Chapitre 1

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Je me réveille. Je suis en sueur. Mes cheveux noirs me tombent devant le visage. Je ne sais pas ce qu'il se passe. J'ai l'étrange impression de ne rien savoir. Rien comprendre. Je sens ma respiration... elle est anormale. Beaucoup trop haletante. Puis je me concentre sur ce qui m'entoure.
Mes yeux... je vois trouble. Tout devient alors plus net en quelques secondes. Je vois une femme, et un homme en blouses blanches. Ils me regardent sans rien dire. Ils ont l'air choqué. Comme si quelque chose n'allait pas me concernant.
Je remarque à l'instant que je suis allongé sur un lit d'hopital... dans une sorte de robe verte. La porte est ouverte. Deux femmes rentrent à toute vitesse et me dévisage. L'homme, sans détourner son regard de moi, chuchotte quelque chose.
Personne ne bouge. Un long silence que seule une machine trouble.
Puis je capte que quelque chose ne va pas. Je sens 4 bâtements de mon coeur. 2 rapides, puis deux autres à intervalles irrégulier. Je pose ma main sur ma poitrine. Mon coeur va parfaitement bien. Pourtant je sens deux autres pulsations différentes qui ne viennent pas de mon coeur.
Un homme, vieux aux cheveux gris me dévisage... et s'approche de moi. Puis je me rappelle du pourquoi je suis ici. Tout me revient en mémoire. Je m'inquiète alors pour Mélina. Va-t-elle bien ?
- Maxime Vandouy ? Dit-il. Tu vas... tu vas allez à l'hopital de Paris.
Je le regarde. Pourquoi ? J'ai quelque chose de grave, c'est sûr. Une maladie inconnue ? Ou un virus qui pourrait détruire l'humanité. Je pars loin. Mais je stresse.
- Qu'est ce qu'il se passe ? Comment va Mélina... c'est la fille de mon lycée. Elle est venue ici ?
Ils me regardent. Une femme s'approche de moi.
- Mon petit, chuchotte-elle. Tu vas très bien. Même très très bien. Et ta copines n'a rien. Rassures toi.
Je l'a regarde. Son regard remplis de compassion... non. C'est de la pitié qu'elle a. Je m'énerve... et tente de me lever. Je pose un pied à terre. Mes jambes me supportent pas et je tombe. On me relève immédiatement en me disant de ne pas bouger.
- Qu'est-ce que j'ai ? Je cris.
Ils me regardent. L'homme aux cheveux gris s'approche d'un pas en me fixant.
- Il y a quelques instants, tu étais mort.

Une semaine plus tôt.

Je me réveille. Non. Je me fais réveiller. Mon frère me hurle dessus pour que je me dépeche. En me disant que je suis en retard. Je soupire... mais reste allonger. Il revient deux minutes après en m'attrappant par le dos et me fait rouler en dehors du lit. Je tombe en m'écrasant le nez contre me sol. Je me relève d'un bond et soutiens son regard. Il a réussi à me mettre en rogne.
Ces pupilles sont dillatées. Je plisse les yeux. Je le pousse et il se cogne contre la porte derrière lui. Il est énervé lui aussi. Il arrive et me cogne au visage. Je tombe par terre en me tenant la joue. Puis la colère monte. Je me relève et tente de lui donner un coup au nez. Il arrive à le stopper. Je retente vers la gauche. Je l'éfraule. Il me pousse et je me cogne contre mon bureau. Je fonce sur lui. Il me tient. Ma tête est contre son torse. Je le roue de petits coups tandis qu'il se met à rigoler. Il me relache d'un coup. Avec mon élan... je sors de ma chambre pour m'écraser au sol devant la salle de bain.
Il me regarde en rigolant. Je me relève et regarde ma montre. Mon bus arrive à 7 h 01 et reppart à 7 h 04. Il est 7 h 09. Je me met à ricaner. Il a l'air stresse.
- Putain fait chier ! Grogne-t-il. Maman va me déglingue à cause de toi. Je lui avais dit que tu ne louperais aucun cours.
Je me frotte le visage. Il ma fait mal le con.
