Prélude

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Quelque part dans les nuages, loin des soupçons et des Hommes, se trouve l'Olympe. Un lieu où les Dieux résident et se ressourcent, dirigé par Zeus, le dieux de la Terre et des cieux. Il maintient l'ordre et la paix sur le monde, avec ses frères Poséidon, dieu des Océans et Hadès, dieux de l'Enfer.

Mais les Enfers ne suffisent plus à Hadès, désirant le royaume de Poséidon, qui refusa de le lui céder. Hadès, furieux, déclara la guerre à son frère et à tout l'Olympe entier.
Pour l'arrêter dans sa démence, tout les dieux se réunirent eux et leur pouvoir. Ils neutralisèrent Hadès en l'enfermant dans une pierre précieuse, et décidèrent de l'emprisonner dedans pour l'éternité.

La pierre des Enfers fût remise à Poséidon, qui la cacha dans un coffre, dans les profondeurs de la mer.

Depuis 780 ans, Hadès réside dans ce joyau en reçassant sa haine envers ses frères.

Qui sait ce qu'il se passerait s'il était libéré...

****

– Comment ? Volée ? Hurle Zeus.

Il tape du poing sur l'accoudoir de son trône, faisant trembler toute l'Assemblée des Dieux, même Athéna, qui sursaute légèrement. Arès, dieu de la guerre, baisse les yeux. Il entend déjà le tonnerre éclater sur la Terre et les éclairs fuser. C'était rare de voir son père ainsi. Très rare. Cela signifiait que la situation était grave.

Poséidon se trouvait debout devant Zeus assis sur son trône, les dieux de l'Assemblée Olympienne autour, scrutant la scène avec intérêt.

– Le coffre à disparu, je ne sais de quelle manière. On me l'a dérobée.
– Par qui ? Demande Zeus d'un ton brûlant.

Le sol du mont Olympe tremble sous les pieds des dieux. Arès jubile. Il aimerait tellement que la cérémonie dégénère. Cela faisait une éternité qu'il n'avait pas fait coulé de sang autour de lui. L'agonie et la souffrance lui manque. Il se demande bien où et comment il déclenchera une prochaine guerre sur Terre.

Poséidon garde les yeux rivés sur le sol, honteux face à la colère de Zeus.

– Tu te rends compte, mon frère, que cette pierre est capable de détruire tous ce que nous avons bâti ? Il réduira l'humanité à néant, et peut être même l'Olympe. Tu sais ce qu'il se passe quand notre frère se met très en colère, hein, Poséidon ? Tu as la mémoire courte ?

– Mes gardes ont repéré une jeune fille aux États-Unis, qui portait à son cou une pierre qui ressemblait étrangement à la Pierre des Enfers, mais nous ne sont sûr de rien et-
– Assez ! Sors d'ici toi et tes maudites hésitations ! Nous n'avons pas de temps à perdre, l'heure est grave, dit-il en se levant.

Le Dieu des Océans s'en va presque en courant, sous le regard peiné des autres divinités. Personne n'aurait aimé se trouver à sa place à ce moment là. Personne n'aurait souhaité subir les foudres de Zeus.
Ce dernier se rassoit sur son trône nonchalamment en soupirant. Il passe une main dans ses longs cheveux soyeux, dépassé.

– Bien...mes enfants, nous sommes dans un sacré pétrin. J'ai besoin que l'un d'entre vous accepte la mission que je vais vous confier.

Athéna s'avance précipitamment devant Zeus, casque en main avec son armure, le visage sérieux​.

– Père, laissez moi cette quête. Je suis tout à fait apte à l'endosser. Je suis la plus qualifiée pour​ ça.

Son père semble hésiter, et Arès en profite pour s'avancer fièrement, non sans adresser un clin d'œil à Aphrodite, qui rougit, charmée.
Lui aussi a envie de descendre sur Terre et de faire cette mission si importante. Zeus, son père, l'estime très peu, et le prend pour un simple assassin assoiffé de sang et sans coeur. D'une part, il l'est, ce monstre. Mais il a un autre côté de lui, faible et bien caché, qu'il veut montrer pour que son père soit fier de lui pour une fois. Une seule fois, ça suffira. Et puis, la simple idée de devancer sa demi soeur Athéna le motive énormément. Il sait pertinemment que Zeus ne refuse jamais rien à sa fille, ce qui constitue un défi qui le fait frissonner.

– Pas question. Je pense que ma chère sœur a déjà fait ses preuves de nombreuses fois. À mon tour, père, laissez moi vous montrer que je peux y arriver. Vous ne serez pas déçu, je vous le jure.
– Arès, mon fils... Tu ne sais que semer le chaos et la guerre autour de toi. Je ne peux pas placer la vie de notre monde sur tes épaules.

Le guerrier sert les poings, la colère le gagnant déjà.

– Non. Je sais ce que cette quête représente. Je suis complètement capable, vous pouvez me faire confiance cette fois là. Croyez-moi.

Zeus réfléchis longuement en toisant les deux volontaires. Il pèse le pour et le contre, tiraillé entre sa tête et son cœur. Que dit l'un ? Que dit l'autre ? Nous ne le saurons jamais. Son doigt tape nerveusement contre l'or de l'accoudoir de son trône.
Enfin, il relève la tête, se lève lentement, puis acclame solennellement :

– Bien. Arès, c'est toi qui executera cette mission. Tu descendra sur Terre demain matin, dans la peau d'un humain, et tu retrouveras la fille. Rapporte moi ce collier. Coûte que coûte. Surtout, ne me déçois pas, mon fils. Sur ces dernières paroles, la cérémonie est terminée.

Arès saute presque de joie. Il avait gagné. Athéna, rouge de colère, lance un regard noir à son frère et sort du Temple en fulminant. Arès lance une dernière révérence avant de partir fièrement, le torse bombé et son sourire narquois scotché aux lèvres.

Il avait gagné la bataille. Mais la guerre est très loin d'être remporté.

***

Hello ! Je reviens en force avec une nouvelle histoire rien que pour vous, completement différente.

J'ai mis la précédente en pause, je la reprendrai peut-être une fois celles-ci terminé.

En attendant, j'espère que ce prologue vous entraîne dans le monde d'Olympians, et que vous me soutiendrez !

En attendant je vous souhaite une bonne journée, et merci de m'avoir lu ! ♥

Olympians, la pierre des Enfers Stories to obsess over. Discover now