Déboussolé, le coq de la girouette s'agite comme un beau diable dans les rafales de l'Autan, ils étaient perdus en pleine tempête depuis maintenant quatre heures, en cet hiver 1999. A force de marcher ils se trouvaient maintenant à quelques kilomètres du petit village de Foix lorsqu'ils aperçurent enfin le toit d'une vieille maison, soulagés ils entrèrent dans cette maison aux abords sinistres. Paul et Marcus une fois au sec, se délaissèrent de leurs manteaux humides et découvrirent ce qui allait leur servir de demeure éphémère. Marcus pris à ce moment quelques bouts de bois posés près de la cheminée et un vieux paquet d'allumettes qui avait l'air de daté du siècle dernier, après plusieurs tentatives Marcus avait réussi a allumer un beau feu dans la cheminée. Pendant ce temps Paul avait pris l'initiative de partir explorer le rez-de-chaussée afin de trouver de la nourriture et peut-être le disjoncteur de la maison. Il réussit a trouver de la nourriture mais le disjoncteur avait l'air hors service depuis une dizaine d'années. Paul était toujours en exploration pour essayer de trouver des lampes torche lorsqu'il mit enfin la main sur ses lampes c'est qu'il entendit les premiers craquements à l'étage. Ce bruit sourd ressemblait à des bruits de pas, lents et lourds, avançant prudemment comme pour ne pas se faire remarquer.
Pris de panique, Paul se dépêcha de rejoindre son ami dans la pièce principale. Marcus toujours devant la cheminée alimentait le feu quand Paul lui dit alors:
"- Tu... tu... as... entendu ?
- Eh calme-toi, non j'ai rien entendu d'anormal à part le bruit du vent, viens te réchauffer près de la cheminée, dit Marcus d'un ton calme
- Mais... mais... je suis sûr que c'était quelqu'un qui marchait, répondit Paul inquiet
-Tsss je veux rien savoir allez essayons de terminer de terminer notre séjour tranquillement, proposa sereinement Marcus"
Sur ces mots, les deux jeunes hommes s'assirent ensemble près de la cheminée...
Le feu commençait tout doucement à s'éteindre et Paul et Marcus tombaient de fatigue. C'est alors qu'un autre craquement se fit entendre, Marcus sursauta et Paul se releva rapidement. Une ambiance pesante prit place et plus personne n'osait ni bouger ni même respirer, ils attendaient tout deux un second bruit pour confirmer leurs pensées...
Mais rien ne vînt, le calme plat jusqu'à que Marcus brise enfin le silence par ses mots:" C'était sûrement le vent." Il croyait à ses parolesseulement à moitié, puisque lui aussi l'avait entendu ce craquement sourd sans suite. Paul lui, était en sueur, il se posait des questions sur ce qui l'entourait, tout ces meubles couvert d'un drap blanc immaculé qui contrastait curieusement avec les murs salit par la crasse, la suie et la poussière. Quelqu'un était là, habitait là, dans cette maison peu de temps avant notre arrivée. Pourquoi était-il parti en prenant soin de tout couvrir et où était-il maintenant ?Alors dans un élan de folie, Paul découvrit chaque meubles de son drap et dessous tout était restés tels quels, stériles comme lors de l'achat d'un meuble, mais un journal épais faisait tâche dans ce cadre.
