J'avançais dans les couloirs immaculés, la tête baissée, les mains enfoncées dans les poches de la veste en jean. Les murs blanc se succédaient. Je errais dans les couloirs comme une âme perdue arrachée à une mort paisible. J'entendais à peine le brouaha causé par les infirmières poussant des chariots ou encore les médecins criant après leurs associés sur des consignes à respecter. Tout était brouillé par cette bulle qui m'entourais et le protégeait de l'atmosphère glauque d'un hôpital.
Tout mon être était concentré sur le chemin à prendre pour rendre visite à ma grand mère.
Cette personne, si chère à mes yeux, était tombée malade, il y a quelques semaines, d'un cancer. Phase terminale pour ajouter la cerise sur sommet de la situation.
Cette chose la faisait pâlir, maigrir, souffrir, vieillir... Mais il y avait bien une chose contre rien ni personne en pourrai jamais faire : son sourire. Cette femme était sûrement la plus optimiste au monde. Elle a beau avoir perdu son époux quelques mois après la naissance de mon père, qui lui même à disparut quelques mois avant la mienne.
Ma mère était désespérée. Ma grand mère a gardé son sourire et celui-ci a sûrement sauvé ma mère d'une dépression forte qui aurai très certainement mal terminé. L'espoir était son amie et la protégeait toutes ondes négatives. Même aujourd'hui, clouée au lit, elle rayonnait de bonheur. J'arrivais enfin devant sa chambre. Je toquais puis entrais. Je la trouvais allongée dans un environnement toujours aussi blanc. Malheureusement, sa peau se confondait très bien avec le teint des murs, des draps, des lumières, seul son pyjamas noir tranchait avec tout le reste si aveuglant. Son sourire était toujours au rendez-vous, ses yeux, cernés de bleu violacé, brillaient.
"Bonjour Mathias ! me lança-t-elle, Joyeux anniversaire mon grand ! Dix-sept ans, tu es déjà presque un homme !
- Bonjour Mamie.. J'imagine que tu vas encore me dire, aujourd'hui, que tout va bien et peut-être mieux qu'hier...
- Ne le prends pas comme ça mon garçon, je ne veux juste pas dramatiser ma situation, il y a toujours pire, tu sais.
- Hum... C'est sûr que d'avoir un cancer n'a rien de mortel...
- Bon, changeons de sujet veux-tu ? Il y a un cadeau pour toi. Ça fait longtemps que je voulais te le donner mais j'attendais le bon moment.
- Mamie ! Je t'avais dit que je me fichais des cadeaux. Mon seul cadeau, c'est de t'avoir encore ici avec moi !
- Tututut, on ne discute pas ! D'ailleurs un cadeau, ça ne se refuse pas ! Il est posé sur le chariot au bout du lit."
Je sourirais. Même mourante ma grand-mère était toujours aussi autoritaire. Je prenais le cadeau et commençais à le déballer. Je fis attention a ne pas déchirer le papier cadeau et après cette opération digne des plus minutieux chirurgien, le cadeau fut a découvert. C'était une livre de cuire aux arabesques en relief. Chacune dansait et se rejoignait en une pierre étrange. Celle-ci brillait de mille feux.
Impatient de découvrir le contenu de ce livre mystérieux, je l'ouvrais et ne trouvais que des pages blanches. Mon regard étonné et quelque peu frustrés rencontra celui rayonnant de bienveillance de ma grand-mère.
"Ces pages sont dédiées à tes pattes de mouches, me taquina-t-elle, tu as un don, utilise le pour embellir ces pages vides. Mais prends tout de même garde..."
Elle fit une pause. J'étais sûr qu'elle allait me dire de faire attention à mes fautes d'orthographe très fréquentes dans tout mes écrits. Au lieu de cela, elle me dit :
" Prends gardes à ce que tu écris. Le sujet de ton roman aura plus d'impact que tu ne l'imagine. Cela a perdu ton grand-père autant que cela l'a été pour... Qu'importe. Je veux que tu prenne soin de toi et de ton talent. Dès que tu te sens prêt, écris mais n'oublie pas ce que je t'ai dit !"
Un silence de plomb s'abattit sur la pièce. J'avais l'impression d'être dans un rêve. Toutes les informations que m'avait donné Mamie se bousculait dans ma tête. Je n'y comprenais rien à rien. Qu'est ce que Grand-père venait faire la dedans ? Malgré toutes ces questions, une chose me surprit et m'inquiéta immédiatement.
"Mamie, on se voit bien demain ?
- Sûrement mais je voulais juste te partager mon amour. Et mon inquiétude quant à ton écriture, ta santé, ta vie...
- Bon, Mamie, désolé de te quitter si brutalement mais maman veux que je rentre à la maison dis-je après avoir lu un message de cette dernière sur mon téléphone.
- Passe lui le "bonjour" alors. Bonne nuit Mathias..."
En disant ces mots elle me tendis une enveloppe. Elle m'intima de le donner à ma mère et ajouta qu'elle comprendra mieux. J'acquiesçai en me disant que mon aïeul devait être bien fatiguée pour paraître si étrange. Je parti, non sans lui avoir déposé un bisous sur la joue.
Le lendemain, nous retrouvâmes ma Grand-Mère endormie. Elle avait de rejoindre son mari et son fils parmi les étoiles.
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Bonsoir tout le monde !
Voici un nouveau roman, qui j'espère va vous plaire autant que le premier (celui-ci est dorénavant en écriture).
N'hésitez pas à écrire des commentaires pour me corriger et m'améliorer.
Un petit vote est aussi reçu avec grand plaisir ;)
Ah oui... j'allais oublier ! Le plagiat c'est mal donc ne le faites pas sil vous plait :) <3
Bisous et j'espère à très vite ! <3
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La Prophétie du livre
General FictionLe jour de son anniversaire, alors que Mathias se rend pour sa visite journalière à l'hôpital pour voir sa grand mère, celle-ci lui offre un livre étrange. Bien sûr, il ne sais pas que son talent d'écrivain pourrai bien mettre en péril le monde enti...
