Attention, le texte contient quelques caractères osés.
Il était presque inconcevable d'entretenir ne serait-ce qu'une relation stable avec cet être déséquilibré, presque malsain tandis que ledit personnage n'acceptait pas lui-même son existence à part entière, son entité qu'il disait souillée. Troublant, c'était indéniablement le mot adéquat à la condition dans laquelle la demoiselle avait plongé, de son plein gré. Cette gratitude dont elle ne cessait de faire preuve au vampire, elle ne se l'expliquait même pas : elle le faisait par sa simple volonté inconsciente, et cela lui suffisait pour rester aux côtés de celui qui souvent ne daignait s'intéresser à ce qu'il considérait pourtant comme sa proie. La gamine nageait alors souvent entre deux eaux troubles, ne sachant réellement quand étaient les meilleurs moments pour oser s'approcher du monstre. Car il était dangereux, impulsif, spontané, violent, et pourtant l'air si calme et presque tendre en compagnie de la jeune femme ; mais ne savait-on jamais quand ses émotions pouvaient basculer au moindre faux pas, et tout était ici le problème de leur liaison ambiguë.
Elle avait failli y laisser son âme et son corps à plusieurs reprises, à soit vouloir contrôler les fureurs soudaines de l'albinos, ou bien à ne recevoir que ce qu'elle méritait lors de ses bévues. Et pourtant sa propre déraison faisait qu'elle s'entêtait à vouloir repêcher l'être surnaturel des abîmes trop noirs qui l'entouraient et qu'il n'assumaient pas, en restant près de lui. C'était comme si elle n'avait pas peur, alors qu'au fond d'elle résidait en permanence cette crainte d'un jour tomber sous les coups impulsifs de l'être qu'elle considérait comme amant. Cette inconscience qu'elle développait toujours un peu plus quand la créature de la nuit à la chevelure blanchâtre ne tenait plus en place, que cette dernière devait assouvir ses élans de colère soudaine, et que la jeune femme imprudente tentait par tous les moyens de maîtriser et calmer sa rage alors qu'il lui criait de foutre le camp avant qu'il ne soit trop tard, qu'il n'avait pas besoin d'une incapable comme elle pour le rassurer, car tout ce qu'il fut n'était que corruption : il se faisait énormément de mal, et elle ne pouvait s'empêcher d'être inquiète à en crever, et c'était peu dire.
Ils avaient eu des relations plutôt poussées, des rapports sexuels que personne ne semblait soupçonner, du moins c'était ce qu'elle pensait : elle n'en avait parlé à personne, il en avait fait de même, mais allait-on savoir si on les avait déjà démasqué. C'était d'ailleurs sous une nuit rouge que cela avait commencé, encore et toujours la demoiselle s'était retrouvée dans une situation délicate : le vampire l'avait rejoint dans sa chambre trop rose qu'elle détestait par-dessus tout, il avait eu un déclic suite à une courte conversation entamée, avait essayé de tout casser ; elle avait tenté de l'arrêter, et sous une trop forte impulsion à vouloir tarir sa rage il avait eu envie de lui faire l'amour, trop emballé par la situation. Mais ces mots furent trop grands, cette frénésie dont il fut pris s'était soudainement tournée vers la perversion, et il n'avait eu qu'appétence de la baiser.
Alors quoi d'autre quand il eut commencé par la forcer : bien qu'elle fût attirée par ce vampire depuis leur premier regard l'un envers l'autre, le fait qu'il osât la prendre de cette manière et sous l'emprise de la colère avait bloqué en elle le désir qu'elle avait pu ressentir pour l'être éternel. Il n'avait voulu y mettre aucun sentiment, il avait eu juste besoin d'assouvir les démons qui le tourmentaient, et quoi de mieux qu'une jeune femme incapable de faire quoique ce soit face à la redoutable force vampirique, pour étancher ses salacités.
Et pourtant contre toute attente, elle avait fini par le laisser faire et pousser le vice plus loin : accompagner cet être dépravé dans sa concupiscence. Elle avait vite abouti à une conclusion, celle qu'elle ne pouvait rien faire face à une personne telle que l'albinos ; l'insanité avait bien trop poussé ce dernier dans la corruption qu'il s'infligeait lui-même, dans l'altération qui le retenait bien dans le monde de ses démons. La seule chose qu'elle avait pu faire était de délibérément plonger à ses côtés, dans sa bulle malfaisante où elle pourrait, elle espérait, le comprendre. Néanmoins, elle était persuadée de rester la petite lumière qu'il apercevait du fond de ces abysses trop profondes.
Leur relation avait alors débuté tel quelle, une nuit de luxure peu à peu partagée et qui avait complètement tourné à l'obscénité entre les deux êtres, tandis que le mâle avait inculqué à la demoiselle cette façon d'abandonner son entité à une autre sous les traits de la lubricité et de l'avidité. Elle avait finalement tellement pris goût qu'une sorte de lien plus fort s'était créé entre leurs deux âmes pécheresses, une liaison protégée par les sentiments qui se formèrent au fil du temps, et c'est qu'ils en avaient des heures à tuer devant eux.
Alors quoi de mieux que d'échanger des moments charnels jusqu'à lessiver et combler leur corps quémandeurs, tout comme ils satisfaisaient leur conscience à présent dépravées. Toujours s'abandonnaient-ils dans les bras d'Aphrodite dès qu'ils se retrouvaient tous les deux sans rien pour les déranger tandis que dans ce genre de moment ne pouvaient-ils pas se contrôler et refouler leur désir de chair comme un besoin vital : ils faisaient toujours l'amour comme si c'était leur dernière fois, n'importe où, et n'importe quand.
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Subaru Sakamaki x Reader
Fanfiction"On ne peut rendre docile un vampire, comparé à la facilité de le rendre avide." Voici un récit qui sera constitué en trois parties, ou peut-être plus..? Il s'agit d'une relation entre le cadet des Sakamaki et un original character féminin sans pour...
