Luctor et emergo*, « Je lutte pour ne pas me noyer. », devise de la province hollandaise de Zeeland.
Parc des Azalées
La Ville des milles
Été 2002
En cette période de vacances, beaucoup d'enfants jouaient dehors : un groupe de petites filles assises en rond autour de leurs poupées tandis qu'un autre jouait à la corde a sauté tout en chantonnant « 1, 2, 3, maboul ». Les garçons n'étaient pas en reste, ils avaient aussi leurs places dans ce grand parc qui sert de cour de récré pendant les vacances d'été. Un groupe jouait bruyamment au foot, tandis qu'un autre groupe était plus tranquille avec leurs consoles de jeu, sauf quand l'un d'eux a gagné -bien sûr-, c'est le brouhaha assuré, s'ajoutant au bruit qui régnait déjà.
- Hé, laissez-le tranquille !
Accourant de nulle part, une petite fille se dressa devant un groupe de garçons du même âge qu'elle. Bras écartés, sourcils froncés, air décidé, elle cacha derrière elle, un chiot, qui servait de cible au concours -improvisé- de tirs des gamins.
Le plus grand du groupe, armé de son lance-pierre s'avança vers elle tout en visant le chiot, apeuré derrière les jambes de la petite fille.
- Tu ne m'as pas entendu ? Je t'ai dit de le laisser tranquille ! éleva-t-elle la voix
- Tu crois que tu me fais peur ? défia le garçon, toujours en dégainant son arme, quand soudain il braqua ce dernier vers le visage de la petite fille - Si tu veux qu'on laisse le chien tranquille, tu seras notre nouvelle cible, ça te va ?
Elle ne répondit pas mais garda fermement sa position de défense.
- Tu crois que je n'oserais pas ? défia à nouveau le garçon, T'es bête. T'auras des bleus parce que tu as protégé un chien, ricana-t-il
- Euh, Nath' (« Nathan »), tu crois pas qu'on devrait y aller ? Et si on allait faire des farces au gardien du parc plutôt ? suggéra un garçon du groupe, un petit gros, qui commençait à ne pas aimer la tournure des choses.
- Non, coupa sec le dénommé Nath' - C'est qu'une fille et un chien. Ou vous avez peur qu'elle aille le dire à ses parents ? Après que je lui aurais tiré un caillou, dès qu'elle commencera à chialer, on court super vite, poursuivit-il avec le sourire au coin. Alors, toujours pas décidé à nous laisser le chien ?
- Laissez-le tranquille, il ne vous a rien fait.
- Je compte jusqu'à trois, et si à trois, tu ne dégages pas pour nous laisser le chien, ce sera ton visage qu'on va viser, menaça alors Nathan, perdant patience face à l'obstination de la petite fille - Vous êtes prêts les gars ? lança-t-il à son groupe de quatre garçons qui s'exécuta aussitôt, armant leurs lance-pierre en direction de la petite fille.
Mais rien n'y fait.
Devant la menace de Nathan et son groupe, la petite fille reste néanmoins fièrement à sa position de départ : décidé à protéger jusqu'au bout le chiot.
- Je compte ! annonça Nathan - Un, deux, Tr-...
Soudain une silhouette apparait devant Nathan, d'une main, la silhouette saisit le bras du garçon, lui fit une clé de bras et un croche-patte qui l'envoya directement par terre.
Tout était allé si vite !
Le groupe de quatre garçons se précipitèrent autour de leur « chef », Nathan, l'instant d'après que ce dernier s'étala sur le sol.
- Ça va ? interrogea le petit rondouillet qui lui avait suggéré les farces avec le gardien.
- C'était qui ? Hein ? Je ne l'ai pas vu venir. C'était qui ? répliqua Nathan tout en époussetant les genoux de son bermuda et se relevant doucement.
Une voix s'éleva alors, comme pour répondre aux questions de Nathan.
- Ça se prend pour des durs mais ça ne vise que les chiots et les filles, minable.
Nathan se tourna en direction de la voix. La silhouette d'un garçon se traçait doucement devant lui : des cheveux d'un noir corbeau ébouriffés, un sweat-shirt dont les manches étaient remontés jusqu'à ses coudes, un short en jean avec des déchirures au niveau des genoux et des baskets usés.
Il était debout, devant la petite fille, les mains sur les hanches avec un regard de défi et un sourire insolent.
Écrasé par cette assurance mêlée à une insolence, Nathan le regarda tout aussi d'un air de défi.
- Nath', un autre des quatre garçons se glissa derrière lui pour lui chuchoter- On s'en va, t'as vu comme il t'a eu par surprise, tu le battras pas.
- Tss.
Nathan lança un regard noir vers la petite fille, qui tenait désormais dans ses bras le chiot, puis se tourna à nouveau vers ce mystérieux garçon qui était intervenu. Il leur tourna les talons. Fis un petit signe de la main et le groupe le suivit, mine de rien oubliant ce qui s'est passé.
- Me-merci ! lança la petite fille vers son mystérieux sauveur.
Son sauveur en question se tourna vers elle et lui fit un sourire de trente-deux dents, qu'elle s'empressa de rendre par un petit sourire timide.
« Aussi loin que je me rappelle, je pense que c'était ce mystérieux sauveur, mon premier amour. Ce que je pouvais être bête. »
- Fin du flashback -
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Lui ou rien (en cours d'écriture)
Romance" J'entends souvent les gens me parler d'amour et de destinée, que chaque personne, chaque âme possède une moitié qui lui est complémentaire. C'est une légende aussi vieille que le Monde, la légende des âmes sœurs. Avec le monde que je connais...
