LE LAC

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J'habitais dans un petit village, nommé Pontevès. Les ruines de son château médiéval, ses forêts de pins et champs d'oliviers, et surtout Les Gorges du Verdon étaient mes terrains de jeux favoris.

Je me baignais souvent en été dans le Lac de Pontevès, tout proche de mon village.

Au bout du Lac, l'eau était translucide. Il y avait peu de monde, sauf en été évidemment, car c'était les vacances. Les canards barbottaient dans le lac, la splendeur du ciel reflettait dans l'eau : c'était merveilleux.

Les gens y pique-niquaient ou y campaient. La vie était souvent belle là-bas.

Mais un jour, un homme discret qui habitait au bord du lac, dans une crique accessible qu'en bateau, qu'on entendait jamais perdit sa femme et son chien. Sa femme s'était noyée dans le lac. Son chien, Chocolat, quand à lui était mort de vieillesse le même jour que sa femme.

Cet homme, appelé Jack avait perdu sa joie de vivre à partir de ce jour.

Il ne pouvait pas supporter de vivre seul. Il semblait être devenu fou.

Personne n'osait s'approcher de la crique devant sa maison, et encore moins de lui.

On ne pouvait même pas l'aider, il n'écoutait personne.

Une rumeur disait que certains pêcheurs qui s'aventuraient près de la maison de «Jack le Fou», c'est ainsi que les gens du voisinnage l'appelait depuis, disparaissaient.

Moi, je suis Tim Virogue. J'ai 20 ans.

On m'avait raconté l'histoire de cet homme : elle me faisait peur. Mais je voulais l'aider, ayant beaucoup de compassion pour les personnes en difficulté.

Le 3 janvier, alors qu'il faisait très froid, autour de 6heures du matin, très tôt pour éviter qu'on me voit, je pris une barque et me me mis à pagayer en direction de la crique où vivait Jack «le fou».

Une fois devant la maison, je frappa à la porte. Rien....

«Y a quelqu'un ?» criais-je en ouvrant la porte qui n'était pas fermée à clé.

Je rentrais. La maison était sale. Je pensais qu'il était trop âgé pour la nettoyer. La maison était spacieuse, il y avait pleins d'étagères remplies de services en porcelaine : «Sans doute des souvenirs de sa femme» pensais-je.

Il y avait un couloir avec sur les murs des photos de sa femme, de lui, de son chien. Sur ces photos, il avait l'air heureux.

J'entendis quelqu'un se rapprocher de moi. Cela ne pouvait être que Jack «le fou». Je le dévisageais. Son visage était ridé, il avait l'air triste, il n'avait pas l'air méchant. Il tenait à la main une petite canne en bois sans doute très vieille.

- «Qu'est ce que tu fais là ? Tu n'as rien à faire chez moi» cria t'il.

Je ne savais pas quoi répondre, je perdais mes mots.

D'un coup, il pris sa canne et me frappa violemment à plusieurs reprises, ne cessa de me crier dessus, m'injuriant. Il ne cessa de me frapper que lorsque je fus dehors.

Je pris ma barque, pagayant très vite pour retourner sur la berge près du village de Pontevès. Enfin arrivé, rempli de blessure suite aux nombreux coups de baton du vieux Jack, je m'évanouis.

Je me réveillais dans une luxueuse maison. Un charmant monsieur, anglais, m'avait trouvé sur le sol, à côté de ma barque. Il avait décidé de m'emmener chez lui pour me soigner ; sa maison était juste à côté du lac.

L'ambiance était très chaleureuse, il avait un feu dans la cheminée. La maison était très lumineuse.

Mais je n'avais qu'une chose en tête : retourner chez Jack pour l'aider.

Une fois mes esprits revenus à la normale, mon hôte me déposa à l'endroit où il m'avait trouvé. Je le remerciais.

Je sais, je n'aurais pas du y retourner, mais il le fallait.

Je venais de passer une journée au chaud dans cette magnifique demeure, mais je voulais y retourner aujourd'hui.

Il était 16 heures, il faisait très froid, le soleil commençait à disparaître.

Je remontais dans ma barque, l'esprit clair et me dirigeais vers la crique de Jack.

Une nouvelle fois devant la porte, je frappais à nouveau. Toujours rien.

Mais cette fois ci, la porte était entrouverte. J'entrais. Personne n'était dans le salon.

J'aperçus sur le sol quelques gouttes de sang. Je les suivis, elles menaient jusqu'à une chambre dont la porte était ouverte. C'est alors que je le vis, assis dans un fauteuil, la tête en arrière, les yeux tout noirs, le visage gris, et surtout un fusil de chasse entre les jambes : il s'était suicidé !

Pris de peur, je repartis le coeur lourd, ne sachant que faire. Je repris ma barque alors que la nuit commençait. J'étais perdu.

Un pêcheur du village, me vis sortir pour la 2eme fois de chez Jack «le fou». Il péchait non loin de là.

Le lendemain matin, alors que je somnolais, quelqu'un frappa à la porte. C'était la gendarmerie de Barjols. J'étais accusé du meutre du vieux Jack.

«Phillipe Espitallier, un habitant de Pontevès, pêchait hier vers la crique des Truffes, et il vous a vu rentrer le matin chez Jack. Il a entendu les cris, vous a vu sortir sous les coups de batons du vieux Jack. Il vous a encore vu hier en fin d'après midi revenir chez Jack.»

On ne me laissa pas parler, pour les gendarmes, j'étais coupable du meutre de Jack «le fou». Seule les paroles du pêcheur étaient la vérité.

LE LACHistorias para obsesionarse. Descúbrelo ahora