Hey ! Bienvenue dans ma compilation d'expériences, dans laquelle je vous partagerai mes petites histoires souvent amusantes, en dépit de mon ego. L'idée a germé en lisant le journal intime (plus si intime x) ) tout simplement génial de @Mushyndran et comme je suis une plagieuse professionnelle, je me suis dit : "Pourquoi je ne ferais pas la même chose ?". Evidemment, j'ai demandé la permission à ma champi-couturière-rédactrice-de-talent, et elle a répondu positivement à ma demande ! Enjoy !
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Cette anecdote s'est déroulée quand j'étais en sixième. Ah, la sixième... Cet âge où nous pensons que tout est permis, que plus rien ne peut nous arrêter...Cet âge on l'on peut dire n'importe quelle idiotie, et agir ensuite comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes...
Pour beaucoup de personnes, l'adolescence est l'âge d'or...de la bêtise.
Mon expérience se passe au cours d'une innocente évaluation de sport...Enfin, c'est ce que dirait un élève «basique ». Je n'en fais pas partie, et pas dans le bon sens du terme.
Le fait est que je suis asthmatique depuis ma naissance. J'imagine que beaucoup d'entre vous ne savent pas ce qu'est l'asthme, et bien je vais être rapide : l'asthme, c'est énervant.
Bon, je vais être plus précise. L'asthme est une sorte de trouble au niveau des poumons, et lorsque les bronches sont irritées, c'est vraiment pas drôle. J'ai du mal à respirer, et en sport, discipline où la maîtrise du souffle est primordiale, je suis vraiment désavantagée. Et, petit bonus, si les poumons venaient à « siffler », c'est que le cours de sport promettrait d'être très long.
Voici quelques facteurs de la crise d'asthme :
- l'effort physique ;
- le froid ;
- l'absence d'un élixir très rare permettant le soulagement des poumons (plus communément appelé « Ventoline » ) ;
- la présence d'asthme.
Et bien figurez-vous que tous les critères, hormis le troisième étaient présents, ce jour-là.
Je pourrais supporter de pratiquer le badminton pendant trois heures à la suite, mais à ce moment là, mon professeur évaluait la course d'endurance. Pour ceux qui n'auraient pas conscience de la gravité de la situation, il fallait courir le plus longtemps possible, ce qui ne fait pas partie de mes compétences.
Résumons : je devais courir, et ce le plus longtemps possible, dans le froid, et quand je voulais sortir la main de ma poche pour me shooter à la Vento, je devais subir le froid, alors qu'il faisait -1 degré ce jour-là, tout en étant en hyperventilation . Ma vie est drôle, dis-donc !
Au moment où le professeur m'a vue passer la ligne d'arrivée (littéralement), il a sifflé pour faire comprendre aux élèves que le temps était écoulé. Je savais que mon professeur avait fait exprès d'attendre que je finisse mon dernier tour, je devais faire pitié avec ma Ventoline calée entre mon cou et mon menton.
J'étais tombée à genoux, et j'essayais de reprendre mon souffle (non sans peine), quand j'ai entendu derrière mon dos « Zahra, tu peux aller te reposer sur le banc, là-bas, tu seras plus tranquille. » Je me suis exécutée, et tous mes camarades me regardaient marcher lentement d'une manière pitoyable vers les bancs de touche et m'affaler lourdement dessus.
J'avais le dos courbé, et je respirais. Je commençais à me détendre et à me sentir mieux. La capuche de mon manteau cachait mes yeux et mon nez, et j'aimais le côté mystérieux qu'elle me donnait. J'entendais mon nom revenir dans les conversations des élèves, mais je savais qu'ils ne s'inquiétaient pas vraiment pour moi, ils étaient juste curieux. Ils feraient tout pour savoir ce qui m'arrive, mais une fois mis au courant, ils oublieraient mon problème, et me laisseraient seule, ce qui ne me déplaisait pas, au contraire.
Un camarade, que je vais appeler Jean-Kevin, s'est approché de moi, puis s'est assis sur le banc. Je n'avais pas bougé, mais je voyais qu'il me regardait. Et accrochez-vous, vous n'allez pas croire ce qu'il m'a dit.
« Zahra...t'es morte ? »
Oui, vous avez bien lu, il venait de me demander si j'étais morte. Félicitations Jean-Kev, tu as posé une question très pertinente ! Je me suis tournée vers lui, et n'ayant pas la force de parler, je l'ai fixé, l'air de dire : « Vois-tu le " really nigga ? " dans mon regard ? »
« Jean-Kev, laisse-la tranquille ! » intervint mon professeur, agacé.
Sauvée par mon bourreau.
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J'espère que la première partie vous aura plu, et en particulier vous, Champi et Syndran, vous m'avez fait bien rire, toutes les deux !
J'imagine que la majorité de l'anecdote semble triste, un peu comme si je disais que ma vie était nulle, ou quelque chose dans le genre, mais je vis très bien le fait d'être asthmatique, je vois l'asthme comme une épreuve pour devenir plus forte !
Et je sais que des asthmatiques liront ce texte un jour, et j'ai la chance d'avoir des amis, pas très nombreux, certes, mais qui me soutiennent, ce qui n'est pas le cas de tout le monde, malheureusement. Certains sont harcelés pour ça, et c'est désespérant de voir que des personnes puissent rabaisser une autre en utilisant son handicap ou une de ses faiblesses contre lui. Sachez que je vous soutiens, #TeamAsthma , et qu'un jour vous trouverez quelqu'un qui vous comprendra.
En attendant, que la Vento soit avec vous !
CZYTASZ
Sarcastic Girl, 1ère Du Nom
LosoweHey ! Bienvenue dans ma compilation d'expériences, dans laquelle je vous partagerai mes petites histoires souvent amusantes, en dépit de mon ego. Enjoy ! Crédits de la couverture à soliloquydoodles <3
