C'était un soir de l'année 1887. La vieille ville de Londres était animée de toutes parts, du fait de la réapparition de James, un jeune homme qui avait été détenu durant deux longues semaines par l'un des plus dangereux criminels de la ville.
Celui-ci voulait une rançon assez élevée, puisque la famille McDouglas, famille de James, était l'une des plus riches de Londres à cette époque. On avait réussi à tuer le kidnappeur grâce à un plan finement échafaudé par la police de la capitale anglaise.
Toute la ville était illuminée ; les bars, les restaurants, les commerces, tous fêtaient son retour et la mort du meurtrier. Des banderoles colorées sur lesquelles était inscrit "Welcome home Jimmy !" sublimaient la cité et la traversaient de part et d'autre des rues et des longues avenues.
James arriva devant les portes de la ville, accompagné par les quelques villageois qui étaient allés le chercher en compagnie de la police. Il aperçu, au loin, son manoir qui était situé sur une colline à l'écart de la ville. Pour y arriver, il devait traverser "Lambeth High Street", une des grandes avenues de la capitale.
A chaque fenêtre, balcon, les gens le saluaient et lui lançaient des fleurs. On ne voyait même plus la route tellement celle-ci en était recouverte.
Une fois arrivé devant son sublime et imposant manoir, un des gardes du corps de son père vint lui ouvrir le grand portail noir orné de piques. Il fit un dernier signe à la foule qui commençait à s'entasser devant la grille puis s'engouffra dans le long labyrinthe de chemins qui menait à la bâtisse.
Il arriva enfin devant la grande porte en chêne qui constituait la seule entrée du domaine habitable. Il vit sortir un petit groupe de personnes par la porte; sa famille. Ses deux frères, Harry et William coururent pour lui sauter dans les bras ce qui le fit pratiquement tomber dans l'herbe. Arriva ensuite sa mère, Elizabeth qui versa quelques larmes du coin de l'œil. Malgré cela, James n'aperçut pas son père. Il se dit qu'il était peut être en train de régler la vente de charbon.
Il entra donc dans la maison, soutenu de tous les côtés par ses frères et sa mère. Ils passèrent tout d'abord par un grand couloir ou l'on pouvait apercevoir de nombreux tableaux et bibliothèques de livres anciens. Une fois ce couloir passé, ils débouchèrent dans une pièce d'au moins vingt mètres de long. Une grande table trônait au milieu de celle-ci. Au bout, son père, Wilson, regardait l'âtre de la cheminée qui devait datée du XVIIe siècle. James savait qu'il avait déçu son père en ayant été capturé. C'est pour cela qu'il fit mine de ne pas l'avoir vu.
Avant de passer à table, James alla pendre une douche car durant ses deux semaines de captivités, il n'avait pu se laver qu'une fois lorsqu'il avait plu. Il entra donc dans la salle de bain et commença à se déshabiller. Nu devant son miroir, il observait son corps tout frêle. Il pouvait voir ses os tellement il avait maigrit. Il se plongea dans la baignoire remplie d'eau chaude et commença à se laver. Il frotta du mieux qu'il pu pour tenter d'enlever la crasse qui s'était entassée au fil des jours.
Après cette douche si agréable, il enfila des vêtements convenables pour dîner. Il n'y avait pas grand chose dans sa penderie. Il enfila donc un pull qui dans ses souvenirs était beaucoup plus confortable. Ils passèrent donc tous à table. Son père était au bout de la table et lui de l'autre côté. Sa mère était à sa gauche et ses frères à sa droite.
Les domestiques apportèrent des plats tout à fait improbables tels qu'un magnifique rôti de bœuf accompagné de son traditionnel Yorkshire Pudding. Celui-ci sentit dans toute la demeure mais seulement les membres de la famille pouvaient y goûter.
Le repas fut assez froid, personne n'osait parler de peur de rappeler de mauvais souvenirs à James. Son père quant à lui le fixait d'un air furieux. Il ne le quitta pas du regard jusqu'à ce que le dessert arrive; une énorme gelée verte. On pouvait voir les formes des membres de la famille à travers. Vers la fin du repas, une pierre vint briser la vitre pour atterrir sur la table. Tout le monde fit un bond en arrière, les domestiques coururent vers la fenêtre d'où provenait la pierre pour tenter d'apercevoir la personne responsable mais rien, seulement les gardes du corps faisant leur ronde.
La famille quant à elle, s'approcha de la pierre qui était posée en plein milieu de la gelée et Harry remarqua qu'il y avait un papier accroché à celle-ci. Le père arracha celui-ci des mains d'Harry et l'ouvrit. Il était inscrit en grosses lettres sur le devant "TO JAMES". Le père lui passa donc la lettre d'un mouvement brusque que la mère aperçut "Darling, it's your son !! You could treat him with a minimum of respect." Le père fit mine d'ignorer ce commentaire qui était pour lui très déplacé. James lu donc à haute voix le message pour que tout le monde puisse l'entendre "I'M STILL ALIVE, I'LL COME BACK FOR YOU AND FOR MY MONEY."
A suivre...
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Le fantôme de minuit
TerrorJames, un riche homme de Londres est traqué par un fantôme destiné à le tuer et à récupérer son argent. Chaque chapitre se terminera par une phrase laissée par ce fantôme à l'intention de James. Bonne lecture
