Puis, c'est pas comme si j'étais déjà mort, juste un peu comme à l'ouest, mais vous avez l'habitude non? Tu ne m'entendra pas, ni crier, ni me plaindre, ni chialer, ni mourir, me libérer de mes entraves sans réussir à marcher très droit, mais ça c'est vous qui le dites, ha ! j'ai oublié d'vous dire que vous avez tous tord, que vous semblez briller dans les yeux des congénères semblables à votre espèce, si je pouvais ce soir mais juste ce soir je vous crèverez tous en mode écrivain maudit qui se tue soirs après soirs a l'écriture de textes noirs à la concurrence de la pigmentation du charbon, tu crois que je vais bien et que je dors bien, on est vendredi soir, ai-je le droit d'crever en silence? de ne pas me sentir bien? d'abandonner mon bateau ? sans rien dans les poches, puis cinq minutes après t'y repense encore et t'as toujours rien, elle croit que j'aimerais faire la fête pour ne pas me rendre compte de la réalité, mais j'veux lui dire espèce de connasse si j'suis toujours pas mort et que j'rêve encore c'est parce que j'ai su faire la fête dans certains trop mauvais moments, parce que j'aimais ceux qui m'entouraient, paumés comme jamais et "jamais" je l'aime à jamais.
Je sais qu'elle m'accordera la raison quand elle verra qu'on me cire les pompes dans de grands salons filmés par les télévisions, avant ça je n'peux être qu'un crevard opportuniste qui cours après l'impossible.
Quoi qu'il arrive je chierai sur les cameras, les clichés, les bonnes pensées et jamais je ne dirais qu'il faut croire en ses rêves... car il n'y a que ceux qui ont réussit qui peuvent dire ça ! je chierai sur les écrans à l'honneur de mes pères spirituels "Gainsbourg", "Dali", "Morisson", "Liberati", "Bukowsky"... je m’arrête là car te ne connaîtra pas la moitié de mes influences... ils sont morts et on ne parle pas d'eux dans les télé réalités !
Alors attention, j'suis certainement tout sauf commercial ! j'fais de la peinture numérique et puis je t'emmerde, j'fais aussi parfois rien mais ne crois pas que je ne pense à rien, je bosse chaque jours, chaque nuit cérébralement car ton monde me sors du cul! oui le tient, celui-là que toi tu as accepté et que tu penses parfois avoir le droit de contredire quand tu vois à la télé que se cumule les rébellions, du coup toi petite conne et petit suceur, ton cerveau formaté ferra une moyenne statistique, plus il y'a de rebelles plus tu te dira que tu pourrais avoir le droit toi aussi de te rebeller, le dernier fils de pute se plaindra de sa condition quand d'autres son mort au sens propre comme figuré pour prouver a toi petit rien que tu peux aussi ouvrir ta gueule, espèce de sans couille.
Putain moi j'en ai des couilles, viens me dire dans les yeux que c'est pas le cas, certains ont essayés et sont reparties la queue entre les jambes...
Je déteste ton putain de monde celui que je partage malgré moi, et j'te plain toi et ta famille de putains consanguins, futur suceur à la défausse de la poche vide, les miennes sont vides, je vends des toiles à cinq cent boule qui ne se vendent pas ! par respect de l'art et du rêve... j'braderais pas mon travail, et je respecte ceux qui m'encourage a ne pas le faire. (ils se reconnaîtront).
Je t'ai prévenu que sur ce poste je serais saignant comme une troupe d'écolière devenant femme au même moment? ça va pisser en rouge et au fait, je vais parler maintenant de mes "potes" ses putes que j'ai décroché de leurs vie de merde en pétant la sale gueule de leurs mac puis en me les appropriant en espérant en faire une troupe de guerrier, une vraie meute de loup... sauf qu'il n'y a que cette propre espèce pour se comporter comme tel, sans trahisons, sans vapeur, brouillard cérébral et arnaque de petite pute.
Tu tombes moi je tombe ! mais quand moi je tombe j'me retrouve avec ma seule grande bonté pour pouvoir bouffer, et la bonté fait crever le corps, crois moi, Kolantha ça se vit sous caméra et moi j'bouffe parfois mon riz à la seule vue de mes "potes" qui tourne le regard car quand on à une place on ne se sacrifie pas, j'ai sacrifié mon temps, mon talent et risqué la taule il y'a plus de dix ans pour soutenir certains connards incapable du moindre humanisme, s'il n'y a pas la moindre lavette pour nettoyer sa planche des chiottes.
Je sais pas si je t'ai dit mais je chie sur le monde que tu construit, celui pour lequel tu contribue à baisser ton froc matins après matins.
