Chapitre 1 : Le coup de Blues

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Imaginez-vous Paris. La fameuse tour Eiffel et son Champ de Mars où volettent les pigeons, le grand musée du Louvre dans le premier arrondissement dont une partie donne sur la Seine qui coule et coupe la ville en deux, le quartier chinois, le musée d'histoire naturel, le magnifique jardin des plantes où la forêt vierge cache toutes les fleurs les plus rares du monde, les grandes rues immenses, où, de chaque côté colore les vitrines des magasins de luxe. Centre rive droite de la seine, penchez vous vers le 1er, 2eme, 3eme et 4eme arrondissement pour admirer les vieux immeubles du 18ème et 19ème siècle, et sur certains, des gargouilles hornant la goutière ou les grandes portes d'entrée. Regardez les musiciens de rue, les danseurs, les comédiens, les petits rats de l'opéra de Paris, mais aussi l'imposante commédie française. Aller voir un soir près de la place pigalle, un spectacle de French Cancan au Moulin rouge. Regardez tous ces gens, ces personnes joyeuses, riant et chantant à tut tête assis sur la terrasse des bars. Relevez la tête et regardez ces hommes et femmes d'affaire de la Déffense, la cité des affaires, allant et venant pour rendre services à leurs clients et leurs actionnaires. Écouter ces femmes qui jacassent et s'extasient devant les bijouteries de luxe et la maison de macarons des douceurs "Laduré"de la rue de la paix tout en se méfiant de ses hommes un peu macho sortant de leur sombre bureau. Contournez les beaux quartiers et aller voir ce qui se passe au coin des dealers et prostituées, ce n'est pas agréable mais un endroit qui existe bel et bien dans notre chère ville. Retournons aux grandes rues, par temps de fête décorées et illuminées la nuit, dont les grands magasins font modèle et vitrine de cette ville. Moi je l'appelle la ville de la mode. La mode c'est ma vie. Je suis journaliste télévisé dans une émission intitulée : " La culture dans toutes les modes" et me deplace souvent dans les shooting photos et les défilés de mode pour les éditions spéciales... Porter du Louis Vuitton, du Dior, du Chanel, des cosmétiques Lancôme, des bijoux Cartier, de superbes escarpins Christian Louboutin, du Saint Laurent Paris ou du Hermès, ce n'est pas donné à tout le monde. Sauf à moi !
"Amanda !!!". Ça c'est ma superbe coloc Victoire qui me saute au cou quand je rentre dans notre apartement. Je suis contente de la revoir. J'étais partis un mois à New York pour un voyage d'affaire interviewer des créateurs de mode, puis dans tout un autre contexte, avec mon équipe nous avons fait l'article du mois sur la cuisine Américaine. Je contemple l'appartement. Il a été redécoré dans tous les coins. Je trouve ça joli. Je trouve qu'il y a un petit côté vintage et j'aime ça.
- Youhooou ! Amandaaa ??! Reviens sur terre !
Victoire à l'air super surexitée. Bon j'avoue, elle est souvent comme ça. C'est ce que j'adore chez elle, son petit côté foufou. C'est une belle brune aux cheveux soyeux et aux yeux d'un vert gris profond. C'est une brillante avocate qui travaille beaucoup. Qui s'acharne même trop, elle devrait se laisser aller quelques fois. Elle fait du théâtre amateur. C'est en faisant une interview dans son petit théâtre que je l'ai rencontré. La première fois que je l'ai vue, je me suis tout de suite dis : Je la veux comme colocataire ! Oui parce qu'à l'époque je ne gagnais pas ce que je gagne maintenant ! Trois ans ce sont écoulés quand même !
Boum.
- Aïe ! Criais-je.
- Ça t'apprendra va ! Arrête d'être tout le temps dans la lune Am ! Regarde, tu as une lettre de Mathieu.
Elle regarde ma tête qui peu à peu se transforme en une tête déconfite. Elle soupire :
- Oh non Am, ne me dis pas que tu en as eu encore à New York ?! Ça ne fait qu'un mois que tu es partis et te voilà avec je ne sais encore combien d'hommes à tes pieds ! Comment fais-tu ?
- Je ne sais pas Vicky, c'est bien la question que je me pose tous les jours...
Je regarde dans le vide quelques instants puis je lui arrache la lettre des mains.
- Donne ! Mon dieu, il n'aurait pas pu m'envoyer un SMS ! On est en 2017, merde !!
Je me mis à lire la lettre à haute voix.
"Ma chère Amanda, tu es la prunelle de mes yeux, l'Ange de mes cieux, l'amour fou que nous vivons tous les deux fait de nous un couple heureux. J'aime caresser tes cheveux soyeux, plonger mes yeux dans les tiens si bleus, toucher ton corps doux, pendant que nous faisons l'amour. Je t'aime Amanda. Tu me fais rire, sourire à chaque instant de la vie. Dans n'importe quelle situation, je suis ton coeur, tu es mon âme.".
- Hahaaaa ! T'es aller le chercher où celui là ? Demanda Victoire au bord des larmes à force de rire.
- Rooh tais toi ! C'est répugnant, je n'en peux plus..
-Hey attends ! Regarde ce qu'il y a dans l'enveloppe !
Elle en sort un petit écrin en satin bleu et me le tend. Je n'ose pas l'ouvrir. Je tremble. C'est comme si j'avais peur de casser la boîte.
- Am ! Ouvre ! Je veux voir ce qu'il y a dedans !
Moi aussi même si je me doute bien ce qu'il y est niché dedans... J'ouvre lentement l'écrin et vois une petite bague en or blanc, un mini diamant scintillant posé au milieu. Il diffuse du bleu du jaune du rose... Cela m'aveugle, tout tourbillonne dans ma tête, tout ce qu'il s'est passé dans mon passé, toutes les histoires qu'il y a eu à New York... Je ne veux plus de cette vie ! Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive depuis quelques années ! Je sens les larmes monter à mes yeux. Ça aussi ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé...
- Am tu vas bien ? Demande Vic. Elle essaye de me prendre dans ses bras mais je la repousse et me dirige vers la porte.
- Am tu me fais peur, qu'est ce qui t'arrive ?
- Je vais prendre l'air, à tout à l'heure..
La porte se claque derrière moi...

