*/!\ le premier chapitre est du yaoi /!\*
Il n'y croyait pas, il n'y croyait plus... Il ne voulait plus penser à ça, il s'est promis de penser qu'à Lui. Lui, sa vie, son amour, son amant, son homme, sa flamme, son oxygène, son monde.
L'Autre. L'Autre. L'Autre. L'Autre, c'est le meilleur, c'est le plus beau bien qu'un peu pervers, ses yeux carmin ont réussi à emprisonner les siens. L'Autre, c'est un chat qui peut être un enfant tout comme un adulte. L'Autre, il est immature mais mûr, L'autre, il a souffert, comme Lui. Et pourtant, alors qu'ils faisaient partis de deux mondes totalement différents, ils ont réussi à se trouver. A s'aimer, à aimer les autres, à adorer la vie. Et pourtant... Ils savent que ça aurait pu être différent s'ils avaient fait d'autres choix, ils le savent mais ils préfèrent le nier et se noyer dans la sueur de leur ébats.
Lui. Lui. Lui. Lui, c'est un prince et ce, dans les deux sens, Lui, il a dû s'échapper de sa famille tyrannique, Lui, il a voulu échapper à son destin, ce destin de régner. Il a voulu et il a réussi à le faire. Lui, il est incroyable, pas comme L'Autre. L'Autre il a dû choisir la vie de sa famille ou la vie de son homme, pas Lui, un autre, le Hibou. Et il a choisi. Il a choisi de laisser le Hibou tuer sa petite sœur pour éviter que l'Autre entende un peu plus de ses propos homophobes. L'Autre, il a choisi de se laisser battre par ses parents parce qu'il était responsable de la mort de celle-ci. Alors L'Autre s'est posé une question : « Qu'est-ce qu'une famille si celle-ci ne comprend pas qui on est ? » et il a choisi.
L'Autre avait choisi. Il a choisi de tuer sa mère avant qu'elle n'éventre le Hibou, il a choisi de tuer son père avant qu'il ne viole son cousin, inconscient ou drogué, L'Autre ne savait pas réellement. Il avait choisi de sacrifier trois vies pour en sauver deux autres et ça, c'est ce qu'il y a de plus respectable. L'Autre, il a préféré tourner le dos à sa famille pour sauver ce qu'il y avait de plus précieux au monde : son Hibou et son cousin, pourtant, son Cousin n'a rien voulu savoir. Le Cousin voulait juste ne plus voir L'Autre. Il ne voulait plus voir l'assassin de ceux qui avaient recueillis leur neveu. Alors, au lieu de l'aimer, le Cousin a juste haï L'Autre...
Un peu comme le frère de Lui. Un peu comme Lui, aussi. Surtout de Lui, en fait. Lui, depuis qu'il était enfant, il haïssait la vie qu'il lui a été offerte par sa mère. Sa mère, morte pour sauver la vie de Lui. C'était pourri. Eh oui, Lui et le Frère ne sont que demi-frères voire demi-cousins aussi. Lui, il a détesté cette Gamine à courir autour, pourtant, avant, il l'adorait. Lui adorait la Gamine parce qu'elle pensait comme Lui, haïssait le monde comme Lui. Et pourtant, la Gamine est passé de l'autre côté de la barrière en acceptant les fiançailles du Roi. Le Roi, c'est le père de Lui et du Frère, « le Roi des cons » a souvent pensé Lui. Alors, Lui, il s'est enfui. Enfuit de ce monde infâme où l'évolution, le respect ou même l'intelligence ne servaient à rien. Lui, il s'est tiré jusqu'à se réfugier chez une Amie.
