un matin pénible

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Le jour commençait à peine ; mais la lumière de l'abat-jour que j'avais oublié d'éteindre dans ma fatigue me suffisait pour apercevoir nettement sur le fond blanc des murs crépis à la chaux, cet incroyable envoyé de l'aube. J'étais seule ; ce silence déchirait mon âme en milles pièces ; des larmes commencèrent à descendre le long de mes joues encore chaudes. Je repris courage ; je m'assoie ; et je commence à admirer les petits rayons de lumière qui avait à peine pensé de pénétrer mon rideau, pénétrer mon monde noire, puis je me lève, le silence qui raignait dans l'espace me torturait de plus en plus fort.

Son absence ne me parut pas normale. D'habitude il me laissait faire, il aimait mon touché, ses lèvres pulpeuses fondait sur les miennes et jouaient le plus beau rythme de l'amour. Ses yeux fixés sur les miens, et dans leur tendresse ineffable ; je découvris le même sentiment de tout à l'heure. Cette fois aussi je paru incapable, incapable de comprendre ce qu'il ressent exactement pour moi.

Mais déjà dans ces petits moments ; l'aube tropical qui est d'une brièveté saisissante ; avait fait place à l'aurore.

Du sein des ombres, la lumière jaillissait d'un seul coup, parée, armée, glorieuse. Tout brillait, étincelait, scintillé. La masse du brouillard que les feux solaires creusaient, défaisaient, aspiraient, dispersaient en voiles, volutes, spirales, fumées, paillettes, gouttelettes innombrables et pareilles à une poudre de diamant.

Rideaux après rideaux, la terre ouvrait son théâtre pour les jeux du jour et du monde.

en quelques mots ...Des histoires addictives. Découvrez maintenant