Si tu savais ma soeur

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-Je vois le bonheur des autres, si simple, si beau, mais auquel je n'aurais accès, car il est trop tard. J'ai compris trop tard la chance que j'avais et je n'ai pas su la préserver avant que le lien ne se délie. Ai-je été aveugle ? Sans doute. Puis-je réparer mes erreurs ? Non. Il y a des choses qu'on ne peut pas réparer. Je t'en veux de ne pas avoir été là quand pour une fois j'en avais besoin, de ne pas m'avoir soutenu quand j'étais au plus mal. Je comprends, tu étais occupée, mais moi jamais je ne t'ai abandonné. Je suis comme le temps aujourd'hui, pluvieux et maussade. Je m'efface un peu pour te laisser la place, je l'ai moi aussi eu mon heure de gloire. Mais ce n'était pas une raison pour en rajouter des couches. Je sais que tu fais tout mieux que moi. Mais tu ne comprends pas que je me bâts corps et âme pour ne pas dériver. Mais pourquoi m'enfonces-tu encore ? Ce n'est pas suffisant comme ça ? Je suis contente que tu ais réussi mais ce n'est pas une raison de t'en vanter outre mesure. Un jour je tomberais car on ne survit pas longtemps au poids de la souffrance. Je sais que notre lien fraternel est déjà moins tenu qu'autrefois et je m'en désole mais je n'y peux rien. La vie est faite telle que les choses ne durent pas. J'aurais aimé que les choses restent comme elles sont mais ce n'est plus possible. Ça a toujours été toi. Tu étais à une période la plus intelligente avant que je ne travaille d'arrache pied pour te dépasser. Mais ça tu ne le comprends pas n'est ce pas ? La jalousie est un défaut mais l'orgueil en est un autre et n'oublie pas que parfois il suffit d'un seul nuage pour cacher le soleil. On est pas au-dessus de tout le monde. Un jour, quelqu'un nous fait tomber de notre piédestal, ce ne sera pas moi, c'est ce qui est certain. Mais sache que je ne serais plus là pour t'aider à te relever comme autre fois. Car moi, je serais partie. J'aimerai me réjouir de ta réussite, vraiment. Mais je ne peux pas, tes quelques paroles m'ont achevées. Oui, je ne suis pas parfaite et tu es plus forte que moi, mais qu'est ce que j'y peux. C'est la vie. Et elle ne m'a pas tout donné pour atteindre mon rêve. Et toi, tu me l'arraches. Tu ne t'en rends pas compte n'est ce pas ? Il parait qu'on ne fait jamais attention à ce genre de chose. Mais tu ne comprends pas, là c'est mon rêve, ma passion, mon étoile que tu m'enlèves et j'ai beau faire semblant que tout va bien, rien ne va. C'est si dur. Et toi tu es là, à quelques mètres de moi, qui pleure comme une madeleine, mais tu ne le vois pas n'est ce pas ? Tu ne vois plus rien. C'est fini les nous deux. Il n'y a plus rien. Le temps passe et rien ne reste. Même les plus grandes amitiés fraternelles. Peut-être que je me monte à la tête toute seule. Peut-être que je trompe mais ça m'étonnerait. Adieu. Car tu n'es plus la même et moi aussi. Et que tout ça est fini. C'est la fin de tout. À commencer par notre complicité. Mais tu ne t'en es pas encore rendu compte. Un jour tu comprendras comme moi j'ai compris. Il te faudra juste peut-être plus de temps. À toi, ma soeur jumelle, Hope.

Vendredi 27 Avril 2017

Mon nom est Despair.

Le reflet de mon âmeMga kuwentong kahuhumalingan mo. Tumuklas ngayon