Le cliquetis des chaînes et le ronronnement de moteurs est la première sensation que l'enfant perçoit au réveil. Où est-elle ?
Ses yeux s'ouvrent... Rien... L'enfant panique, aucune lumière n'atteint ses yeux ni même effleure l'obscurité. Est-elle aveugle ? Elle essaye de bouger mais ressent une résistance aux poignets et aux chevilles qui l'en empêche amplifiant seulement le bruit de ses chaînes.
La panique s'amplifie elle aussi. Elle se souvient maintenant de ce qu'il s'est passé. Elle ressent les battements de son cœur brûler en elle mais elle n'y prête pas attention. L'enfant sait déjà qu'elle est différente, on le lui rappelle à chaque instant.
Le moteur s'arrête et des voix se font entendre :
"-Alors, qu'elle est cette arme que tu voulais absolument m'offrir Getzo ?
-Elle est dans ce camion.
-Ouvrez-moi ça ! Je veux de la qualité ou tu seras payés en plomb.
-Comptez sur moi..."
Les portes s'ouvrent et le peu de lumière éblouit la fille. Un air frais s'infiltre dans le conteneur tandis qu'elle entend une personne déverrouiller ses entraves.
"-Laissez-lui les menottes pour la démonstration.
-Menottes ?"
Quelqu'un la porte jusque dehors. Quand elle ouvre les yeux, elle se retrouve en face d'un groupe d'individus tous armés sauf un maigrelet et un homme en costard au milieu de tous. L'échange se fait en pleine nuit sur des quais inhabités. Le groupe est entourés de conteneurs.
Le plus grand d'entre eux, celui en costard, rougit en voyant la petite fille aux cheveux noir et aux yeux noisettes. Il jette un regard à ses sbires qui se dépêche aussitôt de se saisir du trafiquant.
"-Une petite fille ? Tu m'as amené une petite fille ? Abrutis !
-Laissez-moi vous expliquer, lui rétorqua Getzo serein.
-N'abuse pas de ma patience...
-Que peuvent les gros fusils bruyant et voyant dans une banque face à une petite fille innocente capable de faire fondre une chambre forte de ses petites mains ? Oui, vous avez bien entendus ! Cette arme est humaine, elle vit pour vous servir à présent."
L'homme en costard se met à ricaner, tout comme la plupart du groupe pendant son discours.
"-Tu me prends vraiment pour un con !
-C'est ce qu'on va voir... Hé ! Petite ! Rappel-toi ce que j'ai fais à ton amie !S'exclame-t-il en ricanant."
En guise de réponse, la petite fille se débat de toute ses forces en fermant les yeux, donnant des coups de pieds dans le vie. Elle recommence à sentir son cœur brûler, la douleur est telle qu'elle se met à crier à la fois de haine et de douleur. La chaleur se propage comme un fluide en fusion dans son corps. Le sbire est contraint de la poser avant que la chaleur lui brûle les mains. Les petites mains de l'enfant quant à elle semblent avoir été mélangées à du métal en fusion. Les menottes fondent et coulent le long de ses bras. Ses yeux s'ouvrent exhibant des yeux jaune-orange de la même couleur que ses mains.
"-Enervez-la quand vous voudrez utiliser ses pouvoir... Dit Getzo, satisfait.
Je... mérite une petite... prime de risque pour sa capture, vous ne trouvez pas ? Dit-il le sourire aux lèvres.
-Tu auras le double, s'écrie l'homme en costard fasciné par le spectacle.
-J'aimerai aussi... entrer dans le clan des Yakusas...
-Je te ferai entr..."
Un shuriken vient se loger dans sa gorge avant qu'il ne finisse sa phrase. Le sang jaillit de sa gorge pendant que son corps s'écroule.
Le groupe s'affole, arme à la main, ils cherchent dans la pénombre d'où la menace pourrait venir. Au même moment Getzo, prit de panique, se jette dans le conteneur du camion qui démarre aussitôt.
Une pluie de shuriken s'abat alors sur le groupe qui se sépare dans le désordre espérant chacun sauver sa peau. Une bonne moitié tombe raide tandis qu'une demi-douzaine réussit à se réfugier parmis les conteneurs. La petite fille souffre trop pour faire quoi que se soit et se recroqueville dans la douleur.
Des ombres se baladent dans la pénombre entre les caisses de cargaison et les survivants ne tardent pas à ouvrir le feu à vue.
"-Combien ils sont ?
-Au moins vingt !
-Argh !
-Un homme à terre !
-Il faut récupérer la cargaison !"
Après quelques autres cris de douleurs, les trois hommes restants se réunissent près de la fillette.
"-Je les ai perdu de vue.
-Je crois en avoir eu un !
-Il vous reste des balles ?
-Moi oui.
-On doit se dépêcher ils vont surement revenir.
-Ils ? Je suis pourtant seul..."
Les trois sbires tournent en même temps la tête vers une silhouette encapuchonnée là où se trouvait auparavant le camion de Getzo.
"-Abat moi ce fumier !
-Vise bien, il ne reste que sept balles, dit l'homme en retirant sa capuche."
L'homme dont un bandeau recouvre ses yeux et entoure ses courts cheveux argentées sort de l'obscurité en retirant le katana de son fourreau accroché en diagonale sur son dos. Sa cape touche le sol et lui recouvre presque tout le corps.
"-Tu peux prendre ton temps il est aveugle, dit un sbire en essayant de rire, mais la peur est bien trop grande pour qu'il y parvienne.
-Sous-estimer son ennemi vous coûtera cher..."
L'un des sbires pointe son pistolet-mitrailleur sur l'homme au yeux bandés et tire tout ce qu'il a.
Aucune balle ne réussit à atteindre sa cible mais le katana quant à lui a bel et bien tranchées les trois têtes prétentieuses qui se dressaient devant lui.
L'action n'avait durée que trois secondes, trois secondes de douleurs en plus pour la petite fille qui souffrait encore de ses brûlures. L'homme range son katana en s'approchant de la fillette qui le dévisage ses yeux orangés emplit de terreur. Il l'a prend dans les bras. La douleur s'estompe presque aussitôt laissant place à une chaleur douce et apaisante. La fillette ressent à nouveau la brise de la nuit effleurer ses petites joues, à l'aise, elle écoute les paroles de son sauveur :
"-Allons mon enfant, n'est pas peur, je suis comme toi et je vais t'apprendre à maîtriser ton cœur."
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La Ninja du Mont Chinkanchiwicha
FantasyUne enfant au cœur de feu est emmenée dans un autre monde pour devenir une Ninja aux capacités fabuleuses...
