Nous sommes le 31 juillet 2053. La guerre a éclaté depuis déjà 2ans et la voilà au seuil de ma porte. J'ai dû fuir a mainte reprise, pour les éviter, mais maintenant ils sont proches, très proches.
Aujourd'hui il fait beau, j'ai marché pour m'éloigner des combats durant toute la nuit. Je me suis arrêté dans un reste de bâtiment pour me reposer et boire le reste d'eau que j'ai. Mon nom ? On s'en fiche, il n'a plus aucune valeur à présent. J'ai l'air brave dans mon coin sombre le visage caché par mon foulard et mes lunettes, recouvert de ma capuche, assis par terre contre le reste de mur à l'aide de l'unique confort de mon sac. Je bois à présent l'eau qu'il me reste, il va falloir en voler, sans me prendre de balle, ça n'en a pas l'air mais à présent une balle est fatale, l'air étant devenu infecte par notre haine les uns envers les autres l'infection est obligatoire. Quand je pense que la dernière personne qui m'a vue avait un fusil de sniper... Un psychopathe dans un hôtel... Je m'en suis sorti c'est ce qui compte, maintenant il faut que je bouge... J'ai une maison à voler...
Je me suis arrêté devant une maison qui me semblait inhabité. Je suis rentré, la porte était fracassée par un obus qui a brisé la façade de cette vieille maison. L'endroit semblait abandonné, c'était triste à voir, une famille de 4, heureuse... Cette guerre détruit tous ce qui nous construit... Je n'arrête pas de me le dire. Fini de penser, je vais avoir soif et faim, si je veux survivre il me faut de quoi me nourrir. J'ai cherché durant près d'une heure pour trouver trois conserves et une bouteille... Pas de quoi vivre éternellement mais bon... c'est mieux que rien...Je suis parti en vitesse au moment où j'ai entendu un coup de feu suivi d'un cri... Pourquoi je n'arrive pas à partir ? Je veux me racheter pour cette mauvaise action ? Bien, je vais aider le premier innocent que je vois. Je me suis précipité vers le coup de feu. A travers les débris je vis un homme portant un fusil à pompe qu'il braquait vers une fille, effrayée par la probable mort de l'homme à terre prêt d'elle déchiqueté dans le dos. L'homme charge son fusil. Je prends mon poing américain dans ma poche et je cours au moment où il braque son fusil vers elle. J'empoigne mon arme et frappe le flanc droit de son crane le faisant tomber au sol, sonné. Je lui prends son fusil et ses cartouches et le bloc entre mon sac et mon dos. La fille se met à pleurer entre ses mains face à l'être mort devant elle. Voilà où nous en sommes réduit en tant qu'espèce, au meurtre sans raison... « Si la mort existait elle serait humaine » ce dicton dira toujours vrai, c'est pour ça que je suis un monstre, je ne suis plus l'humain que j'étais autrefois, je suis le dernier monstre de ce monde...
J'ai laissé cette fille à son triste sort, je n'avais pas de quoi m'occuper d'elle et je ne fais plus confiance à personne. J'ai continué ma route sans aucun but précis autre que survivre. La nuit tombait, il faisait sombre et des tirs se sont déclenchés plus loin sur la route que j'empruntais.
Je me suis faufilé à travers les débris pour regarder ce cirque. Des bêtes sauvages contre d'autres. Ils avaient l'air fin à tirer au hasard les uns sur les autres. Aucun intérêt pour moi, je décide de reprendre ma route en les contournant. Je marche et au bout d'une heure je me sentais fatigué je décide de trouver un endroit calme pour la nuit. J'ai cherché quelques minutes et j'ai trouvé une vieille église. J'ai monté les escaliers et me suis assis en haut. J'ai mangé l'une de mes conserves et me suis enroulé dans la couverture de survie pour dormir.
Le lendemain il faisait jour et le soleil réchauffait ce désert de poussière. J'ai rangé mon matos et je me suis dirigé vers la sortie quand j'entendis des personnes parler, je me suis approché pour écouter...
homme1 : On peut plus se balader indéfiniment l'hiver arrive !
Homme2 : C'est pour ça qu'on vient ici c'est le seul bâtiment hors d'atteinte et qui n'a pas été touché par les bombardements.
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Guerre Mentale
ActionL'humain dans toute sa splendeur. Si nous perdions tout, que se passerait-il ?
