Vous connaissez cette sensation étrange ? Vous savez cette sensation que vous êtes épié ou que vous êtes suivis ? Bah c'est exactement ce que je vivais au moment même où je rentrai du lycée. A chaque coin de rue je ressentais cette sensation horrible et pesante d'être observé par je ne sais qu'elle entité obscure. Pourtant je ne suis pas du genre à avoir peur pour un rien. Mais il faut dire qu'en ces soirées d'hiver la nuit a tendance à tomber beaucoup trop vite. Et l'éclairage sur cette section du chemin étant très insuffisante, l'atmosphère y était donc... étrangement pesante. Une légère brume s'était en plus de cela installée sur la rue, les lampadaires ne pouvaient percer que très légèrement à travers cette brume noirâtre rajoutant un côté néfaste et glauque à l'atmosphère inhabituel de cette toute aussi étrange soirée d'hiver. C'est donc avec cette boule au ventre que je rentrai chez moi en regardant à chaque coin de rue pour constater de la présence de rien mise à part ma peur que je parvint à lire à plusieurs reprise dans les flaques d'eau au sol qui reflétaient un reflet grotesque de ma personne et de mes yeux inquiet.
Arrivé à la maison je pouvais enfin me décharger du poids de mon cartable et de ma peur. Un coup d'œil au miroir me permit de m'observer. Anthony élève de dix-sept ans, lycéen, plutôt grand pour ne pas dire trop grand, un mètre quatre-vingt-dix pour soixante-quinze kilos. Un physique qui pourrait me permettre d'être un dieu du sport si seulement je n'étais pas plus fin qu'un ficello stick. L'archétype du scientifique et du gentil bonhomme. Un nez minuscule des épaules tombantes des cheveux mal coiffé en soit je suis un cliché à moi seul.
Sortant de ma rêverie je propulsai mes chaussures à l'autre bout de la pièce elles atterrirent dans un bruit sourd sur le parquet. Puis je m'affalai sur mon lit exténué, pour une sieste que j'espérais réparatrice... je me trompai bien...
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Je cours ... Je cours. Je ne dois surtout pas m'arrêter... M'arrêter marquerait sans aucun doute ma mort... ou pire. Les arbres que je voient défilés à la périphérie de ma vision fondent au rythme de mes pas. J'essaye de fuir de quelque-chose, je ne sais même pas quoi. Je l'ai vu dans la nuit... Enfin entraperçu. Elle était enroulée dans un manteau de nuage noir. Sa simple vision m'a glacé le sang et le savoir ici non loin dans cette forêt me tétanisai littéralement.
Je commençai à ralentir à bout de souffle en espérant avoir déjà dépassai largement la créature. Je restai dans le noir total de la nuit espérant presque que cette dernière pourrai me cacher de cette monstruosité attendant je ne sais quoi. Attendant le lever du jour sûrement. Quand d'un seul coup je l'entendis.
Une simple vibration dans l'air, un bourdonnement indescriptible et presque imperceptible. Je le vis... Immense dans son costume noir comme la nuit ,orné d'une cravate d'un rouge sombre ressemblant, à si méprendre, à du sang coaguler. Il devait mesurer au grand minimum trois mètres. Le plus effrayant était qu'à l'endroit où devrait se trouver ses bras se trouvait des tentacules de ténèbres gigantesque.
Je l'observai glisser vers moi et senti ses bras ou plutôt ses membres m'entourer et me serrer de plus en plus fort, comme pour m'enlacer. Ou m'enlever... Je vacilla en même temps que ma vision...
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Et d'un coup un son me sortit du sommeil. C'était mon alarme qui sonnait. Mon corps était en nage. Ce songe... Il me semblait si ... réel. Tout ce qui m'entourai était si palpable, tout y était si vrai...
Je secouai ma tête de droite à gauche violemment. Sors-toi cette vision de merde de la tête c'était rien. Rien d'autre qu'un putain de rêve.