- Tinquiète, je vais faire les mots d'absences moi même. Et aucun risque que le BVS ne les appelle... j'ai bloqué leur foutu numéro.
Il me regarde. J'aime ce regard. Le regard d'un frère fier de moi.
J'inspire un bon coup et retourne me coucher. Il m'arrête.
- Max, commence-t-il. Comme les vieux sont partis pour une semaine... j'ai prévu un truc mercredi. Sa va être un truc de ouf. Juste faudra rien dire.
Je le regarde. Il me prend vraiment pour un con.
- Mec, j'suis pas débil. Je vais rien dire.
Je me pose sur mon lit. J'allume mon portable sur ma table de nuit. Mon frère s'en va. Je vois "Un message de Vivi". Je le repose et me rendors. Je lui répondrais plus tard.
Quand je me réveille, il est 8 h 00. Je m'étire et reste allonger. Je pense à des choses. Des personnes. Le sens de la vie. J'aime bien me poser ce genre de questions sans réponse. Pourquoi on existe ? Pourquoi vivre avec les normes que la société nous impose ? Pourquoi suis-je devenue gay ?
Je rallume mon portable. 23 fucking messages ????? J'inspire. Il y en a 3 de Maelys, 4 de Victor, 5 de Emma, 2 de Charles, 4 de Morganne et 5 de Nora.
La flemme de lire. Je me lève et descend les escaliers. Je vois mon frère. Il roule un pète. Je soupire. "La drogue c'est mal." Je me rappelle cette phrase. Je sourris intérieurement.
- Tu veux tirer ?
Je le regarde. La beuh, je m'en fous. Je ne fume pas de base. Et je sais que j'ai un mental suffisament grand pour ne pas tomber accro. Il l'allume et je tire 4 taffs. Je suis défoncé. Je n'arrive jamais à tenir les purs après 4 taffs. Heuresement qu'il n'a pas fait un royal. Le shit me fait mal au ventre.
Je reste devant la télé jusqu'à 9 h 00. Mon frère est partit dehors depuis longtemps. Ce foutu desco qui profite de la fortune de nos parents pour ne rien foutre. Qu'est ce que j'aimerais être à sa place.
Je me lève. J'ai besoin de marcher. Dehors, il pleut. Mais m'en fou. Je m'habille, me coiffe, regarde que sa empire, arrête le massacre et sors dehors. Je vois enfin les messages. Rien d'important, sauf celui de Maelys, qui me dit que Johan veut me trouver et me frapper. Je reste paralyser devant ma porte. Je ne comprends pas pourquoi. Je lui demande. J'ouvre la porte et ne met pas ma capuche. Je n'aime pas mettre des capuches.
Je prend le bus. J'arrive au lycée 20 minutes plus tard. J'ai toujours mes écouteurs. Je vois Victor qui parle à un mec que je connais pas. Je me dirige vers lui. Je vois Maelys qui me regarde en arrivant. Elle me prend le bras et m'entraine avec elle. Il ne pleut plus depuis un quart d'heure.
- Pourquoi tes pas venue en physique ? Me demande-t-elle.
Je la regarde. Elle n'a que ça à me demander ?
- Tu n'as pas reponde à mon message. Pourquoi Johan veut me deffoncer ?
Elle me regarde. Maelys est petite. Plus petite que moi. Elle est rousse avec de longs cheveux.
- Putain ! Commence-t-elle. Tu as passé le week-end chez Eva Drig, son ex ? Tout le monde dit que vous avez coucher.
Je fronce les sourcils. Personne ne sait que je suis gay. Ça fait chier. Je détourne le regard. Une foule se masse. Devant, johan se ramène. Il a l'air en colère.
- Alors on se tappe ma meuf ? Me crie-t-il.
Je recule instinctivement. Il se met en face de moi. La foule se met autour de nous. En quelques secondes, je me retrouve dans la merde.
- Je... je n'ai rien fait.
Il rigole.
- Tu as peur de te battre ?
Je soupire. Je commence à perdre patience. Il me pousse et je tombe par terre. Je fronce les sourciles et me relève.
- Alors tu as peur de te battre ? Repète-t-il.
