Ce matin, comme tous les matins pour aller en cours, je mets mes écouteurs, musique au maximum sous la capuche de mon sweatshirt noir. Du hard-rock, ma musique préférée. J'ai besoin de me détendre. Je n'ai aucune envie d'aller dans ce foutu lycée, voir ces foutus gens. Je les déteste tous. Leurs manières m'exaspèrent. Ils ne comprennent pas à quel point ils sont ridicules. Ici, personne ne me connait vraiment. Je suis plutôt mystérieuse. Je suis en foyer depuis deux ans. Ma famille est morte dans ma maison, j'étais avec une amie. Je n'ai plus d'amis. Personne ne connait mon nom, sauf moi. J'ai décidé que je ne l'aimais pas. On m'appelle Aydo. Comme si c'était mon prénom, sans réelle identité légale. Pour eux, je suis morte. Je ne compte plus. Voilà quelque chose de réciproque. Personne ne compte pour moi. Ils sont tous morts.
Je n'ai pas toujours été comme cela. Avant, j'avais des amis. C'était avant qu'ils ne pointent leurs doigts sur moi, m'accusant d'avoir tué mes géniteurs. Les seuls qui comptaient. Alors ils sont morts eux aussi. Ils ne méritaient pas de parler. D'ailleurs personne n'a jamais su que c'était moi. Tout était prémédité. Et trois amis qui se suicidaient à deux jours d'intervalle, cela n'était louche pour personne là-bas, dans cette foutue ville où «suicide» rimait presque avec «quotidien».
Alors, j'ai voulu changé de ville, j'ai été insérée en foyer, et personne n'a réussi à me faire dire mon nom. Je ne suis plus personne, je suis Aydo. Alors ils ont fini par accepter. Maintenant, je suis sur le chemin pour ma trentième journée de cours dans ce foutu lycée. Il reste soixante-deux jours avant les vacances. C'est beaucoup trop long.
Ma famille d'accueil me paye un psy. Payer pour rester silencieuse une heure, je trouve cela stupide. Ils ne pensent pas. Je crois qu'ils aiment dépenser de l'argent. Les gens ont un sérieux problème avec l'argent. Je ne les aime pas. Je crois que je ne suis pas comme eux. Personne ne me ressemble, et ca m'est bien égal. Ils me dégoutent.
Quand j'arrive en cours, la professeure me dévisage jusqu'à ce que j'enlève écouteurs et capuche. Je fais semblant de me fondre en vulgaires excuses. Je viens de remarquer qu'un gars s'est assis à côté de moi. Il est brun, cheveux décoiffés, tatouage sur le poignet représentant un petit éclair, et des yeux bleus. Je ne suis pas sensible à son sourire niais. Il a l'air tellement stupide. Et en plus il parle. Est ce qu'il pense vraiment que je m'interrèsse à ce qu'il raconte ?
"Mon nom est Maxence. Et toi ?"
Il veut VRAIMENT savoir mon nom ?? Il croit qu'il me connait ? Il croit vraiment qu'il m'aura avec son stupide sourire et ses magnifi... ses yeux? Il est comme les autres, aussi dégoutant.
"Appelle moi Aydo."
Je n'ai pas écouté ce qu'il a répondu. Trop occupée à me reprocher d'avoir ouvert ma bouche. Sa voix superficielle me dégoûte. Il me répulse.
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Première partie finie !
Alors que pensez-vous de Aydo ? Et Maxence ?N'hésitez pas à donner votre avis. Je poste vite la suite ;)
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Indomptable.
Teen Fiction"Leurs manières m'exaspèrent. Ils ne comprennent pas à quel point ils sont ridicules. Ici, personne ne me connait vraiment. Je suis plutôt mystérieuse. Je suis en foyer depuis deux ans. Ma famille est morte brulée dans ma maison, j'étais avec une am...
