« Le passé n'est qu'un sac rempli d'épreuves que seul le futur libérera ».
Le vent souffle dans mes cheveux, il les enlace, les emmêle et s'en empare. Face à lui je ne suis rien. Comme je le suis depuis ce fameux jour. Ce jour où, mon père, « le grand et l'unique » Guillaume Delavichi nous a abandonné ma mère et moi pour son unique raison de vivre : la musique, du moins c'était ce que je croyais. Ma mère, Theresa s'est alors renfermée si ce n'est plus dans son monde. Un monde auquel personne n'a accès et qui est désespérément pas le mien. Elle passe ses journées enfermée à peintre. Dans ses tableaux, nous ressentons du désarroi mélangé à de la peine. Elle attend chaque jour, mon anniversaire, ce jour où ma mère et moi sommes importante aux yeux de mon père. Le 6 septembre. Les cernes et le teint grisâtre de ma mère s'effacent pour laisser place à une joie inespérée et à son doux parfum de coquelicot.
Depuis mes cinq ans, je le vois une fois par an accompagné de son violon.
En ce fameux jour, il revient comme si rien ne l'était comme s'il nous avait pas lâchement abandonné. Il nous gratifie de cadeaux et nous fait ce qu'il sait le mieux faire, de la musique. C'est alors que s'installe en moi un sentiment étrange partagé entre une haine irréversible et un amour inconditionnel. Pourquoi nous infliger tout ce mal ? Quel égoïsme ! Cependant sa musique est si belle, elle remplit mon cœur d'amour et de force pour tenir un an avant de le revoir. Lorsque ce jour se fini et que mon père part, je retrouve ma mère dans son chagrin immense et pendant des semaines entières, je l'entend à longueur de journée pleurer et pleurer. Tout cela dure des semaines si ce n'est des mois avant qu'elle se ressaisisse. Je me plonge dans une grande solitude et si ma meilleure amie n'était pas là je n'aurais pas le courage et la force de continuer. Elle s'appelle Luna. Je pense que nous étions faite pour se rencontrer. C'est la seule qui à le droit de m'appeler Mènaline qui est mon vrai prénom car de façon général tout le monde m'appelle Mèna. Aujourd'hui, nous sommes à la veille de mon dix-huitième anniversaire. Je suis à la falaise. Cette falaise qui m'a vu grandir et celle où mes parents se sont rencontrés. Tout les jours je m'y rends. Il y a des centaines de coquelicots tous aussi beaux les uns que les autres. Je n'ai aucune idée du pourquoi du comment mais c'est un symbole. J'aime les regarder tout en respirant l'air frais de la montagne. Je m'y ressource et compose. Cela me tue d'avouer que j'aime la musique tout autant que mon père. Je n'ose pas le dire à ma mère et je garde ça secret depuis mes cinq ans. Je joue de la flûte traversière. Cet instrument reflète toute les souffrances intérieures et me donne de l'espoir. L'espoir qu'il revienne pour toujours. Après avoir composer et jouer, la nuit tombe sur la montagne. L'avantage à avoir une mère dépressive c'est que je n'ai pas de limite et peux rester dehors autant de temps que je le souhaite. J'entends les grillons se réveiller sous la nuit et finalement décide de rentrer. Ma mère toujours enfermée dans son atelier, n'a pas bougé de la journée. Ayant interdiction de rentrer dans son atelier, je décide de nous faire à manger. Le repas près, je l'appelle et elle rapplique. C'est très ironique comme situation. Nos rôles sont totalement inversés. Elle a un peu repris des couleurs à l'approche de ce fameux jour. Nos discussions sont très brèves.
« As tu passé une bonne journée, Mèna ? » me demande-t-elle.
« Oui oui très bien j'ai vu Luna ». Ai-je menti.
Et voilà le reste du repas est silencieux.
Une fois fini, elle repart dans son atelier et je vais me coucher. Un train de vie très monotone et une routine pesante. J'aimerais tellement que mon père revienne, qu'il revienne pour toujours
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L'absence
RomanceMèna, 16 ans souffre de l'absence de son père. Le jour de son anniversaire est marqué par un événement tragique qui va influer sur tout le reste de sa vie. Elle va alors partir en quête de quelque chose qu'elle ignore. Quel en est le but ?