Je sautai sur mes pieds pour aller prendre ma douche et me changer les idées.
Je me déshabillai chastement et pénétrai dans la douche, allumant le jet dru d'eau s'éclatant sur mon corps et regardant encore une fois les ecchymoses martelant mon être parsemé de coupure, de bleus et contusions multiple. En voyant cela je repensai encore comme à chaque fois « Pourquoi moi ? Pourquoi ça devait être moi qui me ferait battre par des caïds de merde ? Pourquoi moi le pion sur l'échiquier de cette génération de merde à me faire tabasser par de faux rois ?! »
Pensant à cela je fus prit d'une rage inhabituelle que je ne me connaissais pas et frappai de toute mes forces dans les carrelages tapissant les murs de la salle d'eau. L'obstacle entre ma main et la tête imaginaire de mes ennemis se teinta immédiatement de rouge et une immense secousse ébranla l'intégralité de mon corps jusqu'au moindre recoin de mon être... jusqu'au fin fond de mes os. La douleur était cuisante mais la satisfaction intense.
Puis l'adrénaline retomba comme elle était venue et je constatai immédiatement que ma main était dans un sale état. Ayant finis ma douche je sortis de cette dernière et embaumai ma main dans un bandage d'un blanc aussi immaculé que le mur que j'avais teinté de mon sang. Il ne tarda pas à en être de même pour le bandage. Je regardai la scène et me surpris à trouver cette image tellement belle.
J'en bandai. Le sang m'excitait maintenant ? Je devenais fou ou quoi ? Mais cette vision était si belle.
C'est à ce moment précis que je l'aperçu au sol de ma salle de bain. Une page blanche sur laquelle était dessiné un grand homme vêtu d'un costume comme dans mes rêves que l'on distingue à peine entre les sapins qui l'entourent.
Le dessin si je peux appelé ça un dessin était maculé de tâche d'encre alors que "l'oeuvre" était écrite au crayon à papier ce que je ne compris pas tout de suite avant de voir au sol une traînée d'encre qui partais de la salle de bain à... la porte d'entrée... J'eu une sueur froide quelqu'un étais rentré dans la salle où je me douchai et avait déposé cette ... page juste la. Je me r'habillai décidé à aller voir moi même malgré une grande peur qui m'envahit petit à petit.
J'étais tétanisai mais en même temps curieux... Qui avait bien pu faire sa ? Pourquoi ? Comment ? Je décidai donc malgré mon appréhension de descendre les escaliers tâchés d'encre pour partir dans la nuit sombre. Ne sachant même pas pourquoi je faisais ça mais je m'en foutai à vrai dire trop obnubilé par l'adrénaline qui pris place en moi à cet instant j'étais comme un enquêteur. Je suivis donc les traces jusqu'à la rue où j'avais eu la sensation de me faire épier ... Et la je la vis ... la seconde note où il étais simplement écris "Arrête ça Anthony!" ! Mais bordel qui est-ce? Comment connait-il mon prénom ?
Puis je le vis et mon sang se glaça ... il était juste la ... a deux cent mètres de moi à me regarder de ses yeux ... non il n'avait pas d'orbite ni même de nez ni même de ... de ... visage. Je voulus courir mais j'entendit un léger vrombissement dans l'air comme dans mon rêve... Et il réapparut juste la ... devant moi ... a cinq mètre.
Ses bras s'étendirent et m'enlacèrent de leur ... étreinte étrangement... douce et bienfaisante.
Ma vision vacilla et ma dernière pensé fut : "Il est bien réel je ne suis pas fou ? Et si tous nos rêves étaient réels ? Et si tout étaient réel?"
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Et si tout était vrai?
HorrorEt si tout était vrai ? Si ces visages si familier dans nos rêves existaient ? Si ces ombres discrètes passant à la périphérie de notre vision étaient réels ? Si cette sensation d'être épié était tangente ? Et si tout était vrai ?
