juste un soir (Allie)

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J'en peux plus, il faut vraiment que je sorte d'ici. Mince, tout ça pour Paula qui me laisse tomber et qui drague tout ce qui bouge...j'en ai marre. Je suis chez jack, à sa dernière soirée avant les vacances, qui est aussi la première pour moi. Paula a tellement insisté pour que je vienne que j'ai dis oui juste pour qu'elle arrete. Mais je me rend compte que j'aurai dut réfléchir aux conséquences de mes actes. Ici, tout le monde bois, fume, dance et s'ambiance. Sauf moi. Je ne suis pas comme ça.
Un mec que je ne connais pas s'approche de moi en titubant. Il pût l'alcool.
 
  -salut ma jolie, tu veux venir vivre une aventure avec moi?

  -pas avec vous, non merci.

Je m'éloigne de ce type qui n'arrête pas de loucher sur ma poitrine et me dirige vers la baie vitrée ou le monde me parait plus beau, tant que je ne suis plus dans la maison, entourée de personnes que je n'aime pas.

                               ***

Après m'être pris plein de coups de coudes, j'ai enfin réussi à franchir la baie vitrée. Il fait frais mais je préfère me congeler petit à petit que de rester une minute de plus enfermée. En plus, il n'y a pas grand monde dehors, à part un groupe de grands gaillards qui fument.
Je me met à me diriger vers le fond du jardin, qui celui-ci est un véritable parc, en regardant autour de moi. Je voudrais être un peu tranquille. Mais au moment ou je repose mon regard devant moi, pour faire attention où je posais les pieds, je percute quelqu'un, et tombe l'entrainant dans ma chute. Au moment ou je pose mes genoux au sol, je ne peux me retenir de vomir, cette horrible goût que j'ai dans la gorge depuis le début de la soirée.
Ce n'est pas très agréable. Beurk.
Lorsque je m'essuie la bouche avec la manche de mon gilet, faute de serviette à côté de moi, j'entend une voix de garçon près de mon oreille:

  - putain, mais c'est dégueulasse...t'aurai pas pu faire attention?!

Sans même regarder à qui je parlais je réplique glacialement:

  -hooo, pauvre chou! Tu veux que j'appelle maman?

  -t'as du répondant pour le chaperon.

En entendant ce surnom, je me fige. Merde. Les seuls qui m'appellent "le chaperon" depuis le college, jusqu'à encore aujourd'hui ou j'ai finis mon année de première, sont jack et sa bande: Henri, Jay, Calleb et Thomas.
Juste parce que un jour, il pleuvait très fort au collège et comme je n'avais pas de manteau, car mes parents n'avais pas trop les moyens de m'en acheter un, j'avais pris un anorak beaucoup trop grand qui appartenait à mon père. Je n'étais pas "à la mode", differente et je ressemblais au petit chaperon rouge dedans, mais en bleu. Tout le monde c'était moqués de moi. Ils ont fini par s'en lasser et ont arrêter de m'appeller sans cesse "chaperon". Tout le monde sauf ces crétins. Qui sont devenus LES populaires du lycée et dont toutes les filles craquent. Sauf moi encore une fois.
Je lève les yeux doucement vers la voix et vois Jay. Comme je l'ai dis, un des quatre chiens-chiens de jack.
Il a un sourire moqueur et écœuré, sa veste dégoulinante de vomie entre deux doigts. Son sourire s'efface et ses yeux, d'habitude marron-caramel, deviennent noir. Oula, si les yeux pouvaient tuer, je serais déj morte.

  -bref, le chaperon, merci beaucoup pour ton cadeau.

Maintenant que j'avais commencé, je ne pouvais pas me défiler.

  - je suis vraiment désolée. Oh, j'avais oublié, on m'a appris à ne jamais mentir!

  -détends-toi le chaperon, j'te rappelle c'est toi qu'a commencé avec ta merde dit t'il en désignant les tâches qui commençaient à sécher sur sa veste.

  -ah oui? Bah tu sais quoi? Je m'en fou complètement!

Je me lève, les jambes tremblantes. Mais quand je m'apprête à partir en essayant de faire une sortie théâtrale et digne, je vois un éclat qui attire mon attention. Dans mon vomie, trempe une petite bague dorée sur laquelle une pierre bleu est accrochée. La bague que ... La bague qu' IL m'a offert... Avant que je puisse faire le moindre mouvement pour le récupérer, Jay, qui avait surpris mon regard, la prend et la remu entre ses deux doigts.

  -alors, chaperon, c'est ça que tu veux? Je me trompe?

  -lâche ça ,Jay. Fais pas le con. Rends la moi.

Ma voix tremble. Il faut qu'il la lâche.

  -ah oui? et pourquoi? Tu vas faire quoi? Mmmh... Je me demande ce que tu pourrais faire pour ce truc !

  -je...

Ça y'est, les larmes me montent aux yeux. Lâche la, lâche la, lâche la...c'est mon dernier souvenir de...

  -ok, t'as gagné Jay. Je ferai tout ce que tu veux. Je le jure.

  -met toi à genoux, et excuse toi en disant: oh toi, Jay, le bg, des bg, je m'excuse de tout mon coeur. Et ensuite, t'embrasse le sol.

Je ne retiens plus mes larmes. C'est un vrai salopard. Je le haie. Mais si je ne fais pas ce qu'il me dit, il ne me rendra jamais la bague...
Je m'agenouille en silence, m'essuient les yeux avec les mains. Merde, je vois flou...

-ho...toi...j- Jay...l-e plus...bg des...b-bg, j-je m'ex-xcuse...de...de tout...m-on coeur...

Je n'arrive pas à contrôler mes hocketement. Il me contrôle, et a tout pouvoir sur moi à ce moment...
Comme ce soir la...
J'effleure de ma bouche tremblante le sol, et relève le buste.
Jay, qui entre temps s'est relevé et a enlevé sa veste, s'accroupit en face de moi.

  - c'est bien, le chaperon! C'est comme ça qu'on nous respecte.

Il s'approche de moi, jusqu'à mon oreille et se met à mordiller celle-ci. Je tremble, j'ai peur. Qu'est ce qu'il va me faire faire, pour que je puisse récupérer ma bague?
Je l'entends murmurer:
 
  - t'as de la chance que je me contente de ça...

Puis Jay se lève, apres avoir jeté ma bague et me laisse là, dans l'herbe, par terre, dans la nuit.

Ces mots...cette phrase...

"T'as de la chance que je me contente de ça..."

Des souvenirs remontent en moi...j'ai peur...je suis terrifiée...non...je ne veux pas les ressortir...je les enferme au plus profond de moi...

Je récupère ma bague et serre mon poing autour de celle-ci. Les formes familières m'entaillent la peau, mais me rassure.
Alors je me lève, toujours tremblante et sous le choc, et me dirige vers le portail principale, évitant toutes personnes.
De là, je rentre chez moi, la nuit et le silence m'engloutissant.

juste un moisWhere stories live. Discover now