Le temps de dire au revoir

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Je n'ai jamais aimée particulièrement les animaux et ils ne m'ont jamais particulièrement aimée non plus. Surement parce que je n'ai jamais eu d'animaux chez moi. Ma sœur y a toujours été allergique. De toute façon, chez moi on est allergique à tous : Ma sœur aux poils des animaux, mon père aux champignons et à la crème pour pieds, ma mère aux pollens et moi, médaille olympique, au cobalt ! Oui, le cobalt qui fait partis du pigment de la couleur bleu (et de certain matériaux). Ce qui veut dire que je ne peux porter des habits bleus, du maquillage bleu, et tous ce qui peut être bleu. Cela me provoque des crises d'urticaire.

Ah, ma belle et petite famille ! Dans beaucoup de roman le héros principale a perdu ses parents ou tout simplement sa famille toutes entière ! Et que cela ait un rapport avec l'histoire ou non...Moi, je suis bien contente d'avoir, et j'espère pendant encore longtemps, mes parents !

«Charlène ... Dit au revoir à tes parents, tu risques de leurs manquer...Il doit te rester...1 semaine ou 2, alors profite bien.... » Ah ! Je me réveille en sursaut et un bruit tout sauf distingué et sensuel sort de ma bouche.

« Debout ma chérie, tu vas être en retard....Ca va Charlie, tu as de la fièvre ?

- Non, non maman, je...j'ai fait un cauchemar, il était horrible et il semblait si réelle...dis-je encore dans les vapes.

⁃ Si c'est un rêve, alors ce n'est pas grave ! Dépêche toi tu vas être en retard !

⁃ -oui, maman... »

Je m'extirpe de mon lit qui grinça son désaccords et traina des pieds jusqu'à ma cuisine où mon père finissait son déjeuner. A peine ai-je eu le temps de m'assoir que je vois ma sœur entré dans la pièce. Elle prit 3 tartines de Nutella et moi, comme depuis 2 mois je me bornais à manger une orange, un yaourt et une barre de céréale. Je me forçais à faire cela chaque matin pour garder la ligne. Le problème c'est que je ne l'ai jamais eu, la ligne. Le sport que je pratique 2 fois par semaine étant la gymnastique, je devrais donc avoir un corps joliment sculpté mais malheureusement mon corps étant d'une telle normalité, ni trop grosse, ni trop maigre mais d'un commun qu'on ne peut pas le qualifié de beau... Rien dans ma physionomie n'est suffisamment beau pour ressortir du lot, ni inversement suffisamment laid pour le faire autant ressortir. La seule note d'originalité réside dans ma tignasse rousse qui se compose d'un mélange de rouge flamboyant et de mèches blondes.

Je m'habille en vitesse, me lave les dents, le visage et lace mes chaussures pour prendre le chemin du lycée. Pour aller à mon lycée il y a deux moyens pour s'y rendre, le chemin que tout le monde prend en longent la route et un autre chemin, un peu plus isolé où passent moins de gens, où on serpente entre les arbres et buissons d'un bois pour arriver par derrière mon lycée. Mon chemin. Ironie du sort, mon lycée se nomme W.E.B « du Bois ».Et double ironie du sort quand j'étais au collège je croyais que c'était un lycée spécialisé dans l'électronique alors que W.E.B est enfaite les initiales de William Edward Burg Hardt qui était....heu....je sais plus, un poète je crois. Une grande personne surement ! Ce n'est pas un ramoneur qui va avoir une école à son nom !

Je prends donc, comme tous les matins le chemin du lycée. Dès que je mis les pieds dans le lycée je rejoignis un petit groupe d'amis. Je ne peux pas dire MON groupe d'amis car je ne les considère pas comme mes « amis », je ne me suis jamais sentie à l'aise avec eux. Ils ont le talent de me dire LA chose pour me gêner comme si... ils le faisaient exprès. Juste « comme si »... Si ils ne m'aiment pas et moi non plus, alors pourquoi je reste avec eux ? Tous simplement parce que sinon je suis complètement seule. Et la solitude n'est jamais agréable alors comme dit le dicton : « Mieux vaut mal accompagnés que pas du tout accompagné » (dicton mixé par moi-même). Eux, ils restent avec moi pars qu'ils savent que je peux les aider et que je ne sais pas dire non. Ce qui est pratique pour un devoir extrêmement compliquer dans lequel on a étrangement besoin d'une Charlène Amok, qui par le plus grand des hasards à des dispositions pour faire ce même devoir...

CharlèneWo Geschichten leben. Entdecke jetzt