nez.
Mais ce qui me surprit davantage, c'était la présence de femmes dans leurs rangs, ce n'était pas des créatures sans défense comme mon peuple me l'avait appris, c'étaient des furies. Presque plus redoutable que les hommes. Je me surpris à les envier, je voulais être comme elle. Je voulais me battre et enfin me sentir vivante et libre.
Hélas, cela était inenvisageable au plus haut point pour une fille, de mon rang en surcroît.
Mon père pensait que les femmes étaient des créatures sacrés de Dieu, à condition qu'elle ne soit pas des putains .
Je ne me sentais pas à ma place à pratiquer des activités saines et intellectuelles "qu'une demoiselle se devait de pratiquer pour être souveraine". Mais la vérité était bien différente, les femmes étaient plus ou moins, des décorations; et même en souveraine, aucune femme en Francis n'avait jamais gouverné.
Alors à quoi bon se donner tant de mal ?
Peut-être était-ce l'âge mais j'avais envie de partir, de voyager dans ces beaux bateaux à tête de monstre ou à dos de cheval. Je n'avais pas peur !
Je voulais me battre pour gagner en renommer et montrer à mon père que je ne suis pas comme lui !
Dans ma jeune enfance, quand j'avais rencontré les hommes du Nord pour la première fois, après la bataille, quand il ne resta plus que sang et cadavre, dégageant la plus pestilentielle des odeurs, je sortis en cachette du château pour aller sur les champs de bataille. Alors, j'eu trouvée , au cou d'un guerrier païen mort, un pendentif semblable à une ancre peut-être un marteau. Comme tout jeune enfant aurait sûrement fait en voyant cet objet en argent brillé grâce aux reflet du soleil, je lui pris pour mieux l'examiner. Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé ce soir-là mais j'ai senti le besoin de le garder auprès de moi. Je me suis hâté de retourner au château et de m'enfermer dans ma chambre, je cacha ensuite cette amulette dans mon tiroir.
Et c'est aujourd'hui que je sentis enfin que le moment était venu; dans un moment comme solennel, je me tourna vers ma grande glace, respira un grand coup consciente déjà, que je trahissais la Francis, mon père et mon Dieu.
je ferma mes yeux, passa ma tête dans la corde en cuir, ouvrir mes yeux en sortant consciencieusement mes cheveux coincés dans la corde.
puis à ce moment-là mon cœur me serra, s'accéléra à s'en détacher de ma poitrine et tout fut clair dans ma tête, il n'y avait pas un seul Dieu mais des dizaines classées en plusieurs catégories Géant, Ases ou encore Vanes. Je le savais sans vraiment chercher à comprendre, c'était ancré en moi, c'était dans mon sang.
Mais une terrible réalité me rattrapa: mes Dieux mène un terrible combat contre cet unique dieu chrétien ... et si ... il s'en venait à perdre, alors, je n'aurai plus de raison de vivre, car sans mes dieux je ne suis rien.
Cependant une chose est sûre : je dois rejoindre le clan des hommes du Nord, et mon père ne devra rien en savoir sinon, il me tuerait pour l'exemple car un roi se doit d'être neutre et d'exercer la loi ainsi que la même sentence sur tous ces sujets.
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whose side are you on?
Historical FictionEn entreprenant ça, je ne savais pas ce qui pourrait m'arriver, c'est pour ça que j'ai décidé d'écrire ces lettres. Pour qui pour mon père? Voyons tant qu'il reste mon frère qui pourrait donc, à la cours, se soucier de moi? Pour ma descendance? S...
