Quelques sons parvenaient à mes oreilles, des cris d'effroi, des pleurs, des alarmes, des explosions...
Devant moi, ma maison était en proie aux flammes. Je la voyais perdre lentement ce combat inégal.
Elle n'était plus que cendres et souvenirs...
Je détournai les yeux, ce spectacle me faisait mal au coeur.
Des hommes arrivèrent vers moi en courant et en hurlant, portant un uniforme gris anthracite et un masque. Ils me pointèrent du doigt, crièrent dans une sorte de talkie-walkie et m'attrapèrent violemment le bras en me broyant les os.
Je me débattais comme je pouvais mais ils étaient trop nombreux et beaucoup trop forts, je continuais jusqu'à ne plus avoir d'énergie...
Je fus à moitié sonnée, j'avais du prendre un coup à la tête.
Me voilà à l'arrière d'un camion, regardant la neige tombée, impuissante.
Je ne comprenais pas ce qu'il se passait, en l'espace d'un instant j'avais perdu tout ce pourquoi je vivais, tout ce qui me donnait envie de me lever chaque matin... J'avais perdu ma famille, mes amis, ma maison... J'étais perdue moi même.
Il faisait nuit noire et le froid commençait à avoir raison de moi, mes dents claquaient et mes lèvres étaient bleues...
Il y avait d'autres personnes de mon âge dans la même situation que moi, mais aucune que je connaissais.
Les hommes en uniforme ne disaient pas un mot, je n'entendais que les grésillements des appareils ainsi que le froissement de la neige sous les roues du véhicule.
L'ombre du camion commençait peu à peu à se dessiner sur le sol, je supposais qu'on se rapprochait d'un endroit éclairé. Quelques minutes plus tard les hommes en gris se levèrent et nous firent sortir un par un, certains protestèrent, voire se débattirent, en vain. La seule indication que nous avions était de se ranger sur le côté deux par deux.
Mon tour arrivant, je m'approchai et sautai du poids lourd puis allai me ranger à côté d'une fille sensiblement de mon âge. Elle grelottait et avait une mine affreuse, un peu comme tout le monde ici... Elle devait être plutôt jolie dans un bon jour.
Mes yeux déviai sur le bâtiment devant nous, il était immense et recouvert de béton, aucune marque d'esthétique, rien. Il était sobre et austère à l'image des uniformes gris.
Un homme nous ordonna d'entrer, nous voilà obéir tels des chiens peureux et rentrer petit à petit dans ce bâtiment froid...
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Vents Glacials
Science FictionUn rêve merveilleux, D'un magnifique blanc... Commence maintenant, Un réveil monstrueux.
