Chapitre 1 : la metaphore

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Chapitre 1 : La métaphore

Je lui avais donné rendez-vous sur le banc. Sur le banc de notre enfance, sur lequel on a joué a des histoires que l'on ne se rappelle plus maintenant, joué aux soldats un jour puis aux Barbies celui d'après. Joué a la dinettes puis à ''papa et maman '', joué aux cartes s'échangeant des bonbons plutôt que de l'argent comme nos parents. Ce banc sur lequel on jouait à s'inventer des problèmes au collège hier et sur lequel on fume nos cigarettes aujourd'hui.

Ce banc était le notre. Des rires, des blagues nulles, des larmes, des plaintes, du bonheur, de la haine, du réconfort, s'était échangé entre nous sur ce banc. Mais jamais d'amour.

A chaque émotions, chaque souvenirs nouveau qui apparaissaient, on trouvaient une façon de le graver sur ce banc. Un mot, un dessin, un symbole, une tache de Blanco, un tatouage malabar, ou encore un vieux chewing gum à la menthe collé sous la troisième planche.

                                                                                          ...

Alors ce soir, je t'ai attendu. Je sortais des cours de maths, je n'en pouvais plus. Et j'attendais. Il était 17h45. J'avais attendu 5min en regardant sans discontinuer dans la direction d'où tu arrivais généralement, avec ton air d'imbécile heureux, près à affronter quoi qu'il m'arrive, quoi qu'il t'arrives.

Au bout de 10 min, écouteurs et téléphone à la main, je me suis mis à écouter les premières musiques qui me venaient.

Commençant à m'ennuyer je sors ma trousse, j'avais oublier mon carnet de dessin au lycée, je sors donc mon compas et commence à tracer un rond sur le banc. De plus en plus gros, de plus en plus noir, de plus en plus profond, en déchirant passages après passages le bois de ce banc qu'on aimait tant, coulant larmes après larmes, et, déchaînée par la journée interminable de cours renversé , des croches pattes évités et des insultes lancées, j'y met toute ma forces et réussie par le trouer. Je me redresse et contemple mon œuvre. Ne te voyant pas arrivé, je décide de partir en laissant comme marque cette fois ci, un trou. Vous croyez à une métaphore ? Ce genre de clichés débiles de la fille qui a fait un trou dans le banc sacré ce qui signifierai le début de la destruction de cette amitié ? pff...

Sur le chemin du retour je repenser à toi et ... toi et ta façon de voir le monde. Tu te rappelle quand on allais dans les parc d'enfants en s'inventant la vie adulte de ses gosses assis par terre a bouffer des graviers toute la journée ? On aimait se dire que celui là aller finir acteur et jouer dans Harry Potter 16, ''Le retour de la larme d'or '', et celle là danseuse professionnelle comme sa mère. Pendant que lui là bas aller devenir le plus grand homme d'affaire d'Europe, mais elle, caissière en grande surface. Tu t'en souviens ? C'était bien non, on était heureux là hein ? On était heureux quoi qu'il arrive. Et je te revois, assis sur ce banc, un silence méprisant s'emparer de ce moment, et toi tu regardes le soleil se coucher avec un regard lointain et si doux, si apaisant, et tu penses. Mais a quoi ? Un sentiment ? Un souvenir ? Ou peut être une personne...

Je sors les clés de mon sac, ouvre la porte de chez moi, monte au troisième étage, enfonce la clés dans la serrure puis m'affale sur le canapé. Au bout de trois minutes a soufflée, je me relève et me dirige vers la cuisine pour y prendre une boite de cookies et trouve sur la cuisinière un mot :

'' On part cette semaine avec papa, voyage surprise, je te tiens au courant ! ;) bisou maman ''

Okayyyyy , semaine libre ! De quoi passer un bon séjour ! Bon séjour signifie pour moi une soirée avec Steph, Laure et toi, Matt. Juste une soirée entre nous. Mais ce soir quelque chose d'autre hantait mes pensées. Tu n'es pas venu aujourd'hui. Et je ne sais toujours pas pourquoi. Est ce que prendre mon téléphone et t'envoyer un message serais une bonne idée ? ça pourrait autant me soulager que m'attrister. J'en ais trop eus des fausses excuses. '' ma grand mère est a l'hôpital '', '' j'ai du amener mon chien chez le vétérinaire il saignait de la griffe '' , '' je peux pas prendre le métro avec tous les attenta en se moment '' , ''je suis morte '' . Alors, bien sûre elles ne viennent pas de toi mais très franchement je ne sais plus a quoi m'attendre. J'allume donc une clope et me met au balcon. J'observe cette ville et ses habitants tous plus différents les uns que les autres.

Chaleur brune d'une vie inventéeDes histoires addictives. Découvrez maintenant