Gwen

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Les flammes étaient partout, occupant chaque coin de la pièce et colorant tout ce qui m'entourait de plusieurs teintes de rouge et d'orange. La pièce se transformait doucement en un véritable enfer.

Les flammes consumaient tout sur leur passage, chaises, tables, cabinets... Elles se nourrissaient de la destruction de ces objets, prenant de plus en plus d'ampleur jusqu'à ce qu'elles occupaient la majorité de la place. 

Je me cramponnais au drap du lit, un lit qui semblait avoir doublé de taille, assistant sans pouvoir rien faire à l'avancée des flammes, qui se rapprochaient de plus en plus de moi.

J'étais prise au piège sans aucun moyen pour m'échapper. La pièce était envahie par les flammes et la fumée était si épaisse que je ne parvenais même pas à distinguer l'endroit où la porte se trouvait.

Les minutes que je passais piégée dans cet enfer semblaient être des heures et les flammes loin de s'apaisaient continuées leur avancée vertigineuse.  Je pouvais sentir l'extrême chaleur sur chaque partie de mon corps, couverte soit elle ou dénudé. Elles étaient telle des langues, me léchant et ne laissant que des plaques humides derrière.

Je sentis mon étreinte se desserrait. Tout espoir que j'avais gardé jusque là s'éteignit et je pris conscience que ma fin n'allait plus tarder à venir.La mort se tenait debout en face de moi, elle était venu sous la forme de flammes.

"Gwen!" Mon cœur se mit à battre fort, tambourinant contre ma poitrine. L'espoir refaisant surface, contre mon grès. Je ne voulais pas me leurrer, cette voix je ne savais même pas si elle était réelle ; peut-être n'était-ce que le fruit de mon cerveau agonisant.

"Gwen!" Je me suis relevée brusquement. Cette fois-ci ce n'était pas un rêve. La voix roque qui clamait mon nom de l'autre côté du feu crépitant était bien réelle. Cette personne était mon salut, la dernière chance pour moi de m'échapper de cet enfer.

  J'ouvris la bouche pour signaler ma présence, mais avala plus de fumé. Malgré tout je ne m'arrêtais pas, cela en valait la peine. Quelque part dehors quelqu'un me cherchait et le seul moyen pour moi de sortir d'ici était de signaler ma présence, de laisser cette personne savoir que j'étais vivante, piégée dans cette pièce qui se consumait.  

"Je-Je suis ici." Balbutiai-je à cause de la fumée qui s'engouffrait dans ma bouche et arrivait jusqu'à mes poumons.

"Je sais que tu es ici idiote. Ouvre tes yeux et sors de ce lit." 

  J'ouvris les yeux et dévisagea le visage qui se trouvait face à moi, j'étais sûr que ce n'était pas la même voix qui braillait dans le feu pour me retrouver.  

"Le-le feu." Ce furent les premiers mots que je marmonnai en me réveillant.

Mon frère se pencha pour me faire face. Il haussa les sourcils et fit mine de m'examiner. "Je sais que maman est un chef exécrable, mais  pas au point de brûler la maison."

  Je pris le coussin et essaya de l'atteindre au visage, sans grand succès, il esquiva et sortis sans mot dire, mais avec un sourire victorieux.  

  Avec un grognement, je me levai du lit. Trois nuits, cela faisait trois nuits d'affilées que je faisais le même cauchemar. Même ma réflexion dans le miroir était une preuve tangible que je n'avais pas bien dormis ces temps-ci, mes yeux étaient cernés et ma peau d'une pâleur maladive.  

  Je pris du meuble à côté de la vasque une brosse et entreprit de dresser mes cheveux qui ressemblaient beaucoup plus à un nid d'oiseau qu'autre chose. J'ai décidé aussi d'utiliser un peu de maquillage aujourd'hui, histoire de ne pas attirer l'attention de mes camarades sur moi avec ma pâleur excessive. 

Arthur Et Gwen: Camelot. (Version française)Stories to obsess over. Discover now