Le miroir

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Le miroir

Assis à son bureau, le nez dans ses dossiers. Mr Petrov redoutait la réunion prévus avec son patron. Un homme qu'il l'a toujours tyrannisé. Lors de leur première rencontre, il avait de suite pris l'ascendant sur son employé par quelques brimades sur son parcours professionnel. Onze heure pointait à l'horloge froide et mécanique. Il rassembla ses papiers, prit une profonde inspiration et partît en direction de son oppresseur. Dans le long couloir qui menait à la salle de torture, Mr Petrov, la tête enfouies dans son col, les épaules basses, bras le long du corps et une démarche mal assurée enfonça la poignée. Son patron, portable à l'oreille lui désigna d'un signe de tête dédaigneux le fauteuil.

A l'instant ou il mît fin à la discussion. Il s'en prît à lui sans raison valable. Il l'accusa des mauvais chiffres du mois et du contrat non décrochée avec la société T... . Il lui arracha des mains son dossier et quelques secondes après. Lui jetât à la figure sous prétexte que c'était illisible. Il lui ordonna de le refaire pour ce midi. Chose impossible, mais docile comme un chien. La queue entre les jambes il sortît du bureau tel un valet, genoux et dos courbés. Mr Petrov humiliée une nouvelle fois, n'avait plus beaucoup d'estime de lui. Dans ce long couloir se trouvait un miroir, il ne s'était jamais attardé. Mr Petrov fuyait les miroirs, il n'aimait pas l'image qui reflétait. Il le regarda un long moment avec un regard plein de haine contre le reflet que lui renvoyait le miroir. Quand le reflet parla et lui dit : « Espèce de lâche ».

Abasourdis, sonné Mr Petrov retourna à son bureau, l'esprit dérangé.

Pas un jour ne passèrent sans les assauts répétées de son patron, dans l'indifférence totale de ses collègues. L'égoïsme de l'être humain ressort en abondance dans ces cas la. Mais maintenant ils craignait d'autant plus le miroir dans le couloir. Il redoutait de passer devant pourtant il devrait.

Le téléphone sur son bureau sonna, son patron l'ordonnait de venir le plus vite. Livide il se leva, une violente fièvre monta en lui. Dans le couloir, il détourna les yeux du miroir et entra dans le bureau de son boss. Sitôt assis il dût subir les insultes, reproches voir les coups de son patron. Il sortît humilié une nouvelle fois, mais la il s'arrêta devant le miroir le fixa longtemps d'un regards de défi. Le reflet encore une fois l'insulta de lâche.

Un mois s'écoulèrent, personne ne l'avait remarqué mais Mr Petrov avait changé. Un étrange malaise envahissait les pièce quand Mr Petrov y était. Il n'y avait plus de vie dans son regard. Il ne disait plus un mot même son teint avait changé. Tous ceux qui le croisait fuyait son regard et baissait la vue à son passage. Tous le monde fuyait sa présence. Certains même l'avait surpris se parlant à lui même.

C'était une journée d'hiver, froide et morne. Les rayons du soleil ne perçaient pas l'épais manteau gris de nuage. L 'horloge sonnait onze heure. Mr Pétrov sirotait un café, seul, le regard perdus derrière l'épaisse vitre qui donnait sur le parking. Mr Pétrov posa délicatement son café. Il se dirigea d'un pas lent mais sur vers son bureau, ouvrit le tiroir et glissa un objet dans sa poche. Il traversa le couloir tellement redouté. Au niveau du miroir il lui sourit, mais le genre de sourire qui vous glace le sang jusque dans votre chair. Il entra dans le bureau, s'assit sans attendre l'invitation. Regarda droit dans les yeux son tortionnaire. Sortît un colt 45 de sa poche et appuya sur la gâchette. Il vida un chargeur entier, le corps de son bourreau ensanglantée et inerte s 'effondra sur le sol. Une mare de sang imbiba la moquette blanche. Mr Pétrov fit volte face, sortît et s'arrêta devant le miroir et dit :

« C'est qui le lâche maintenant »

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