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- Six carottes, treize champignons et deux pommes, s'il vous plaît!

- Tenez ma petite dame!

La vieille marchande me donna mes courses, prit mon argent que j'avais posé sur sa table et repartit à l'autre bout du bazar pour marchander avec un nouveau client. Je pouvais enfin rentrer au manoir ! 
Je mis les provisions dans mon petit panier en osier et marcha jusqu'à la Grand-Rue.
Rien n'est calme dans cette avenue très fréquentée ; Les marchands s'égosillent, les roues des charrettes crissent, les passants se bousculent énormément, les larrons tentent de voler, tandis que moi, je fais de mon mieux pour ne pas tomber.
Malheureusement, avec la chance que j'ai toujours eu, quelqu'un me bouscula. Toutes les provisions que j'avais acheté s'échappèrent de mon panier. Je réussi à sauver quelques carottes -quatres précisément- neufs champignons, deux pommes et ma bourse. Je me relevai pour retomber la seconde suivante. J'eus le tournis. Malheureusement je n'avais pas eu le temps de manger ce matin.
J'essayai tout de même, une nouvelle fois de me relever, et bien que cette nouvelle tentative fût la bonne, ma tête ne cessait de tourner.
J'arrivai pourtant à distinguer quelque chose de sombre en face de moi. C'était une personne portant une cape avec un capuchon qui cachait sa.. tête? C'était un homme. Oui, un homme. Il n'était pas tombé comparé à moi, et tenait plusieurs aliments tel que deux carottes, quatres champignons mais également une bourse dans ses mains. Lui aussi achetait des provisions ? Désormais je voyais un peu mieux qu'auparavant, mais je ne pouvais toujours pas apercevoir son visage. Je ne pouvais qu'observer ses cheveux noir ondulés dépasser de sa capuche. Sa stature était par ailleurs plutôt imposante de par sa grande taille.

- Pourrais-je avoir ma bourse, mademoiselle? Me demandait-il pressé.

- Votre bourse? Lui répondais-je intriguée.

- Oui. Ma bourse.

Je regarde ma -la?- bourse que j'avais dans ma main droite, et oui. Elle n'était pas à moi. La mienne était de couleur rouge bordeaux, accompagné d'un fil doré tandis que celle que j'avais dans mes mains était d'un noir corbeaux étant fermé par une corde qui paraissait usée.

Je bafouillais quelques excuses, tandis que lui, ne cesser de se retourner, agité, sans me prêter la moindre attention.
Je me décalais donc légèrement pour pouvoir comprendre la raison de son agitation et je vis à ma grande surprise une horde de garde au coin de la rue.
Gardes qui demandaient visiblement aux passants s'ils avaient aperçu un homme imposant habillé d'une cape noir.
Une cape noir ? Je regardais autour de nous, personne ne portait ce genre d'accoutrement. À part évidement l'individu qui se trouvait en face de moi.
Nos regards se croisèrent.
Les gardes s'approchèrent rapidement de nous, inquiétant visiblement notre cher bandit.
Il allait s'enfuir quand je lui pris le bras.

- Pourrais-je avoir mes légumes ?

Il tourna sa tête de sorte à m'apercevoir, et me tendit mes légumes du bout des mains, et je pris le temps de les ranger dans mon panier.

- Bien, maintenant pourrais-je avoir l'amabilité de connaître l'identité de Monsieur ? Demandais-je espérant recevoir une réponse.

Il ne daigna même pas me répondre, regardant une ruelle sur le bas-côté. Irrité, j'insistais pour connaître son identité.
Je commençais à sentir les regards des passants se faisant questionner par les fantassins, observer l'homme capé.
Si il restait statique, la garde municipale ne tarderait pas à savoir qu'il est ici.
Mais cette fois-ci, il me regardait dans les yeux d'un air intéressé, se rapprocha de moi et me chuchota ' viens par-là '. Je n'eut pas le temps de répondre qu'il se dirigeait déjà d'un pas assuré vers cette venelle, me traînant derrière lui.

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