Trois coups de feu, tirés séparément. Je m'en fiche, je continue à courir. Je dois rejoindre les autres, rejoindre Maïa, être à l'abri. Paris devient de plus en plus inospitalier. J'arrive devant notre immeuble, je vois Vincent tirer sur un des militaires, je rentre, Jérôme barricade la porte.
Vincent : C'est bon, ils sont partis.
On se complètent sans un mot, Maïa nous a rejoint, elle aussi ne parle pas. La seule phrase que nous arrivons à formuler quand on vient de frôler la mort, toujours la même depuis des jours: " il faut partir". C'est creux, sans aucun sens, et pourtant c'est vrai. C'est Jérôme qui prend la parole: quand?
Moi: je propose qu'on y aille dans quelques jours. J'avais une ancienne amie, en Auvergne... On pourrait aller chez elle, j'me rappelle où elle habite...
Maïa : Tu est sur qu'elle est en vie? Si elle n'a pas eu le vaccin...
Moi: C'est vrai, mais je pense qu'elle est en vie.
Je ne voulais pas y penser. J'espérais qu'elle serait en vie.
Vincent : En Auvergne ? Ça nous fais une trotte jusque là bas! Trois cents bornes à peu près.
Jérôme : On a suffisamment d'essence pour aller jusque en Auvergne je pense. Mais reste le problème de où dormir et tout... Parcequ' elle est petite!
Moi: Kori nous a laissé une remorque, avant de partir au rendez-vous de khronos. On pourrait s'en servir, non?
Maïa : Bonne idée ! On commence à faire les bagages des ce soir les gars! Pas question de rester dans cet enfer plus longtemps ! Vous êtes ok?
Tous: Ouais!
Je me prépare à aller faire les bagages, quand Maïa me retiens par le bras.
Maïa : Au fait, tu nous a pas dit comment elle s'appelle, ta pote?
Moi: Elle s'appelle Tiana.
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U4, les derniers survivants : communauté.
Roman pour AdolescentsUne suite inprovisée de ma première histoire, " U4 : les derniers survivants" donc si vous voulez lire cette histoire, lisez l'autre avant!
