*J'ai ententu parler du #wattpride alors j'ai voulu participer hehehe. Du coup je vous poste ma première petite histoire sans prétention écrite dans le stress une heure avant mon oral de français. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez :P
Hope you'll enjoy*
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Ils étaient dans leur maison, par une belle après-midi d'été. Ce qu'ils appelaient officieusement leur maison était un petit appartement miteux dans les quartiers pauvres du sud de Téhéran. Le plancher en bois grinçant, les murs fissurés garnis de quelques meubles : une étagère, une cuisinière, une table. Ils étaient assis autour de la table de leur cuisine. L'un en face de l'autre. Main dans la main. L'ambiance était pesante, et pas seulement à cause de la chaleur de juillet. On pouvait entendre l'agitation du dehors, à peine étouffée par la finesse des murs défraîchis : c'était un jour de fête aujourd'hui. Pas pour eux. Un silence de mort régnait dans toute la pièce.
- Je t'aime.
- Moi aussi.
- Tu dois partir.
- Pas sans toi. On partira ensemble, demain.
Ils se regardèrent un instant, le silence s'était réinstallé et pesait d'autant plus sur leurs âmes. Ils auraient aimé s'en dire plus, s'enlacer tendrement en se répétant mille fois que tout irait bien, s'embrasser une dernière fois et puis... Partir. Mais ils restaient là, assis autour de la table de leur cuisine, dans leur appartement délabré, dans un quartier au sud de Téhéran. Ils étaient ainsi depuis... Depuis combien de temps au juste ? Trente secondes, une minute, plusieurs heures ? Ils ne savaient plus : tout ce dont ils se rappelaient c'était l'angoisse de l'attente - de quoi au juste? - puis la sensation horrible de leur cœur explosant dans leur poitrine lorsqu'ils entendirent des pas dans l'escalier de leur immeuble. Et puis le contact de leurs mains se resserrant l'une sur l'autre. Et le regard terrifié de leur amant plongé dans le leur.
- Non... Non !
Les pas se rapprochaient. Adam se leva brusquement et alla chercher la batte de baseball qu'il gardait à proximité de son lit. Puis il revint, bloqua la porte d'entrée avec ce qu'il trouva et il attendit. Naïm restait pétrifié, il se contentait de regarder son amant, les yeux exorbités.
- Pars, lui odronna Adam, sans quitter l'entrée des yeux.
- Non !
- La porte de derrière. Vite !
Il fini par s'exécuter. Et c'est à ce moment que la porte d'entrée céda. Mais il était déjà loin lorsque la dizaine de policiers entra dans l'appartement. Trop loin pour voir Adam et sa batte de baseball maîtrisés et jetés au sol. Et trop loin pour pouvoir voir l'exécution au journal télévisé quatre jours plus tard et lire sur ses lèvres violacées : je t'aime.
