Quand tu attrapes le regard d'un type dans le métro, c'est tellement rare que les gens lèvent la tête que tu veux plus le lâcher par peur qu'il ne s'échappe et qu'il retourne sur le sol ou sur un quelconque engin électronique (métaphore pour le téléphone). En général, ils se sentent gênés d'être le centre d'attention, ils n'osent pas me regarder trop longtemps. Mais mon regard n'est ni défiant, ni accusateur ; ça n'est qu'un appel au lien social, un cri de détresse, une sonnette d'alarme. Moi, je leur veux pas de mal, aux gens. Je les aime d'autant plus que je ne sais rien d'eux. Et ça c'est ouf vu que je pourrai apprendre plein de trucs sur eux. Mais non. On préfère jouer à CandyCrush plutôt que de faire des rencontres, et ça, c'est ce qui empoisonne la société individualiste et instantanéiste dans laquelle on croupit.
Coup de gueule inutile, bonsoir.
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Chroniques urbaines
RandomPetits moments passés dans les transports en commun. C'est pas piqué des hannetons, vous m'en direz des nouvelles. Enjoie.
