30 juin 2017

9 1 2
                                        

Admission pour une hospitalisation sans date de sortie programmée pour le moment..
Je reste forte, pour maman, pour mon chéri, surtout pour maman.
Le moral est bas, un coup de blues peut-être, je veux déjà sortir.
Je suis pourtant déterminée à guérir, j'ai jugé comme beaucoup que la maladie était trop présente pour la combattre seule, alors je suis ici.
J'ai peur de sortir de la chambre, je crois que les gens me font peur, je ne me sens pas en sécurité, seule face au monde. Comme une enfant à l'école, je veux maman. Mais je ne peux pas, encore une nouvelle vision de ce que serait ma vie sans ma maman, sans mon chéri, sans mon petit frère, ou même mon beau-père ; je n'aurais pas la force.
J'ai envie d'aller aux toilettes, mais pas de toilettes dans ma chambre et trop peur de sortir.
Peur que quelqu'un rentre pour faire pipi dans la douche, alors j'attends, j'écris, je retiens mes sanglots.
L'envie de sortir la nourriture dans mon ventre est grande, mais j'y fait face, avec toute ma volonté, ma douleur, mes forces.. Je dois être à 150 calories, et cela me tue à le savoir.
Bon sang je veux sortir, je pourrais leur dire que je mangerai plus une fois dehors, mais ce serait faux, je n'y arriverai pas.
Alors j'attends.
Je ne savais plus combien l'attente pouvait être quelque chose d'aussi douloureux.
Je veux ma maman, combien de fois l'ai-je répété dans ma tête ?
Je ne pourrai pas lui dire, je ne veux pas lui avouer combien je suis mal, là, en cet instant, je ne veux pas l'inquiéter, encore moins la décevoir.
Je dois rester pour elle alors, j'ai si peur, mais je ne sais plus de quoi.
Regarde où tu m'as emmené saleté de maladie de merde.
Quand je pense qu'on peut être assez stupide pour vendre cette maladie, la mettre en avant, quand je pense que des débiles incitent à ce qu'on tombe dedans, et pire encore, la société même. L'humain parfois, souvent, me répugne. Me voilà ici, enfermée, loin de ce[ux] que j'aime et à savoir que même là je n'arrive pas à manger plus, que même ici la maladie me contrôle.
Elle me contrôle oui, putain, qu'on détruise mes chaînes.

Mal À DireHistorias para obsesionarse. Descúbrelo ahora