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En frottant ma robe pour la réajuster j'angoisse. J'angoisse profondément...

Ce n'est pourtant pas ma première exposition, ce doit être la sixième depuis que l'on m'a reconnu comme photographe professionnel.

Tout ceci est partit de rien, chaque exposition est importante à mes yeux. J'en éprouve le fort besoin d'impressionner à chaque représentation. J'aime écouter les gens me sortir leur critique, c'est ce qui me plait, la réception de l'œuvre sur l'homme.

Nous avons tous une façon différente de voir les choses, nous choisissons tous de regarder une œuvre sous un certain œil et ça peut beaucoup me fasciner.

Regarder les gens réagir, bouger, rire, pleurer face à mes photos... Cela peut paraître bizarre mais j'ai été éduqué dans une famille riche et honnête, on m'a toujours conseillé d'être à l'écoute des autres, de leur montrer qui je suis réellement. Que je sois heureuse ou en colère, je me dois d'être honnête avec eux.

Bien sûre, lorsque je passe la porte avec mon plus grand sourire, je suis stupéfaite face à ce grand nombre de personnes dans la galerie. Ils observent mes photos et réagissent, comme emportés par leur propre monde interne. Je suis heureuse et ravie d'être ici, ce soir. Comme à chaque fois, je me prends un grand plaisir à voir tout ces gens, à retrouver des visages familiers, des habitués de mon travail.

- Brook, chérie.

Une voix gracieuse crie derrière moi et je me tourne pour apercevoir mes parents au loin. Ils m'ont toujours encouragés pour mon métier et ont toujours souhaités mon bonheur, peu importe le domaine dans lequel je m'intéresserais. Je me trouve chanceuse avec eux dans le fond, ils ont toujours assistés à mes expositions sans jamais s'y sentir obligés.

En souriant, je m'approche d'eux pour les enlacer. Je ne les ai pas vus depuis des mois, ils vivent en Italie depuis leur retraite tant attendue. Tandis que moi et mes six frères et sœur continuons de vivre de façon indépendante ici à New York. Nous sommes une famille de rêveurs, à aucun moment nous n'avions peur de l'échec, je sais que cela faisait partit de cette éducation très strict chez les parents. Ils faisaient en sorte de remettre en question chacun de nos défauts afin de nous améliorer et de devenir meilleurs en soi.

- Tu nous as tellement manqué, sucre d'orge. Tes photos sont incroyables, comme toujours tu sais bien.

- Notre fille ne risque pas de prendre son talent à la légère, tu penses bien chérie.Rapplique mon père en dressant une main contre ma joue et il me regarde comme si j'étais son trésor. Il a toujours été comme ça, convaincu d'avoir crée les plus beaux enfants du monde.

- Je suis contente de vous voir moi aussi, dis-je en attrapant les mains de ma mère, Vous restez à New York pour combien de temps ?

Quand ils viennent, je fais toujours en sorte de les convaincre de rester quelques semaines au moins, j'aime tellement mes parents, c'est important pour moi de les voir et d'en profiter.

- Eh bien, il y a des chances que l'on reste toutes les vacances d'été, je pense que nous allons accorder notre présence pour Addison, elle a besoin de nous tu sais.Accorde mon père.

Addison, ma sœur de vingt ans. Elle souffre beaucoup de sa dernière tentative de suicide, qui eut lieu il y a plus de cinq mois. Elle est tombée aveugle quand elle avait dix-neuf ans, arrivé dans son école d'architecture, son bâtiment a prit feu un après-midi d'hiver. Elle s'était cassée une jambe suite à une lourde chute et en se réveillant quelques heures après à l'hôpital, elle ne me voyait pas.

Je me souviens de ce jour comme personnes, nous étions réuni autour d'elle tous les six et j'étais la seule penchée au dessus d'elle quand elle commençait à se réveiller. Elle pleurait, et je trouvais bizarre qu'elle ne me regarde pas dans les yeux. Quand elle a dit « Qui est là ! Qui est là ? » ; « Mais enfin Addison, c'est moi Brook, ta sœur » ; « je ne vois rien, ho mon dieu... je n'y vois plus rien !! »

Delicious pleasure(1&2)H.S (mâture)Historias para obsesionarse. Descúbrelo ahora