Sans tourner autour du pot, j'vous prend tous pour des tonnes de cons, si j'descend du singe j'suis venu pour guider une troupe de moutons sans aucune morale, aujourd'hui je ne cherche plus à vous inculquer la moindre once de bonté en vous disant que ça changera votre vie, car aujourd'hui comme je t'ai dit je sais qu'on crèvera seule avec sa bonté à la con, mais ne comptez pas sur moi pour vous inculquer qu'il faut bouffer son prochain, j'te jure que je serais crevé avant, je déteste les gens "bien", accomplis, qui semblent tout réussir, j'ai étrangement une satisfaction quand ceux-ci perdent tout du jour au lendemain, je sais que pour le coup c'est moi qu'on appellera, car je sais me sortir de la merde, le crawle, la brasse ou le papillon ne sert à rien, il te faut juste de sacrés poumons pour maintenir ton espoir en attente, en attente que le gaz carbonique soulève ton corps à la surface de l'oxygène.
Puis je ne sais rien, avec ce que je sais j'écris un livre, avec ce que je ne sais pas je remplis une bibliothèque.
bref, depuis deux ou trois lignes je n'ai promis ici aucune injure, alors j'me reprend putain !
Je t'ai dit que j'avais une famille? qui se soude quand les majores se retrouvent en boite, quand les piliers fondateurs foutent le camp, nous étions, nous sommes, et nous serons soudés, c'est le principe de la famille non? comment j'ai fuit comme une lièvre après avoir compris que la solidité serait plus réelle dans les pubs de colle "Patex", faites attention j'suis étrangement bizarre, étrangement dérangeant, étrangement instigateur d'ambiance lourde et pesante et parfois gênante... alors je fuis, c'est pas grave j'me dis, car demain soir je chasserai les licornes dans les champs de patates à coup de filet à papillon, ben ué personne à inventé le filet à licorne, promis bientôt je tante un "kickstarter" sur le projet !
Puis j'ai une mère qui n'en peux apparemment plus d'essayer de soutenir mes "délires" à trente deux ballais t'as plus l'droit aux rêves quand t'as toujours rien parmi les autres moutons, bagnole, maison, boulot... et tu sais quoi du haut de mes perpétuels cheveux blancs j'en ai toujours rien à foutre... car si ça me prend cent ans a mettre ma vision en place je le ferais, j'veux pas crever comme Vangogh, mais si c'est là la seule chance je le ferrais et demain je serais encore là à dire que votre monde pue le souffre et que je préfère avoir le nez dans mon propre cul plutôt que dans celui des autres !
Je t'ai dit que je me torche avec ton avis et ton œil "supérieur" l'air politisant les actions des marginaux du haut de ton petit socle de bien pensant ! c'est le bordel dehors putain ! t'as vu ou tu veux rien savoir? pauvre conne et pauvre con, n'oublions pas que j'ai dans les artères un sang de marginal, de globules rouge de forme ronde dans des concepts carré, mais aussi d'un abandon inopiné, choisi et délibéré.
J'ai grandi, j'ai aussi rajeuni dans les moments ou plus personne ne semble t'accorder le moindre crédit, rien à foutre, demain j'me réveillerai sur du "eyes of the tiger" avant de crever mentalement sur du " J'veux qu'on baise sur ma tombe" alors si je semble aujourd'hui assagit, sentiment qui semble avoir un pourcentage significatif sur ta propre sérénité, ce texte te rappellera que j'aspire toujours a une notoriété plus que conséquente pour un jour foutre mon esprit sur scène et vous dire que vous aviez tous tord à croire que je suis le contre exemple de l’espoir bande d'unijambiste cérébraux conditionnés a souscrire à la bienfaisance de la guillotine populaire.
Populaire et pute d'en avoir l'air.
Je resterais poing levé, sans savoir d'où ça me vient, tu veux un gars qui comprend ta rage de fourmi et qui peut aller couper des têtes quand t'es au bord du suicide, je le ferais mais tu me sucera les couilles une à une sur une table en argent massif car j'me serais putain saigné pour faire porter ta parole putain de marginal à deux balle.
Je crois que je commence à changer, avant j'avais un air encré d'anti-social, aujourd'hui je suis anti-humanité sur un air d'y croire encore, je n'ai plus rien, je ne suis plus rien, demain je soulève de la fonte au matin et j'écris un texte au soir pour dire à quel point je sais que je reviendrais plus fort que jamais et si ce sont les poches pleines qui foutent des étoiles dans les yeux des mères alors je construirais des shuriken acérés comme des lames de rasoirs.
Mann "soupirs pour poumons arides"
ps : L'illustration est un de mes premiers tableaux, il est à vendre " soixante cinq millions d'euros pour ta déco au dessus de ton pot de chiotte" j’accepte les chèques et le liquide.
(Parce que dans certains temps morts, entre deux tableaux j'écris aussi).
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Soupirs pour poumons arides
Short Storyvoilier, clopes, salopette, cicatrice, cadrer, affiliations usuelles...
