J'en peux plus.
Incapable de retenir mes larmes plus longtemps je me précipite vers ma chambre en laissant une Miiko mortifiée, la joue rougit par ma gifle. Je verrouille ma porte et tend l'oreille pour entendre finalement le bruit caractéristique des talons de Miiko qui s'éloignait précipitamment, mes mains encore sur la poignée tremblaient tellement que si je tentais d'attraper quelque chose, il finirait probablement brisé en mille morceaux à terre.
Mes genoux me lâchèrent et je finis allongée, sur le ventre, la joue collée contre la moquette de ma chambre.
Chambre qu'IL avait rénové.
Ce foutu elfe bleu.
Il m'avait forcé, il m'a contrainte à faire quelque chose que je ne voulais pas faire. Lui qui ne supporte pas les contacts physiques, il à décidé bien rapidement par quel moyen il allait me forcer à boire cette maudite potion, un baiser forcé.
Ça me dégoûte. Je frottais rageusement mes lèvres jusqu'au sang, je ne voulais pas une seule particule de sa bouche de traître, de menteur, sur la mienne.
Ma famille, ma mère si aimante et douce ne me dira plus jamais qu'elle m'aime, on ne se retrouvera plus jamais le dimanche pour faire la cuisine ensemble, plus jamais on se retrouvera pour se recueillir sur la tombe de grand-mère. Mon papa, mon héros ne va plus m'emmener faire des balades en forêt, il ne tentera plus de m'apprendre à planter un clou, je ne pourrais plus voir ses expériences ratés en cuisine..tout est perdue, tout ces magnifiques souvenirs, les rires,les pleurs,les moments de complicité,de colère,de doute mais surtout de partage et d'amour..tellement d'amour.
En un battement de cils, tout à disparu.
Je ne suis qu'une inconnue, pour eux mon existence n'est plus c'est comme si..
Comme si j'étais morte.
J'ai été aveuglement confiante. Je ne pouvais retenir un rire amer, et dire que je ne voulais surtout pas être un poids et leurs causer du tord.
J'espère qu'ils sont près à en avoir, du tord. Car maintenant je n'ai plus rien à perdre et la seule chose qui m'anime présentement et la colère et une volonté de vengeance qui faisait trembler tout mon corps.
Ils vont me le payer.
Tous.
Je n'ai définitivement rien à perdre.
Ils peuvent tous crever.
J'étais parcouru d'un rire incontrôlable lorsque je me saisis de mon arme. Non. Une seconde. Réfléchis.
Ils doivent probablement s'attendre à ce que j'entre dans une espèce de "dépression" et que je sois inconsolable et renfermée, ils faut que je profite de cet effet, si je les attaque maintenant ils m'écraseraient en quelques minutes. Je vais jouer ce rôle quelque temps, et quand l'occasion se présentera,
je tuerai Miiko.
Bon sang j'ai tellement hâte !
J'essayais de contrôler mes gloussements d'excitation tandis que je m'allongeais dans mon lit.
Ce jour viendra et elle souffrira comme elle n'a jamais souffert.
La machine est lancée.
IL ne sera pas épargné.
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~ELDARYA~ Le goût amer de la trahison
Fiction générale"Mnemosyne" -"Ce mot à signer votre arrêt de mort"
