Prologue

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La Reine Frédéya venait d'apprendre la nouvelle. Deux personnes de clans différents s'étaient unies. Et James en plus !! Il savait qu'elle l'aimait. Pour la Reine, c'était une véritable trahison. Elle avait envie de retrouver son bon et vieil ami James, mais la souveraine savait qu'il était trop tard. Elle eut alors une idée lumineuse. D'après les rumeurs, la jeune femme -qui se prénommait Emma- allait avoir une petite fille. Parfait. D'un geste, elle appela son meilleur garde, sûrement le plus fidèle de tous. Il fallait qu'elle les capture sinon son plan ne marcherait jamais.

- Davis, je veux que tu captures les traitres.

- Mais, ma Reine, ils sont insaisissables !

Malheureusement pour les fugitifs, Frédéya connaissait à la perfection James.

- Ils seront à la cascade ce soir, allez les chercher en grande pompe, ordonna t-elle.

- Oui ma Reine.

Le garde se retira après une rapide révérence et la Reine s'affala dans un sofa : une nuit d'impatience l'attendait.

Après tant d'heures d'attente interminable, ils étaient là. À sa merci, faibles et asservis. Frédéya fit venir les prisonniers. Les gardes les firent se mettre à genou et Frédéya hurla:

- Comment avez vous osé ?! C'est interdit !!!

La Reine rugissait dans son palais, faisant vibrer les murs. La femme avait envie de tuer sur le champ ces personnes qui s'étaient mariées sans autorisation. Les clans ne pouvaient pas se mêler ! Et dire qu'ils allaient même avoir un enfant, Emma l'avait confirmé ! La colère emporta la femme. Elle pris un glaive et se l'enfonça dans le bras de sa prisonnière qui cilla à peine. Quel bonheur... Le sang coulait lentement et il était chaud, terriblement chaud. Elle en but quelques goutes et d'un geste demanda aux gardes de faire lever la femme. Elle était trop épuisée pour utiliser ses pouvoirs.

- Soigne ça, lâcha t-elle.

- Et pourquoi ? Tu vas me tuer ! Nous tuer ! Et tu vas tuer ma fille !

Elle avait oublié ce détail ... Mais la prisonnière ne résista pas longtemps et s'approcha lentement. Elle posa ses mains sur la blessure et celle ci se referma.

Soudain, la souveraine eut une idée. L'idée de vengeance revint dans l'esprit de la Reine. Elle entama alors:

- Je vais lancer une malédiction sur votre gamine.

Tu es la pire chose que l'univers ait connu Frédéya, pensa l'homme prisonnier.

- Eh oh ! Je t'entends misérable ! Ce n'est pas bien d'insulter... Mmh... Je devrais te garder pour moi... Tu es puissant et mon héritier ne vient toujours pas...

Des larmes de rage et de désespoir coulèrent sur les joues des amants. La souveraine aimait jouer avec ses proies... Mais lui, elle ne pouvait pas. L'amour pour lui était toujours là, malheureusement... Elle savait pertinemment qu'elle ne lui ferait rien. Elle lâcha alors:

- James, pourquoi as-tu fais ça ? Tu aurais eu une belle vie avec moi !

- J'aime Emma, Frédéya !

- Ah oui... C'est vrai... il y a elle...

- Elle t'endend !
- Je sais ! Quand vas-tu abandonner ?

- Jamais ! Je l'aime !

- Revenons à ma malédiction ... Votre fille va aller dans l'Autre Monde et elle devra rester vierge. Je veux qu'elle subisse ce que vous auriez dû respecter ! Je la baptise Prudence. Et la mort ne lui sera pas une délivrance.

- Tu n'as pas le droit, hurla Emma.

La rage revint en la Reine. Elle utilisa ses pouvoirs pour étrangler celle qui osait lui répondre.

- Frédéya arrête !

- James, tu es pathétique.

Elle effectua quelques gestes et lança le mauvais sort:

- Par mes pouvoirs et par la justice, je me venge de ses ingrats.

- Ingrats de quoi ? Justice de quoi ?

D'un geste elle fit taire James. Frédéya fit sortir ses gardes et continua:

- Il ne méritent pas leur enfant ! Il devrait être mien ! Ôte-leur ! Punis les de leur insolence ! Je les condamne à laisser leur fille à l'Autre Monde. Je les condamne à ce que si elle meure, ils meurent aussi ! Je les condamne à ce que leur fille s'appelle Prudence et qu'elle reste Vierge toute sa vie en ton honneur Théhéya, déesse de la retenue et de la pureté ! Si le bébé enfreint une de ces règles, enlève-leur leur âme grande Déesse !

Un éclair surgit et frappa les deux amants qui ne cillèrent pas. Il était trop tard. La malédiction était lancée. La pauvre future mère fut immédiatement prise de contractions et on fit venir un médecin, sous ordre express de la Reine. Les jeunes parents auraient préféré que leur fille soit mort-née. Mais le bébé, et malgré les nombreuses complications, naquit.
Prudence était belle même à sa naissance, son premier regard fut plein d'une douceur et d'un calme que Frédéya ne pourrait jamais ni comprendre, ni approcher. Pas un pleur ne sortit des cordes vocales de l'enfant condamné. La reine regretta fugacement sa malédiction mais se rassura en se disant qu'une aussi jolie fille ne resterait jamais vierge. Elle avait gagné : les prisonniers mouraient dans tous les cas et son honneur serait vengé. Dans cette histoire, son honneur et bien plus encore étaient en jeu.

Pour s'assurer que la jeune fille ne reviennent pas dans son monde, elle chargea ses hommes les plus fidèles d'aller chercher un futur traqueur de son âge, un nouveau-né lui aussi, pour empêcher Prudence de connaître ses origines. Un petit Finn fut arraché à ses parents sans raison. La reine était heureuse. Elle allait gagner. Du moins le croyait-elle... Au dernier moment, avant l'ouverture de la faille une amie de la Marquise des Provinces Sudiennes, la mère de l'enfant, lança un sort à l'enfant pour l'aider à rester Vierge. Elle décida aussi de se sacrifier. Quand le portail s'ouvrit, elle y sauta en même temps que l'enfant lancé. Personne ne vit rien. Ou presque... Les jeunes, et tristes, parents avaient tout vu. Pour eux l'enfant était sauvé... Mais la reine rajouta peu après:
- Si elle meure je vous enlèverais votre âme aussi ...
Un sourire carnassier s'afficha sur son visage et elle les envoya en prison.
Quel bonheur... Elle avait enfin gagné !
Mais en êtes vous sûrs ?
En était-elle sure ?

ViergeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant