Une lettre à Apollinaire

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Même si mon combat n'est pas dans les tranchées
Je te dis, mon ami Apollinaire, il reste compliqué.
Toi tu t'es battu voilà presque cent ans
Et même si mon combat est différent
Tu peux comprendre qu'il n'est pas facile,
Dans cette vie, cette vie qui n'est pas docile.
Durant ta guerre, tu tirais de ta pétoire,
Pendant la mienne, j'ai peur du noir.
Nos combats sont pour différentes causes
Mais tout comme toi, je ne prends pas de pauses.
Notre seul repos n'est sûrement que dans le sommeil
Ce sommeil où l'on peut rêver de quelques merveilles.
Tu as combattu pour libérer la France
Et je me bats pour me libérer de cette souffrance.
Tu me comprends et je te comprends, nous nous battons
Pour un monde un tantinet meilleur et bon.
Je t'écris en ce jour, en cette heure, maintenant
Pour que tu comprennes la vie cent ans après ton temps.
Pour que tu comprennes qu'après toutes ces guerres,
La vie est et sera toujours une galère.
Dans ma vie aucun obus n'explose,
Mais tu comprends par les vers que je te pose
Que même si l'on ne nous tire pas dessus
La vie est tout de même dure dans ce monde déchu.
Des millions d'êtres sont morts pendant ton conflit
Et d'autres encore tomberont par cette galère que l'on vit.
C'est par le billet de ce drôle de poème
Que je te parle, mon ami, de tous ces problèmes
Tous ces problèmes que l'on trouve dans ce nouveau monde
Tous ces problèmes qui ne nous laissent pas respirer une seconde.
Oui toi, mon ami, de ton époque tu es le mieux placé
Pour comprendre ton futur qui est pour nous du temps passé
Un temps passé à un combat qui se répète et continue
Qu'il pleuve ou qu'il vente, au final par tous les temps connus.
De ton temps tu as connu la guerre des tranchées,
De mon temps je connais la guerre des pensées.
Chacune des guerres qui se passent est différente
Chacune des guerres qui se passent est plus ou moins violente.
Mais à chaque moment où la guerre éclate,
Tant de personnes deviennent écarlates,
Et se demandent si elles pourront tenir encore un jour.
Toi mon ami Apollinaire, tu as connu l'enfer
Et moi chaque jour je me demande ce que je peux faire
Pour enfin réussir à battre tous ces démons
Ces démons qui me blessent et détruisent mon esprit con.
Tu as également connu le manque de ton amie Lou
Et ce temps je connais le manque d'un monde fou,
Fou de joie, fou d'amour ou juste fou de bonheur
Car j'en ai plus qu'assez de ce monde de malheurs.
En mon intérieur, je me sens me putréfier
Par la faute de ce monde totalement périmé.
Toi mon cher ami Apollinaire, tu me comprends
Et j'aurais tant aimé te parler en face en ton temps.

Pikiso

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