Je serre la machoire.
- J'ai peur de me battre. Mais par de recevoir des coups. J'ai peur d'en donner.
Il me fixe, avant d'exploser de rire. J'en profite. Je cours, le prend par le cole et le soulève avant de le balancer. Il s'écrase par terre.
Il se relève à la seconde en me lachant un regard remplis de haine.
- Tu vas me le payer grosse pute ! Crie-t-il.
Il fonce sur moi et me donne une droite sur mon nez. Je me cogne contre des gens derrière moi. Je vois Maelys qui me regarde l'ai attristée.
- Pauvre malade, je murmure.
Je me touche le nez et sens du sang couler. Je m'approche de lui. Il tente de me giffler. Je retiens son bras et le roue de coup dans le ventre. Il essaie de me prendre les jambes.
Quelqu'un me prend par le bras et m'envoie à terre. C'est un ami de Johan. Ils me rouent de coups de pieds. Je pleur. Pleur de rage. Un pion arrive. Tout le monde s'en va. Victor me relève et m'entraine à l'aide de Mae un peu plus loin sur le parking.
Ils me regardent. Je rigole. Ils sont inquiets... et ça me fait rire.
- Pourquoi tu rigoles ? Me demande Mae.
- Nan rien. Je vais rentrer.
Victor me regarde. Je suis géné mais le fixe également.
- Tu vas le dire à James ?
Je la dévisage. Pourquoi devrais-je parler à mon frère ? Si il s'en mèle, je ne serais plus que son ombre. Hors de question que ça se passe comme ça.
Je baisse les yeux.
- Nan. Je vais retourner chez moi. Vous pouvez venir ce soir. De toute façon vous pouvez venir tous les soirs sauf mercredi.
Victor me regarde. Je m'essuie la bouche.
- Tes deffoncer mec, fait-il.
Ils n'aiment pas quand je fume le canabis. Surtout Victor qui a pu se sortir de ça.
- Non, je fais en m'en allant. Le bus est arrivé. Vous m'appellez si vous avez un probléme.
Je rentre chez moi. Je ne sens plus mes jambes. Je regarde le sol. Le planchet. Je m'assois sur le canapé et regarde une série. Il est 11 h 00.
- Putain il y a un petit con qui ta tabasser ? Me hurle James. Dis moi son nom et une description physique. Demain il faira moins le malin.
Je me lève. Je ne veux pas empirer les choses.
- Laisse tomber, une embrouille de gamin.
Il sort son portable et me montre une vidéo. Une vidéo rescente de moi qui me bat. Je baisse les yeux.
- Qui t'as prévenus ? Je demande.
Il me regarde sans répondre. Il me dévisage. J'aime pas ce regard. C'est le regard du frère trop protecteur. Il me fait même peur.
- James putain ! Je hurle. Pas besoin de foutre plus la merde.
Il me regarde.
- La vidéo est flou. Donne sa description et son putain de nom.
Je commence à m'énerver. Je le regarde. Il plisse les yeux, une cigarette à la bouche.
- Si tu ne laches pas l'affaire, je dis tout à papa et maman de la soirée de mercredi et m'en fou de la journée que j'ai séché.
Il me regarde comme si je l'avais gifflé. Il ferme son poing. Il a clairement envie de me le mettre dans la tête. Je m'approche de lui.
- Donc si tu veux pouvoir faire ta fête tranquille sans moi dans les pattes, tu laisses tomber, j'ordonne à Jame.
Il ricanne et sort dehors. Je sais que des que mercredi va passez je vais être dans la merde. Je me lave le visage dans l'eau à la salle de bain. Puis je me regarde par la glasse. Mes yeux, habituellement noir, on une teinte de vert. Je redescend sur le canapé. J'ai un appel manqué. Je réappelle Mae.
- Allo ? Me demande-t-elle. Max ? Tu ne sais pas la nouvelle ? Ton amie, l'ex de johan... elle affirme que vois avez fait les prélis.
Je souffle. Je suis dans la merde. Je rigole. Tant pis.

Deux CoeursTempat cerita menjadi hidup. Temukan sekarang