1-Mon calvaire matinal

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Je l'aime, un peu, beaucoup, à la foliepassionnément...
Voilà à quoi se résume mes pensées matinales. Depuis qu'IL m'a forcé à mémoriser cette foutue phrase, elle ne lâche pas mon esprit et mes lèvres, elle me tourmente et en même temps c'est la seule chose qui puisse m'apaiser lors de mes crises émotionnelles

Je m'appelle Lena O'Brian, enfin je crois, oui c'est ça je suis sûre. Je sais que je suis folle mais pas assez pour oublier mon nom quand même. Je disais donc, je suis Lena O'Brian et j'ai 16 ans. Je ... j'ai une longue chevelure brunâtre, des yeux d'un vert perçant et des lèvres d'un rose pâle.... Ça fait exactement 2 ans, 6 mois, 3 jours, 7 heures, 8 minutes, 37 et bientôt 38 secondes que je suis enfermée dans cet hôpital psychiatrique. Pourquoi? C'est à cause de Jordan, il a dérangé mon cerveau COMPLÈTEMENT d'après ce que disent les médecins et les infirmières, c'est ce que je croyais  aussi jusqu'à ce qu'il m'ait ouvert  les yeux et que je vois le monde d'une autre façon.. Il m'a un peu dérangé mais c'était pour mon bien, oui pour mon bien!

Je suis là près de la fenêtre barricadées de fer de ma chambre assise à me balancer sur moi même en regardant au dehors, les yeux dans le vide, tout en répétant mon tranquillisant verbale pendant que Biboune, mon infirmière préférée fait son apparition. (Au fait elle s'appelle Fadela Bibouzdy, elle est allemande je crois, son prénom  m'est trop difficile à prononcer donc je l'ai abrégé.)

Moi : Je l'aime, un peu, beaucoup, à la foliepassionnément. Je l'aime, un peu, beaucoup, à la foliepassionnément. Oui, je l'aime, un peu, beau...

Son entrée me fit automatiquement reporter mon attention sur elle.

Biboune : Oh Bonjour, ma chérie! Comme toujours, tu es matinale.

Je retournai directement à mon occupation primaire tout en me dandinant.

Moi : Je l'aime, un peu, beaucoup, à la folie,  passionnément. Je l'aime, un peu, beaucoup, à la folie,  passionnément. Je l'aime, un peu, beaucoup, à la foliepassionnément. Je l'aime, un peu, beaucoup, à la foliepassionnément.

Cela ne l'empêchait pas de vouloir prolonger la conversation.

Biboune : Alors mon coeur, bien dormi? Se rapprochant de moi. Ouh! Je suppose que non, vu les cernes sous tes yeux. Tu sais mon ange si tu n'avales pas les médicaments que te donnent le docteur Henry, tu ne pourras pas avoir une bonne nuit de sommeil. Si à chaque fois qu'on te les donne tu les rejettes directement dès qu'on a le dos tourné, tu n'iras pas mieux. En plus on va quand même te les redonné mais sous forme de piqûre et d'ailleurs je sais que tu détestes ça Lena, alors mon poussin, fait un effort.

Vous voyez! C'est de la torture ça! Et en plus c'est moi qu'on traite de folle ici! A l'entente du mot《piqûre 》, je me figeai instantanément pendant qu'une larme s'échappait de mon oeil droit.

Moi : Piqûre?! Non stp pas ça. En sanglotant tout en la serrant fort dans mes bras.

Biboune : Oh non ma chérie, d'accord. On ne te piquera pas, mais pour cela tu dois coopérer en prenant tes médicaments. D'accord mon ange? En me caressant les cheveux.

A ces mots je hochai la tête aussi énergiquement que positivement tout en continuant de verser des larmes.
J'entendis la porte s'ouvrir.

... : Mlle Fadela?

C'était le docteur Henry qui avait fait son apparition, sûrement pour savoir si j'avais pris mes médicaments.

Biboune : Oui docteur Henry.

Doc Henry : La patiente 652, a-t-elle déjà pris ces calmants?

Biboune : Non, pas encore docteur. Je suis arrivée il y a quelques minutes. Je comptais les lui donner juste après l'avoir calmer.

Doc Henry : Mais que dites vous donc ? Ce que vous faites, c'est justement le rôle des calmants matinaux que nous lui faisons prendre. Et puis, combien de fois dois-je vous rappeler qu'il ne faut pas avoir de contact si rapprocher avec les malades?! Je sais que vous tenez particulièrement beaucoup à elle, mais ce n'est pas une raison de la materner.

Biboune : Mais ce n'est qu'une enfant docteur, elle est encore jeune. Elle a besoin d'affection. En resserrant son emprise sur moi.

Doc Henry : Ce n'est pas une excuse Miss Bibouzdy. Il sont tous des enfants ici et ils ont tous besoin d'affection, mais ils sont trop nombreux pour en recevoir et la majeure partie d'entre eux n'ont pas de parents. Tenez regarder, le patient 126, il n'a que 6 ans, je pense d'ailleurs que c'est le patient le plus jeune de cette bâtisse. Voyez, son âge ne m'affecte pas pour autant car tout cela reste professionnel, alors svp garder vos distances avec les patients, surtout avec celui .

Biboune : Mais -

Elle fut interrompu brusquement par le docteur Henry.

Doc Henry : Il n'y a pas de mais qui tienne, Mlle Fadela! Faites ce pourquoi l'on vous paye tout simplement. Maintenant permettez que je puisse commencer mon travail en changeant de sujet. Revenons donc à nos moutons. Vous donnerez comme prévu sa dose de calmant au patient 652, puis assurez vous qu'elle aura mangé au moins un peu du plat que vous lui avez apporter, car il faut qu'elle mange. Vous vous souvenez qu'elle n'avait rien avalé depuis avant hier? Il faut qu'elle mange pour pouvoir prendre les médicaments, sinon elle se résignera à prendre les quelques injections qui l'attendent dans le cas contrai...

A-t-il dit injection?! Sous le coup de la panique, je m'écriai...

Moi : NON!! En resserrant mon étreinte sur Biboune tout en pleurant. NON! NON!! NOOON!!

Biboune : Ne t'inquiète pas mon ange. Me prenant dans ses bras. Il n'en fera rien si tu manges correctement puis prends tes calmants.

Doc Henry : Il n'est pas question d'attendre une seconde de plus, cette petite à les nerfs en feu.

Pendant que je m'excitais, il fit appel aux autres infirmiers qui me séparèrent de Biboune et me tinrent de force. Je me débattais autant que je le pouvais, mais rien à faire. Je regardais le doc Henry s'approcher de moi pendant que je hurlais à la vue de l'immense seringue qu'il tenait en main. Biboune, elle, pleurait dans son coin en me regardant avec pitié. C'est alors que je sentis la fine pointe de la seringue pénétrée ma peau, au fil des secondes, je sentais le contenu de celle ci se propager dans mes veines. Cela me fit un mal de chien, à cet instant je hurlai donc à gorge déployée. Je regardai Biboune, dans son coin toujours immobile, se boucher les oreilles en sanglotant, pendant ce temps le calmant continuait de se faufiler dans mes veines, je ne sentais plus mes jambes, ma bouche devenait pâteuse, mes paupières lourdes et puis trou noir...

Alors, euh! Salut salut🙃
Comment trouvez vous le premier chapitre? Faites moi part de vos réflexions en commentaire. Merci d'avance  <3






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⏰ Last updated: May 07, 2019 ⏰

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