L'Amie, c'était aussi une princesse, elle était très respectée que ce soit officiellement, pour son pays ou officieusement, pour sa révolution. L'Amie était digne de confiance. Oh. Il s'avérait que l'Amie était la petite sœur de cet Homme. Et cet Homme, ce fut le meilleur ami de L'Autre et cet Homme a disparu juste après l'exécution d'Eux. Eux, c'étaient le Diable, la Glace et l'Hybride, Eux, c'était le début de cette révolution. Eux, pour l'Amie, pour tous ces révolutionnaires, ils sont morts en héros. Dans cette Révolution, il y avait aussi le Hibou, l'ancien amant de L'Autre. Ils ne s'entendaient pas si mal, peut-être était-ce parce qu'ils avaient grandi ensemble ? L'Autre ne savait pas et L'Autre préférait s'amuser par-ci, par-là, faisant de temps en temps des plans à trois. L'Autre adorait ça. Il adorait le sexe, il adorait la liberté et adorait la vie. Tout le contraire de Lui.
Lui. Lui. Lui. Lui. La première fois que l'Autre a posé les yeux sur Lui et croisé ses pupilles vertes, il a pensé que Lui était magnifique, pur, voire, innocent. L'Autre avait tout faux à part pour sa beauté. Lui, il avait tout de pourri à l'intérieur. Lui savait qu'il était capable de détruire un pays tout entier, son infâme pays. Et pourtant, pourtant, L'Autre l'a sauvé. L'Autre l'a aidé à recoller les morceaux. L'Autre l'a aimé. Et l'Autre à commencer à l'appeler. C'était la première fois que son prénom ne le dégoûtait pas. Il aimait le son produit de la bouche de L'Autre. Il aimait la forme animale de L'Autre, il aimait ce petit chat, comme il aimait ce grand coquin. Il aimait ses cheveux à la couleur du jais et ce sourire en coin. Il aimait le regarder comme il aimait le fait que L'Autre le toise de toute sa hauteur. Alors, un jour, pendant l'acte, Lui supplia à L'Autre de dire son prénom. Et L'Autre lui murmurait d'une voix rauque un tas de « Sven » dans l'oreille. Sven aimait L'Autre.
Sven aimait L'Autre comme L'Autre aimait Sven. Il aimait les cheveux châtains de son prince, il aimait tripoter son torse, le tâcher de suçons, il adorait l'exciter ou jouer avec ses longues oreilles... Il aimait tout de Lui, alors ils se tournaient autour, jouant avec les nerfs de certains révolutionnaires, jouant entre eux deux. Ils s'embrassaient de temps à autre sur la joue ou le nez ou la bouche, le front ou même la paupière. Parfois, ça allait un peu plus loin mais jamais, au grand jamais, L'Autre ne força Sven à aller au lit, à l'embrasser, le lécher ou passer à l'acte. Alors, un jour, pendant cet acte, Lui le supplia de l'appeler. L'Autre se plia donc à sa volonté en murmurant un tas de « Sven » dans l'oreille auxquels Sven répondit par « Mathéo », le prénom de L'Autre. Ce prénom qu'il avait appris à aimer dans la bouche de ce petit prince.
Lui et L'Autre devinrent un Nous. Ils devinrent Sven et Mathéo. Ils vivent le présent et ont accepté le passé. Ils deviendront le futur parce qu'il n'y a plus de Lui ou de L'Autre, ils sont ensembles, rien, ni personne ne les séparera.
Un soir, Mathéo demanda à Sven :
« _ Sais-tu comment dit-on ' Je t'aime' en Japonais ? »
Et Sven lui répondit :
« _Bien évidemment. N'as-tu pas appris à le dire depuis ces 3 dernières années ? »
Mathéo fit la moue et avoue :
« _ C'est vrai, mais j'aimerai que tu me répondes... »
Sven l'embrassa sur le coin des lèvres et lui chuchote :
« _ Alors disons-le, ensemble. »
Il se sourirent mutuellement et déclarèrent :
« _Aishite iru. »
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Aishiteru
Short StorySérie de One shot sur plusieurs de mes OC étant en couples, donc couples hétéros, yaoi et yuri en vue, parce que c'est la vie qui le veut et non les personnes qui le décide, parce que tout le monde a le droit au bonheur malgré les difficultés et la...