  Un rayon de soleil apparaît par les volets fermés de ma chambre. Je triture le bout de ma couette les yeux dans le vide, sans aucunes émotions. Je n'ai pas dormi de la nuit. Je parcours dans le vague toute ma chambre et voit les sacs de créateurs éparpillés et remplissant tout l'espace. Hier, après être sortis de l'appartement, j'ai respiré profondément et pris le métro pour me rendre je ne sais où mais dans un endroit où je ne me sentirais pas oppressée. Et je me suis retrouvée, si je me souviens bien, devant un grand immeuble rouge et luxieux. Après je ne me souviens plus que d'une chose, la vue de ces magnifiques vêtements de luxe et un serveur me proposant une coupe de champagne.
"Aïe !", bon sang mais c'est ma semaine de me faire mal n'importe où ou quoi ?! Je viens de marcher sur une punaise en me levant de mon lit. Bon rangeons tout ce bazar ! En prenant au fur et a mesure les affaires, je me rends compte que j'ai dû dépenser tout l'argent que j'ai gagné ce dernier mois. Je marche sur un papier, je le ramasse et vois d'écrit "VENTE PRIVÉES PRADA". Génial j'ai tout dépensé dans du Prada. Je me sens nulle, nulle, archi nulle ! Je ne veux plus de cette vie ! Je ne veux plus de rien ! Je veux changer de vie ! Je veux, je veux, je v...
"Am ! Tu es enfin réveillée !" C'est Vicki qui passe la tête par la porte de ma chambre. Elle s'arrête et dis en rigolant avec une mine affolée :
" Qu'est ce que tu fais à courir en hurlant dans ta chambre ? Tu ne veux plus de quoi ? Et c'est quoi toutes ces fringues ?
- Ah mais ce n'est rien ne t'inquiète pas hahaaa ! Dis-je en rigolant et m'écroulant à terre.
Victoire accoure jusqu'à moi et me relève.
- Amanda tu me fais peur. Tu n'as vraiment pas l'air bien du tout. Vas voir ton médecin s'il te plaît car j'ai l'impression que je ne peux rien pour toi et ça me rend malade !". Elle me tient dans ses bras et je la regarde. Mais je la vois flou et je lui souris niaisement. Je crois que j'ai un peu trop bu et j'ai des sauts d'humeur tous les cinq minutes haha. Je lui dis de ne pas s'inquiéter et me lève jusqu'à la salle de bain. Je remarque que Victoire à refait la décoration aussi ici et a changé tout mes bibelots et même le miroir ! Je le trouve plutôt beau.
" Tu aimes comment j'ai redécoré la salle de bain ?" Demande Vicki avec un grand sourire.
- Oui c'est vraiment choupinou. Dis-je. Je me regarde dans le miroir. Mon dieu, j'ai une de ces têtes ! Je fais peur. J'ai sûrement dû beaucoup boire à cette vente privée. Je me retourne vers Victoire et lui dis :
"Est ce que ça te dérange si je prend une douche et pars la matinée ? J'ai quelques petites choses à régler.
- Ah et bien il est 11h00 du matin mais la matinée n'est pas encore finit mais ça c'est la Amanda déterminée que je connais !" S'exclama réjouis Victoire. Mais je vois bien dans son regard qu'elle est inquiète. Je la prends dans mes bras et en rigolant elle dit :
" Ah tu pue ! Vas te doucher ma petite Am !"...

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